Le principal trait de mon caractère
Ambitieux et combatif


La qualité que je préfère chez les hommes
La droiture, la franchise et la loyauté


La qualité que je préfère chez les femmes
La droiture, la franchise et la loyauté


Mon principal défaut
Mauvais perdant


Ma principale qualité
Généreux


Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Qu’ils m’aiment comme je suis, au naturel, et pas en tant que joueur de rugby


Mon occupation préférée
La musculation


Mon rêve de bonheur
Toucher le Brennus avec le Stade Toulousain



Quel serait mon plus grand malheur ?
Perdre un de mes enfants


A part moi-même, qui voudrais-je être ?
Thor


Le pays où j'aimerais vivre
Le pays des Bisounours (sourires)


Mes héros dans la fiction
Avengers


Mes héros dans la vie réelle
Doudou, Cyssou et Juju (Dorian Aldegheri, Cyril Baille et Julien Marchand)


Ce que je déteste le plus
L’hypocrisie et le mensonge


Mes héros dans l’histoire
Tous les français qui se sont battus pour notre pays


Le personnage historique que je déteste le plus
Hitler


Le don de la nature que je voudrais avoir
La voix, pour chanter


Comment j'aimerais mourir
En dormant


Mon état d’esprit actuel
Gagneur


La faute qui m'inspire le plus d'indulgence
Mentir pour protéger un ami


Ma devise
« Le travail paie toujours. On construit notre destin. »
« Je ne suis pas Dieu, mais Thor me ressemble pas mal. » (sourires)

Lors de la 10ème journée de la saison 2015-2016 de Top 14, les Toulousains l’avaient emporté lors d’un match maîtrisé de bout en bout.

A Ernest Wallon - Stade Toulousain bat Oyonnax 27 à 3 (mi-temps 13 à 3)
Beau temps et frais ; belle pelouse ; 10 503 spectateurs. Arbitrage de M. Descottes (Drôme-Ardèche)

Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Gray (8, 52), McAlister (59) ; 2 pénalités (14, 28) et 3 transformations de Bezy.

Pour Oyonnax : 1 pénalité de Lespinas (2)

Stade Toulousain : Poitrenaud ; Clerc, Fritz (Mele, 70), Flood (Palisson, 60), Bonneval ; (o) McAlister, (m) Bezy ; Gray (Camara, 56), Harinordoquy (Galan, 66), Dusautoir ; Tekori (Maka, 58), Millo ; Johnston (Aldegheri, 56), Flynn (Marchand, 56), Kakovin (Baille, 56)

Oyonnax : Etienne ; Taufa, Bousses, Martin (Giordano, 63), Vainikolo ; (o) Lespinas (Ciegg, 63), (m) Cibray (Blanc, 72) ; Wannenburg, Ma'Afu, Gunther ; Metz (Power, 58), Robson (Bernad, 68-78); Guillamon (Pungea, 56), Maurouard (Jenneker 53), Tonga'uiha (Wright, 53)

1 carton jaune : Maafu (27)

Il ne fallait pas attendre plus de deux minutes pour voir les visiteurs ouvrir le score, suite à une pénalité de Lespinas. Les joueurs d’Oyonnax ne pouvaient bien évidemment pas le savoir à ce moment-là, mais ils venaient d’inscrire leurs seuls points de la partie.

Car très vite, et malgré les conditions de jeu difficiles en ce mois de décembre qui rendaient le ballon glissant et difficile à maîtriser, les locaux réagissaient : après une belle action collective partie du début de terrain, Fritz perçait la défense d'Oyonnax dans ses 22 mètres et faisait une belle passe à Gray qui allait aplatir.

La mêlée toulousaine, pénalisée en tout début de rencontre, reprenait par la suite du poil de la bête et participait à la mainmise des hommes de Mola sur les débats. En face, l’USO défendait beaucoup, commettait inévitablement des fautes et son numéro 8, Viliami Maafu, était exclu temporairement.

Rien ne changeait à l’issue de la pause : le Stade dominait, mais deux échecs consécutifs au pied ne permettaient pas de convertir ces bonnes dispositions. C'était finalement Tala Gray, décidemment très en forme, qui venait récompenser les bonnes velléités des Rouge et Noir en allant aplatir en force son second essai personnel. Le score était alors de 20 à 3, et l’identité du vainqueur ne faisait plus guère de doutes.

Très vite, et suite à une sortie de balle rapide et une belle combinaison de jeu, McAlister inscrivait le troisième et dernier essai de la soirée, synonyme de point de bonus offensif.

La fin de rencontre était à l'avantage des Toulousains, qui l'emportaient logiquement sur le score de 27-3. La mission était largement remplie

A l’issue de la rencontre, Vincent Clerc revenait sur la prestation de son équipe : « Ce n’était pas parfait, et nous avons notamment connu des difficultés dans les rucks en première mi-temps. En deuxième période, il y a eu peut-être un peu trop de précipitation, trop de passes devant la ligne et la volonté de vouloir un peu trop tôt terminer les actions. Mais les cinq points sont au rendez-vous, on aurait largement signé avant le match pour un tel scénario. »

Transfuge de l’UBB et arrivé au club lors de la dernière intersaison, Louis-Benoit Madaule n’est sans doute pas la recrue la plus médiatique côté toulousain. Mais la régularité de ses performances l’ont peu à peu amené à devenir l'un des rouages essentiels du collectif rouge et noir.

