Le principal trait de mon caractère
Je rigole (presque) tout le temps


La qualité que je préfère chez les hommes
L’honnêteté


La qualité que je préfère chez les femmes
L’honnêteté


Mon principal défaut
L’impatience


Ma principale qualité
La gentillesse


Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Qu’ils prennent le temps de me parler


Mon occupation préférée
Jouer au rugby


Mon rêve de bonheur
Visiter le monde et apprendre une nouvelle culture


Quel serait mon plus grand malheur ?
Perdre un proche


A part moi-même, qui voudrais-je être ?
Mon père


Le pays où j'aimerais vivre
Les Maldives


Un héros dans la fiction
Superman


Un héros dans la vie réelle
Ma mère



Mes héros dans l’histoire
Mohamed Ali


Ce que je déteste le plus
La mauvaise humeur


Personnage historique que je déteste le plus
Hitler



Comment j'aimerais mourir
Autour de mes proches


Mon état d’esprit actuel
Dépressif


Ma devise
Il est agréable d’être important, mais plus important d’être gentil

Le Stade réalise un cavalier seul et ne sera jamais inquiété dans un match à sens unique. Les essais précoces de Jauzion et Galan placent d’entrée les Toulousains dans des dispositions idéales, alors que Bayonne, en infériorité numérique dans le premier quart d’heure, n’a que son courage à opposer. Médard, Doussain et Matanavou marquent à leur tour, juste avant Edwin Maka, qui inscrit à cette occasion son troisième essai chez les professionnels.

Pour ce dernier match de l’année civile, le score pourrait laisser penser qu’on a assisté ce jour-là à une avalanche d’essais. C’est tout le contraire, et un duel à distance entre les buteurs des deux équipes est le fil rouge de la rencontre. Un Beauxis des grands soirs réussit huit pénalités et deux drops, contre quatre coups de pied de Boyet et Heymans.

Par un trou de souris. Malmenés durant les quarante premières minutes, les Toulousains encaissent deux essais et n’inscrivent en retour que deux pénalités. Mais tout s’inverse à la reprise : les hommes de Novès confisquent le ballon, bénéficient d’un essai de pénalité logique et marquent finalement par Sowerby, à la 72ème, l’essai de la victoire.

Equipe surprise de ce premier tiers de saison, Bayonne occupe la seconde place au classement avant ce match, juste derrière… le Stade. Et c’est à un duel acharné auquel on assiste, même si les Rouge et Noir feront toujours la course en tête. Les essais de Poitrenaud et Kelleher laissent augurer une victoire très simple, mais les Basques ne lâchent pas le morceau, tant et si bien que les Toulousains doivent se contenter d’une victoire à quatre points.

Leader avant cette journée, le Stade est considérablement amoindri à certains postes et aligne par exemple Clerc à la mêlée. Grâce à un essai précoce de Brennan, les Toulousains virent en tête à la pause, mais baissent de pied en seconde période. La botte de Dourthe, auteur de 14 points, fait la différence et ne laisse aux locaux que le point de bonus défensif.

Les dix derniers affrontements entre le Stade Toulousain et Bayonne ont tourné à neuf reprises à l’avantage des Rouge et Noir. Il faut remonter à la saison 2005-2006 pour retrouver une victoire basque à Ernest Wallon, sur le score de 19 à 13.

Le 20 avril dernier, au cours d’une conférence de presse émouvante, Thierry Dusautoir a officialisé sa retraite sportive à l’issue de la saison. Le capitaine toulousain en a profité pour évoquer les grands moments de sa formidable carrière.

Thierry, tu as annoncé mettre un terme à ta carrière à l’issue de cette saison. As-tu longuement hésité ou est-ce une fin logique ?

Ce n’est pas une décision que j’ai prise hier. J’ai toujours eu dans l’esprit l’après-carrière, ça m’a toujours obsédé. Et lorsque j’ai signé mon dernier contrat en 2015, je me suis dit peut-être qu’à 35 ans, ce serait le moment de passer à autre chose. Les années passant, j’avais de plus en plus envie de m’investir dans mes projets extra-sportifs et petit à petit l’évidence s’est imposée.
Adolescent assez timide, le rugby m’a permis de prendre confiance en moi et de découvrir l’importance d’un groupe. Le rugby a complètement changé ma vie. Je souhaite aujourd’hui remercier un grand nombre de personnes, souvent anonymes.
J’ai connu ici des joueurs exceptionnels et un manager incroyable, Guy Novès, qui a été un mentor pour moi durant toutes ces années. Au terme de cette saison, j’arrêterai ma carrière de rugby. C’est un moment particulier, chargé d’émotions.

La tournure de la saison actuelle a-t-elle joué dans votre prise de décision ?

Non. Bien évidemment, le rêve absolu aurait été de quitter le club sur un titre mais malheureusement, ce ne sera pas le cas et j’en suis le premier attristé. Mais je suis sûr que le Stade Toulousain, qui cette saison a mis un genou au sol, se relèvera et saura utiliser ce moment difficile et inédit dans l’histoire du club pour revenir plus fort.