Après avoir porté haut les couleurs de l’UBB durant six saisons et 135 matchs, Louis-Benoît Madaule a posé ses valises à Toulouse pour cette saison 2017-2018. Le troisième ligne aile est venu amener son expérience dans un groupe considérablement rajeuni depuis deux saisons. Venu pallier le départ du capitaine emblématique du Stade, Thierry Dusautoir, le garçon de 29 ans a ainsi acquis un rôle très important dans l’équilibre de l’équipe.

L’enfant de Narbonne a commencé le rugby dès l’âge de 9 ans. Issu d’une famille de passionnés, dont le grand-père a joué pour le RCNM, le gaillard d’1m90 pour 104 kilos, a débuté dans ce club cher à sa famille. Il y a fait ses gammes et a même pu connaître le monde professionnel avec son club formateur entre 2007 et 2011. Quatre belles saisons au Racing, où Madaule a disputé 73 matchs de Pro D2 avant de connaître une ascension en Top 14, au sein du club de l’Union Bordeaux-Bègles, pour lequel il signe en 2007. Louis-Benoît garde d’ailleurs de très bon souvenirs de son passage à l’UBB :

« L’expérience a été plutôt riche, car nous avons joué le maintien lors de mes trois premières saisons. Cela a été très dur, même si, en termes d’émotions, cela a été intense. Jouer le bas du tableau ne fait pas partie de mes objectifs actuels, mais ce chemin a été nécessaire afin de m’épanouir au plus haut niveau. Au niveau de ma propre expérience, jai eu des temps forts et des temps faibles qui mont permis de me construire. Enfin, les trois dernières saisons ont également été riches émotionnellement, avec une qualification pour la Coupe dEurope et des phases finales malheureusement non atteintes. Cela reste néanmoins de belles saisons avec des rencontres sympathiques et des joies partagéeses. Cest ce que je compte vivre ici. »

Bien installé dans le groupe, le troisième ligne joue un rôle essentiel dans le pack toulousain. A l’écoute et très appliqué depuis le début de la saison, Madaule chasses ses vieux démons de la saison passée à l’UBB où il avait été sanctionné à de multiples reprises :
« La saison passée, j’ai mal débuté avec un carton rouge dès mon premier match suite à un plaquage dangereux. Je nai pas forcément eu de réussite à ce niveau. Je dois effectuer un travail sur lanalyse des adversaires et surtout sur le comportement des arbitres afin d’être le moins pénalisé possible. Sur mes six saisons à Bordeaux-Bègles, il y en a donc eu une un peu compliquée à ce niveau-là. Le poste de troisième ligne est assez exposé de ce point de vue, mais il faut éviter d’être trop sanctionné et surtout de sanctionner l’équipe. »





Mais cette dernière saison n’a pas occulté l’ensemble de l’apport du joueur, et Louis-Benoît a laissé derrière lui une belle image et 5 saisons pleines au cours desquelles il a à chaque fois disputé plus de 20 matchs, pour le seul Top 14. Entre maintiens et joutes européennes, le Narbonnais aura tout connu sous les couleurs de l’UBB.

Depuis maintenant plusieurs mois, la carrière de l’intéressé a pris un nouveau départ, et il explique pourquoi son choix s’est porté sur le Stade Toulousain :

« Je sentais un désir de la part des dirigeants du Stade Toulousain de me voir dans leurs rangs. Personnellement, c’était avant tout pour découvrir un nouveau club, qui plus est une institution du championnat. Jai toujours fonctionné en essayant de me remettre en question régulièrement pour évoluer et ne pas rester dans un confort qui peut être nuisible à un joueur de rugby ».

Après avoir disputé 11 matchs en tant que titulaire, Top 14 et Challenge Cup confondus, Madaule garde en tête l’objectif primordial qu’est la qualification pour les phases finales du championnat. Désormais éliminés du Challenge Européen, les Toulousains et lui ont désormais pour seul objectif de terminer dans les six premiers et ainsi accéder aux phases finales.

Avec un état d’esprit irréprochable et une volonté de faire toujours plus, Louis-Benoit Madaule est un joueur qui tire l’ensemble du groupe vers le haut. Tant en raison de ses performances en tant que joueur de terrain, mais également via son rôle dans la vie du vestiaire. 

Personne n’a oublié le match de barrages qui a opposé à Ernest Wallon, le 30 mai 2015, le Stade Toulousain à Oyonnax. Ce jour-là, les Stadistes s’étaient imposés par un tout petit point d’écart, 20-19, grâce à un essai salvateur de Cyril Baille en toute fin de rencontre

Avec une seule victoire en quinze journées, la première moitié de saison du promu s’avère bien délicate. Mais depuis quelques semaines, les progrès sont manifestes et porteurs d’espoirs : l’USO est très loin d’avoir abdiqué dans la course au maintien.