La finale de la Coupe du Monde 2011 à Auckland restera-t-elle émotionnellement le pic de ta carrière ?

Oui, indéniablement. On est passés à côté d’un exploit majeur pour le sport français. Lorsque tu as la chance de vivre des moments comme ça, tu te dis que c’est énorme d’être sportif de haut niveau.

Justement, as-tu une appréhension de ne plus vivre ce genre de moments démesurés ?

Quand on représente son pays, c’est une charge d’adrénaline énorme. Je n’ai jamais été blasé de porter un jour le maillot de l’équipe de France, de jouer dans un stade de 80.000 personnes et de profiter de cette énergie énorme. Et c’est peut-être l’une des choses qui me manquera le plus après, de se dire finalement que je ne connaîtrai plus ces moments-là.

Si tu n’avais pas été rugbyman professionnel, quelle trajectoire aurais-tu pris dans ta vie ?

Merci au rugby. Le rugby a été vraiment important dans la construction de ma personnalité. J’ai grandi en Côte d’Ivoire et lorsque mon père a été rapatrié en France, j’ai vécu ce déménagement comme un véritable déchirement. Cela a été vraiment dur, je me suis renfermé et j’ai perdu confiance en moi et le rugby m’a ouvert. J’ai du mal à imaginer ma construction sans ce sport. J’ai une anecdote qui montre que ce chemin était inespéré pour moi. Un jour, j’ai dit à l’un de mes meilleurs amis qui m’a amené au rugby à Trelissac : « Est-ce que t’as vu ce gars en équipe d’Angleterre, il a 18 ans, il joue 10 et il a juste deux ans de plus que nous ! »
Il me dit : « Tu crois qu’un jour tu joueras en équipe de France, tu rêves complètement ! »
Et en 2007 à Marseille j’ai joué pour la première fois contre Jonny Wilkinson et l’Angleterre…
J’ai fait un message à mon pote pour lui dire : « Tu vois finalement je joue en équipe de France contre ce gars qu’on admirait tous les deux ! »

Penses-tu garder un pied dans le milieu rugbystique à l’issue de cette saison, en tant qu’entraîneur par exemple ?

Pour moi, le rugby, c’est encore un match que j’ai envie de vivre pleinement face à l’Aviron Bayonnais. Peut-être après, on verra s’il y a des challenges qui m’intéressent.

TOP 14 06/05/2017
LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
VOUS EST PRÉSENTÉE PAR
VS
STEENKAMP 1
TOLOFUA 2
JOHNSTON 3
VERHAEGHE 4
ALBACETE 5
DUSAUTOIR 6
CAMARA 7
GALAN 8
BEZY 9
McALISTER 10
PALISSON 11
DAVID 12
FLOOD 13
PEREZ 14
HUGET 15
remplaçants
MAUVAKA
NETI
TEKORI
CROS
GRAY
MARQUES
FRITZ
VAN DYK

Le demi de mêlée a retrouvé cette saison le Top 14, qu’il avait connu quelques années plus tôt avec Bordeaux-Bègles. Si sur un plan personnel, cet exercice a été plutôt positif, cela n’efface évidemment pas l’amertume d’une descente acquise à l’issue de ce week-end.

Tu disputais ta première saison sous les couleurs de l’Aviron. Pourquoi as-tu fait le choix de rejoindre les bords de la Nive ?

C’est une opportunité qui s’est présentée, après avoir passé deux très belles saisons à Mont-de-Marsan. C’était pour moi l’occasion de retrouver le Top 14 avec Bayonne et j’ai donc tout naturellement décidé de relever ce nouveau challenge.

On sait depuis plusieurs semaines que, malheureusement, Bayonne descendra à l’issue de la saison. Quelles sont d’après toi les raisons de cette relégation ?

On sait toujours que quand un promu monte, il est difficile d’exister par la suite. L’Aviron a essayé de s’armer comme il pouvait pour essayer de rivaliser, en très peu de temps. Le niveau de Top 14 augmente d’année en année et c’est de plus en plus compliqué pour les nouveaux venus.
On a souvent senti, sur certains matchs, que nous n’étions pas loin, mais je crois qu’il nous manque un peu de tout dans l’ensemble des secteurs pour réussir à rivaliser complètement.
Avec un engagement de tous les instants et un investissement total, nous sommes parvenus à ramener plusieurs victoires, mais sur le long terme, indéniablement, cela s’est révélé compliqué.

Une chose est frappante au vu des statistiques : si votre parcours à domicile est correct, celui à l’extérieur est en revanche catastrophique. Comment expliques-tu cette différence ?

Je ne sais pas, mais c’est certainement ce qui nous a fait beaucoup de mal cette année. A domicile, on tourne à cinq victoires et deux matchs nuls… Il y a seulement le dernier match, face au Stade Français, où on a un peu baissé les bras car nous n’avions plus rien à jouer. Mine de rien, on a fait un parcours honorable à Jean Dauger, alors qu’au contraire, on se retrouve à l’extérieur avec aucune victoire et sans point de bonus défensif… Ça n’a évidemment pas joué en notre faveur car peut-être qu’avec plusieurs points de bonus on aurait pu lutter plus longtemps pour notre survie et faire douter nos adversaires directs.
On a eu de grosses déconvenues à l’extérieur, car nous n’avons pas su faire front et relever le défi. A l’arrivée, cela nous a souvent fait mal à la tête et beaucoup de choses ont été remises en question. Globalement, on n’a pas réussi à s’adapter. Est-ce que c’était au niveau de l’engagement, de la stratégie ? Je ne sais pas. Il faudra faire un bilan à la fin de la saison. Mais indéniablement, notre faillite en déplacement, notre incapacité à lutter et rivaliser à l’extérieur est une immense déconvenue.

Il n’est pas facile pour un groupe de vivre une telle saison. Comment avez-vous traversé ces épreuves et fait en sorte que le vôtre n’explose pas ?

C’est évident, ça n’a pas été rose tous les jours. Il a fallu que le groupe reste solidaire, se serre les coudes… Il y a eu beaucoup de remises en question après chaque week-end, notamment après les défaites. On se demandait régulièrement pourquoi ça n’allait pas. Il y a eu beaucoup de discussions, quelques engueulades… Malgré tout, je crois que l’état d’esprit du groupe était bon et que c’est pour cela que ça n’a pas explosé. Il y a toujours eu de l’enthousiasme et du positif à l’entraînement, malgré les semaines difficiles. Heureusement, d’ailleurs, sinon on aurait eu une saison vraiment très dure. Il y a ce petit point positif qui reste là et sur lequel on pourra s’appuyer l’année prochaine.

Etes-vous déjà tourné vers la saison prochaine et sa préparation ?

C’est vrai, maintenant, on essaie de se projeter sur l’année prochaine, même si c’est encore difficile à l’heure actuelle. La situation et l’environnement du club ne sont pas encore très stables. Il y a des rumeurs sur le staff technique et l’arrivée d’un futur manager… Il n’y a pas encore de recrues, des joueurs qui ont la possibilité de partir… On n’y voit pas très clair pour l’année prochaine. On aimerait rapidement s’y projeter pour pouvoir bien préparer 2017-2018 et faire quelque chose de bien.

Tu as pris part à 26 rencontres, toutes compétitions confondues, cette année. Ce doit être une réelle satisfaction personnelle ?

J’étais venu ici pour rejouer en Top 14, et j’ai pris part à pas mal de matchs, même si ça n’a pas toujours été facile. Il y a eu de belles victoires et de bons moments, mais on s’aperçoit quand même que ce championnat, collectivement, est dur. Ce sont pourtant des moments qui constituent de l’expérience et il faut s’en servir pour la suite. On sera l’année prochaine en Pro D2, et ce sera aussi un plaisir de retrouver cette compétition, qui est également très attractive. J’y ai joué pendant deux ans et j’y ai toujours pris beaucoup de plaisir. J’espère que j’en prendrai encore la saison prochaine !
Sur un plan plus personnel, j’ai quand même profité du Top 14 cette année. J’ai eu la chance de jouer, de me confronter à de belles équipes, à de bons joueurs. C’est toujours intéressant de se comparer et de rivaliser avec eux. J’aurai peut-être la chance de retourner un jour en Top 14, je ne sais pas, mais ça aura tout de même été une belle saison, malgré la difficulté.

Compte tenu de la descente en Pro D2, ton avenir sera-t-il toujours à Bayonne ? Comment vois-tu la suite ?

Il me reste un an de contrat à l’Aviron, et je serai logiquement Bayonnais l’année prochaine. J’espère qu’on fera honneur à ce maillot et à ce club en faisant une bonne saison en Pro D2. Et encore une fois, j’espère également que les choses vont se décanter au niveau de l’environnement afin qu’on ait une vision sur ce qui va se passer prochainement.

Avec quelles ambitions allez-vous aborder ce déplacement à Toulouse ? Et globalement, quelle image as-tu du Stade Toulousain ?

Pour notre dernier match à Toulouse, on viendra avec de l’enthousiasme, en voulant finir sur une note positive. L’idée sera de faire un bon match de rugby face à une équipe de Toulouse qui n’a plus rien à jouer non plus, sauf peut-être terminer en beauté pour son public et pour son capitaine Thierry Dusautoir, qui va mettre un terme à sa carrière.
Ce sera je pense un beau match de gala. J’espère qu’on montrera un beau visage et qu’on prendra du plaisir à jouer au rugby dans ce beau stade d’Ernest-Wallon, contre un grand club du championnat.

Le Stade s’était incliné au match aller sur le score serré de 16 à 13. Quels souvenirs gardes-tu de cette rencontre ?

C’était pour nous, à l’époque, un tournant de la saison. On était dans le dur et nous n’avions déjà plus trop le choix. On avait battu Clermont le week-end précédent, et ce second match consécutif à domicile, face au Stade Toulousain, était également crucial si on voulait, à ce moment-là, espérer se maintenir. C’était un match à enjeu, qu’on avait réussi à gagner.
A l’issue de ce match, nous avions un espoir de rester en Top 14 puisque nous étions encore dans les clous. Mais la suite, malheureusement, ne nous a pas souri…

C’est jusqu’ici le nombre de points ramenés de Bayonne de ses divers déplacements depuis le début de la saison. Une statistique étonnante et inédite, et qui explique évidemment la place occupée actuellement par l’Aviron.



Arrivé en France en 2010, à Montpellier, Martin Bustos Moyano porte depuis quatre saisons les couleurs de l’Aviron, auquel il est resté fidèle malgré la descente en Pro D2 en 2015.
Grand artisan de la montée bayonnaise en juin 2016 (il avait inscrit l’intégralité des points de son équipe lors du barrage gagné face à Aurillac), il a été opéré du poignet et éloigné des terrains trois mois en septembre dernier. Une absence qui a pesé, forcément, dans les rangs ciel et blanc.

Buteur hors pair, capable de marquer de n’importe quel coin du terrain, il reste, à bientôt 32 ans, l’un des baromètres de son équipe. Malgré une carrière en club accomplie, il manque sans doute à Bustos Moyano une réelle reconnaissance internationale, puisqu’il ne compte qu’une poignée de sélections avec les Pumas.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
La Rochelle 84 25 17 3 5 213 6 4
2
Clermont 74 25 14 3 8 234 9 3
3
Montpellier 72 25 15 0 10 185 7 5
4
Toulon 65 25 13 2 10 143 5 4
5
Castres 63 25 13 1 11 167 5 4
6
Racing 92 58 25 13 1 11 -32 3 1
7
Stade Français 58 25 12 1 12 3 5 3
8
Pau 57 25 12 1 12 -77 2 5
9
LOU 55 25 11 2 12 -27 3 4
10
CA Brive 54 25 12 1 12 -63 0 4
11
Bordeaux-Bègles 53 25 11 1 13 -7 2 5
12
Stade Toulousain 48 25 10 0 15 -52 2 6
13
Grenoble 33 25 6 1 18 -276 1 6
14
Bayonne 30 25 6 3 16 -411 0 0






La défaite concédée à Pau la semaine dernière a définitivement enterré les espoirs brivistes d’intégrer le Top 6 à l’issue de la phase régulière. Le CAB cherchera dès lors à bien terminer devant son public, à Amédée Domenech, là où il a été dans l’ensemble performant cette saison, avec dix victoires pour deux défaites. Attention toutefois, car lors de sa dernière sortie sur ses terres, Brive a été battu par Bordeaux-Bègles.

Relancé dans la course à la qualification après deux succès consécutifs sur le Stade Toulousain et le Stade Français, Castres joue son va-tout ce week-end pour participer aux barrages. Au match aller, à Pierre Antoine, le CO s’était facilement imposé, 32-13, face à son adversaire du jour.





Clermont doit faire face à un calendrier dantesque en cette fin de saison, finale européenne oblige. Pourtant, le club ne peut pas se permettre de se reposer sur ses lauriers en vue d’obtenir une qualification directe pour les demi-finales. Battue par Brive lors de sa dernière apparition à domicile, l’ASM cherchera à se rattraper face au leader du championnat.

Qualifiée pour le dernier carré de la compétition, il n’est pas impossible que La Rochelle passe en mode gestion à l’occasion de cette ultime journée de Top 14. Mais l’équipe surprise de la saison, éliminée en demi-finale européenne et quelque peu malmenée en championnat ces dernières semaines, voudra peut-être terminer sur une bonne note pour enclencher une dynamique positive.





D’ores et déjà condamné à la Pro D2, sauf revirement administratif, Grenoble jouera pour l’honneur son dernier match de la saison au Stade des Alpes. Si les statistiques du FCG à domicile ont alterné le chaud et le froid, le club a prouvé qu’il était capable sur ses terres de battre les meilleurs, et nul doute qu’il voudra réussir comme il se doit ses adieux avec l’élite du rugby hexagonal.

Malgré une fin de saison en boulet de canon, le LOU ne se qualifiera pas pour les phases finales. Mais pour le promu, l’essentiel est ailleurs et a été assuré depuis longtemps : c’est bien en Top 14 qu’il évoluera la saison prochaine, et cela suffit certainement à son bonheur. Longtemps à la peine en déplacement, les Rhodaniens restent sur une tonitruante victoire à Castres pour le compte de leur dernier voyage.





Montpellier est certainement l’une des équipes en forme du moment et boucle la phase régulière en boulet de canon. Une place de demi-finaliste, sans passer par les barrages, est toujours dans les cordes des coéquipiers de Fulgence Ouedraogo, qui devront s’imposer pour mener à bien cet objectif. Les Héraultais, lors de leur dernière apparition à l’Altrad Stadium, ont pulvérisé le Racing 92, 54 à 3.

Depuis l’épisode de la fusion avortée, le Stade Français est déchaîné : il a non seulement multiplié les performances en Top 14, mais il a de surcroît obtenu une place en finale européenne aux dépens de Bath. Une qualification en barrage est encore dans les cordes du club de la capitale, mais cela passe certainement par un exploit dans l’Hérault







Après avoir vécu bien des tourments, le Racing n’est plus qu’à un match d’assurer sa place en phase finale. Le champion de France en titre, qui avait chuté en Aquitaine au match aller, lors de la 1ère journée, n’a pas le droit de se louper pour cette dernière apparition à Colombes, où il a été dans l’ensemble à son avantage, avec onze victoires pour une seule défaite.

Malgré un sursaut en fin de championnat, Bordeaux-Bègles sera absent des phases finales. Une page va se tourner pour les Grenats à l’issue de cette rencontre, car c’est avec un nouveau staff que l’UBB attaquera l’exercice 2017-2018. Pour le club, le seul enjeu de cette confrontation dans les Hauts-de-Seine est de refermer un chapitre important de la plus belle des manières.







Le parcours de Toulon n’a pas été un long fleuve tranquille cette saison, mais le RCT a son destin en mains pour participer aux phases finales, ce qui lui permettrait de rêver encore au Bouclier de Brennus. Le club varois a déjà été battu à deux reprises sur ses terres en Top 14, par La Rochelle et Brive. Il va sans dire qu’un troisième faux-pas, avant ce dernier rendez-vous sur la Rade, est totalement interdit.

Malgré une deuxième moitié de saison en tous points satisfaisante, Pau n’intègrera pas le club des 6 et ne prendra pas part aux barrages. Cela n’était pas un objectif, et le parcours accompli par les Béarnais est dans l’ensemble exemplaire. A l’extérieur, la Section a prouvé qu’elle était capable de s’imposer partout, comme en attestent ses succès à Toulouse et Bordeaux-Bègles.

23 février 2013
Pour son retour à Ernest Wallon sous les couleurs bayonnaises, Cédric Heymans est accueilli chaleureusement par Guy Novès, qui passait ce jour-là la barre symbolique des 1000 matchs en rouge et noir.

L’ancien talonneur n’a pas seulement tout gagné en tant que joueur de club. Devenu entraîneur, il a également considérablement enrichi son palmarès. Désormais en charge des avants des Bleus, il revient sur les grands moments de sa carrière.

En tant que joueur, tu as remporté quatre titres majeurs avec le Stade : 2 Boucliers et 2 Coupes d’Europe. Lequel reste spécial à tes yeux ?

C’est évidemment, à l’image de beaucoup de joueurs, le premier Brennus qui me reste en tête. J’étais revenu au Stade Toulousain pour ça, après deux années à Colomiers.
Je suis à nouveau Stadiste lors de cette saison 1998-1999 et on gagne directement un trophée, avec en plus Daniel Santamans en entraîneur, qui était déjà mon coach chez les Juniors au Stade. Il y avait beaucoup d’affect dans la conquête de ce premier Brennus. C’est incontestablement celui-là que je place devant les autres.

A l’issue de ta carrière professionnelle, tu as décidé d’intégrer le staff sportif toulousain et de débuter une carrière d’entraîneur. As-tu toujours imaginé passer de l’autre côté de la barrière, ou est-ce plutôt une opportunité qui s’est présentée ?

Je n’ai pas réellement décidé… C’est l’encadrement du Stade Toulousain qui m’a fait cette proposition. J’avais fait mes études dans le commerce et la finance et monté une société de gestion de patrimoine. Je m’étais réellement préparé à autre chose. C’est simplement une opportunité que m’a présentée Guy Novès à l’époque, à la fin de ma carrière en juin 2007.

Tu as remporté trois titres de Champion de France et une Coupe d’Europe en tant qu’entraîneur du Stade. Comment définirais-tu la différence de sensations par rapport aux titres en tant que joueur ?

Ce n’est pas vraiment comparable. Quand on devient entraîneur, on vit un bonheur par procuration. Nous sommes heureux de voir les joueurs heureux. Nous avons la satisfaction du travail bien fait puisque tous ceux qui deviennent entraîneurs en témoignent aujourd’hui : le temps que l’on passe et l’investissement que l’on met dans la préparation des matchs est souvent bien supérieur à celui que l’on mettait en tant que joueur.
C’est surtout un sentiment de plénitude, une joie qui est beaucoup moins démonstrative que lorsque nous sommes joueurs. Il y a également beaucoup moins d’excès car nous sommes tenus à une certaine réserve quand on passe dans l’encadrement. C’est très intense, mais différent et davantage intérieur.

Natif de Auch, tu as rejoint le Stade très jeune. Te souviens-tu des circonstances de ton arrivée ?

Oui, très bien. Je jouais à Auch et j’étais venu à Toulouse pour faire mes études. J’étais à l’Université des Sciences Sociales. C’est Robert Labatut, qui était à l’époque recruteur, qui m’a proposé d’intégrer les Reichels, coachés par Daniel Santamans et son frère Christian.
Je n’ai absolument pas hésité suite à cette proposition. Je faisais ma vie universitaire à Toulouse et quand le Stade Toulousain, LE club phare de la région, m’a proposé d’intégrer ses rangs, c’était une immense satisfaction, sans compter que d’un point de vue pratique, ça me facilitait énormément les choses. Ca m’évitait de nombreux aller-retours à Auch qui étaient un peu pénibles.

Seulement une saison après ton arrivée, tu as rejoint les bancs de Colomiers pour une année. Pourquoi as-tu pris cette décision ?

J’ai fait quatre saisons au Stade Toulousain : de 1992 à 1996, je joue en Junior et en Senior. Je suis champion de France Junior, je joue deux ans en Nationale B, et quand le rugby passe professionnel en 1996, l’entraîneur de l’époque, Serge Laïrle, choisit de ne pas me garder dans l’effectif professionnel. Je vais donc jouer deux ans à Colomiers, sous la direction de Jacques Brunel, en 1996-1997 et 1997-1998. C’est alors que Guy Novès m’a proposé de retrouver le Stade Toulousain au moment où Laïrle s’en allait.
Donc, pour répondre à la question, je ne suis pas parti de mon plein gré, j’ai été poussé dehors par l’entraîneur de l’époque.

Le vestiaire toulousain était réputé pour compter de grosses personnalités à l’époque. A-t-il été difficile d’y trouver ta place ?

La première année au Stade Toulousain est toujours un petit peu délicate : la manière de travailler, en tout cas à l’époque, était réellement différente, avec un gros travail consacré à la préparation physique. L’acclimatation est toujours difficile sur un plan rugbystique. J’étais arrivé sur la pointe des pieds, pour prendre le relais d’un monument qui était Patrick Soula, pour qui j’avais et j’ai toujours un immense respect. Patrick m’a pris sous son aile et m’a beaucoup aidé lors de mon intégration, car il avait en lui cette envie de transmettre qui était un petit peu le dénominateur commun au Stade Toulousain. Nous étions locataires du maillot pendant un moment et après, il fallait transmettre du mieux possible et assurer la succession.
Ensuite, de manière naturelle, avec le temps, j’ai trouvé ma place dans le vestiaire.

En jouant aussi longtemps au Stade, tu as connu plusieurs générations différentes. Quelle est selon toi l’équipe la plus forte, ou la plus complète, avec laquelle tu as joué ?

Honnêtement, je n’ai pas envie de faire un comparatif ou de dresser un classement des équipes dans lesquelles j’ai joué. J’ai pris du plaisir partout. Je ne percevais pas toujours le potentiel réel des équipes. Je peux aujourd’hui m’exprimer davantage sur les équipes que j’ai entraînées, de 2007 à 2012.
Durant ces cinq années, on avait une équipe qui était vraiment de très bonne qualité. De 2008 avec l’arrivée de Byron Kelleher jusqu’à 2012 avec la fin de carrière de William Servat, j’avais l’impression d’avoir une équipe pétrie de talents avec beaucoup de personnalités à l’intérieur. Je pense notamment à Thierry Dusautoir et à Patricio Albacete. On avait un mix de technique, de puissance et de caractère. J‘étais vraiment admiratif devant le « matériel » que l’on avait à disposition.

Une carrière n’est pas faite que de bons moments. Quel est pour toi le pire souvenir sportif de ta carrière professionnelle ?

Peut-être notre défaite en finale de championnat face à Biarritz, en tant que joueur. C’était en juin 2006. On fait une demi-finale très difficile contre le Stade Français, que l’on gagne en laissant beaucoup d’énergie sur le terrain. Et on perd sur un gros score face à Biarritz une semaine plus tard, suite à deux ou trois grosses erreurs défensives.

J’étais capitaine du Stade Toulousain ce jour-là et ça a vraiment été une blessure très importante, qui m’a sûrement nourri dans ma carrière d’entraîneur aujourd’hui. C’est quelque chose que je m’étais promis de ne jamais revivre. Sur le coup, ça a été très difficile car j’étais le capitaine d’une équipe battue très largement lors d’une finale au Stade de France… C’était quand même une très grosse humiliation (N.D.L.R : le Stade s’était incliné 40 à 13 face au BO).

Tu as connu 18 sélections avec le XV de France, remporté 2 Grands Chelem et participé à la Coupe du Monde de 2003. Quels souvenirs gardes-tu de ces années tricolores ?

Ce sont les meilleures années de ma carrière. C’était de mes 29 à mes 32 ans. Pour un talonneur, ce sont les années durant lesquelles on maîtrise le mieux son sujet. A mon niveau, j’étais dans une forme de plénitude. On enchaîne les bons résultats au Stade Toulousain, je connais l’équipe de France, j’ai la chance de jouer une Coupe du Monde magnifique en Australie avec un pays très attrayant mais également une très belle génération de joueurs.
Ce sont des moments qu’on ne sait pas apprécier à leur juste valeur sur le moment, car on mesure souvent le bonheur qu’on est en train de vivre le jour où il s’en va.

Tu es depuis 2012 en charge des avants du XV de France. Prends-tu toujours autant de plaisir à entraîner ?

Complètement, mais les challenges sont différents. J’ai eu la chance, quand j’ai entraîné durant cinq ans le Stade Toulousain, grâce à la structure de travail du club, à la complémentarité des rôles dans le staff et à la qualité des joueurs également, de gagner quatre titres majeurs… Le travail de tout le monde était important, et les résultats suivaient. Il y avait une corrélation entre le travail ressenti par l’ensemble du staff, je ne parle pas qu’en mon nom, et les résultats obtenus. Il y avait de réelles satisfactions.
Depuis 2012, je suis à plein temps avec l’équipe de France et à ce niveau, j’ai vraiment appris l’humilité. Le niveau est bien plus élevé, les nations adverses se préparent différemment, et beaucoup d’entre elles mettent tout leur investissement sur l’équipe nationale. Chaque faiblesse de notre équipe est exploitée de manière exponentielle. Il faut réfléchir à tout. C’est une mission différente d’un entraîneur de club, qui est plus complexe et très intéressante. Je m’éclate toujours autant à faire ce métier-là, mais au niveau international, on est réellement confrontés aux meilleurs. Mes plus grands bonheurs d’entraîneur, je les ai eus au Stade Toulousain évidemment, mais si on veut rencontrer les Blacks, les Springboks et les Anglais, il n’y a qu’avec l’équipe nationale que c’est possible.
J’ai bien conscience qu’aujourd’hui, je me confronte à ce qu’il se fait de mieux au Monde, avec des organisations très pointues axées sur la performance de l’équipe nationale. C’est hyper stimulant mais c’est dur.
Je pense que nous sommes sur le bon chemin, mais pas encore au niveau des meilleures nations mondiales. J’ai beaucoup d’espoir pour la suite.

Tu as retrouvé Guy Novès en 2016 à Marcoussis, lorsqu’il a pris la succession de Philippe Saint-André à la tête du XV de France. Comment se sont passées vos retrouvailles ?

On s’était quittés en 2012 et on a retravaillé ensemble en 2016, c’est-à-dire quatre ans après. Je pense que l’un et l’autre avions un petit peu évolué. Ce n’est pas un mystère qu’on travaille à Marcoussis dans une répartition des responsabilités qui n’est pas la même que lorsque nous étions au Stade Toulousain. C’est même une évidence.
Je trouve que Guy a beaucoup changé. Je trouve que ce n’est pas tout à fait le même manager que celui que j’avais pu connaître au Stade Toulousain.
Le manager n’est pas tout à fait le même mais l’homme, le compétiteur, reste toujours là. Il y avait, il y a et il y aura toujours beaucoup de respect et d’amitié entre nous, même si on a chacun nos qualités et nos défauts. Je crois sincèrement, en tout cas, qu’on a tous les deux plaisir à travailler ensemble.

As-tu un regret au vu de ta carrière, ou a-t-elle été suffisamment bien remplie pour ne pas en avoir ?

Je ne peux pas me permettre de dire que j’ai beaucoup de regrets. Je crois que j’ai passé, tout cumulé, 18 ans au Stade : 13 en tant que joueur et 5 en tant qu’entraîneur. Grâce à ce club, j’ai rapporté quatre titres majeurs en tant que joueur, le Stade m’a également permis de faire une Coupe du Monde et de remporter des Grands Chelem avec les Bleus, avant de remporter quatre trophées en tant qu’entraîneur.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai quand même beaucoup travaillé aussi. On a rien sans rien de toute façon, et je ne peux pas dire que j’ai de gros regrets.
En revanche, j’ai deux blessures morales : cette finale de championnat perdue contre Biarritz et le quart de finale de Coupe du Monde, avec l’humiliation face à la Nouvelle-Zélande… Cela me motive tous les jours pour aller travailler car je sais que je ne veux plus jamais que ça se reproduise. J’ai deux cicatrices terribles, mais c’est comme ça… J’espère seulement qu’il n’y en aura pas une troisième.

Dans toute ta carrière, quel était le joueur le plus guerrier, qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

J’ai croisé beaucoup de joueurs guerriers… Je ne peux pas en citer un, je n’ai pas envie de faire un tri. Mais le joueur le plus professionnel avec lequel j’ai fonctionné, en tant que partenaire mais surtout en tant qu’entraîneur, c’est Pato Albacete.
Je sais qu’il va arrêter, du moins au Stade Toulousain, à l’issue de ce match face à Bayonne. J’ai un immense respect pour lui, pour le joueur qu’il a été. On dit souvent que la performance à très haut niveau repose sur un potentiel et un comportement, et c’est réellement le joueur qui m’a marqué par son comportement, celui d’un professionnel exceptionnel. Si Pato était français, il serait je pense à l’image d’un Fabien Pelous. C’est un grand monsieur qui quitte également le Stade Toulousain.

Quel est pour toi le plus grand joueur avec lequel tu as évolué au Stade ?

Honnêtement, le joueur qui m’a le plus marqué au Stade Toulousain, lors de son arrivée en 2007, c’est Byron Kelleher. C’est peut-être parce que j’étais un très jeune entraîneur. Je parle bien de la 1ère année, car ensuite, le diable qu’il avait en lui est ressorti progressivement. C’était un tel joueur, avec un tel talent... Il a eu un impact énorme sur l’équipe, avec une puissance qui nous a vraiment tous marqués à cette époque-là. C’est dommage que Byron n’ait malheureusement pas fait que des bonnes choses par la suite.

En tant que joueur, en tant que talonneur plus particulièrement, j’ai été impressionné par le potentiel qu’avait William Servat. C’était un jeune joueur quand j’ai terminé ma propre carrière. Sur la fin, j’ai été son remplaçant au Stade Toulousain mais également avec le XV de France. J’ai très vite décelé chez lui un potentiel de vitesse et de puissance qui était surnaturel.

Au Stade, quel était le joueur le plus drôle dans le vestiaire ?

J’ai eu ma première sélection en équipe de France en même temps que Frédéric Michalak et Clément Poitrenaud, sauf que moi j’avais 28 ans et eux 19 ! (sourires)
Les plus déconneurs qu’on avait dans l’équipe sur ma fin de carrière, c’étaient eux. Il y avait également des guerres fratricides entre Fred, Xavier Garbajosa et les avants… C’étaient des moments où ils mettaient beaucoup d’ambiance dans les vestiaires. Il y a eu pas mal d’anecdotes très drôles !

Le plus râleur ?

Hugues Miorin ! Il était souvent bougon, mais c’était à la fois le plus fiable de tous et le plus râleur. Le plus fiable car je pense qu’on peut réellement compter sur lui, et le plus râleur car il était vraiment toujours comme ça. Mais c’est d’ailleurs pour ça aussi qu’on l’appréciait.

Le plus ingérable ?

Sans exagérer, je pense qu’il y a match entre Califano, Tournaire et Soulette ! Mais je pense que le vainqueur reste tout de même Franck Tournaire ! (sourires)

En toute franchise, Julien Barès avait-il les qualités (techniques, mentales) pour devenir un sportif professionnel ? Le Stade est-il passé à côté d’une pépite ?

Je ne vais pas dire ce qu’il aurait pu faire… Mais en revanche, ce qu’il n’aurait pas pu faire, c’est une carrière dans le football professionnel. Impossible. Déjà, les assureurs ne l’auraient pas autorisé, car il aurait cassé des tibias à tout bout de champ. Il est tellement maladroit qu’il en devient dangereux ! Il met des empreintes de son grand 46 sur les jambes adverses… Je connais bien tout ça ! (sourires)
Maintenant qu’il s’est mis très sérieusement au padel, il peut se fracturer une arcade en fonçant dans un mur ! Mais au moins, il ne sera pas dangereux pour ses adversaires !

Le mot de la fin ?

J’ai toujours une sensibilité particulière quand on parle du Stade Toulousain, et il est indéniable que j’ai été un peu triste cette année.
Je suis très content de venir à cette rencontre face à Bayonne, car nous allons vivre de grands moments. C’est le baisser de rideau d’un des plus grands joueurs que le Stade ait connus. J’ai eu la chance de jouer avec lui, contre lui, d’être son entraîneur… J’ai parlé de Pato Albacete un peu plus tôt dans l’interview et ce n’est pas pour rien s’ils sont les meilleurs amis du monde ! Je parle évidemment de Thierry Dusautoir. Je l’ai coaché, je connais ses valeurs de droiture, de leadership en tant qu’homme, en tant que joueur… C’est vraiment un grand moment et je suis réellement heureux de venir à ce match pour assister à un moment spécial du sport français.
En France, Thierry est l’équivalent de Richie McCaw. C’est l’arrêt de carrière d’un monument du rugby français et d’une personne que j’ai eu la chance de côtoyer en tant que joueur et entraîneur.
Il y a également beaucoup d’autres grands joueurs qui vont quitter le Stade Toulousain à l’issue de la saison… J’ai parlé de Pato Albacete, qui est un immense monsieur, mais je sais que Thierry aura marqué à jamais le rugby français et le Stade Toulousain.