Après avoir passé une saison en Pro D2, Oyonnax a retrouvé l’élite du rugby français, avec de nouvelles ambitions. Des changements, tant au niveau du staff que des joueurs, ont précédé ce nouvel exercice 2017-2018. C’est avec énormément de bonne volonté et d’ambition que l’USO a entamé cette nouvelle saison. Le point d’orgue de cette nouvelle année était de trouver une stabilité et une longévité dans l’élite, en jouant la carte de l’innovation, points essentiels pour le président Thierry Emin.

Attention toutefois, cette transition n’a en rien changé l’ADN de l’USO. Malgré le changement radical de groupe (50% des joueurs) et du staff, le président tient à relever que le club se basera sur ses acquis : « En construisant notre staff autour d’Adrien Buononato nous avons aussi assuré une forme de continuité et c’est un gage de réussite. »




 Ce dernier est donc attendu au tournant et aura de grosses responsabilités pour porter Oyonnax tout au long de cette saison. Buononato est accompagné d’un staff composé de Vincent Krischer, qui officie à la défense, et Mike Penderglast à l’attaque. Jamie Cudmore, quant à lui, a décidé de quitter le club il y a quelques jours.

Adrien Buononato et son staff ont pour objectif de mettre en place un jeu résolument novateur, adapté aux qualités déjà acquises par le club : « Nous n’allons pas nous couper de ce qui a toujours fait la force d’Oyonnax ». Tous les atouts et ingrédients ont été mélangés, en espérant que la mayonnaise prenne : « Nous avons des atouts dont nous devrons nous servir, et la pelouse synthétique en fait partie ».

Alors que la moitié de la saison est maintenant dépassée, force est de constater que les difficultés de l’USO sont nombreuses.

Dernier avec une seule victoire, 3 matchs nuls, et 11 défaites à son actif, Oyonnax n’a pas réussi à redorer son blason tout au long de cette première partie d’exercice. Désormais à 9 points de l’avant-dernier (Agen) et à 10 du maintien, la tâche commence à se compliquer.

Un début de saison très compliqué a rapidement plongé le club en plein doute. Une spirale négative dont il n’a pas été aisé de s’extraire. Aujourd’hui, si une nette amélioration est notable depuis quelques journées, cela tarde à se convertir au classement. Mais l’espoir demeure : les intentions de jeu sont bien meilleures et permettent aux Oyonnaxiens d’envisager une deuxième partie de saison en accord avec leurs ambitions.  

En tête de liste, le match nul face à La Rochelle qui fait quasiment office de match référence. Un dernier ballon en main à jouer où l’USO et son pilier Tommy Raynaud ont privilégié de sauvegarder le partage des points, plutôt que de partir une énième fois à l’abordage et prendre le risque de se faire contrer : « Se retrouver dans le camp de La Rochelle avec cette balle match était inespéré. A deux minutes de la fin du match, nous avions encore dix points de retard et nous sommes revenus. Nous avions tous envie de jouer cette pénalité, c’était une occasion inespérée d’aller chercher une victoire, mais nous avons aussi en commun le souvenir de deux matchs perdus cette saison à domicile contre Pau puis à Brive en ayant voulu tenter de les gagner. »

Dans cette situation périlleuse, ces deux rencontres ont visiblement marqué les esprits des joueurs du Haut-Bugey, comme le confirme le demi-de-mêlée Julien Audy « Ce sont des souvenirs qui reviennent très vite dans la tête, des choses auxquelles on pense. Dans notre situation, la raison l’a emporté : entre tenter de gagner et être assurés de ne pas perdre, nous avons tranché ». 

C’est donc avec un sentiment ambigu donc que les Oyonnaxiens ont terminé cette rencontre et sont retournés vêtir leur bleu de travail pour tenter de rééditer des performances comme celle-ci.

Le directeur sportif, Adrien Buononato, choisissait logiquement de voir le verre à moitié plein à l’issue de la rencontre face à la terreur rochelaise, soulignant à juste titre les progrès réalisés : « Contre La Rochelle il y a de nombreux points positifs, la solidité de notre conquête, notre capacité à proposer un rugby complet et efficace, notre refus de la résignation… Mais il y a encore des erreurs qui se payent cash ».

La ligne de conduite du club de l’Ain devrait être la même jusqu’à la fin de la saison, en s’appuyant sur cette force de caractère, encore affichée contre les Rochelais. Pour les Stadistes, en prévision du choc de samedi à Ernest Wallon, les données sont claires : face à eux se dressera une équipe oyonnaxienne nullement résignée et prête à tenter le tout pour le tout.  

TOP 14 27/01/2018
LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
VOUS EST PRÉSENTÉE PAR
BAILLE 1
MARCHAND 2
FAUMUINA 3
VERHAEGHE 4
MAESTRI 5
ELSTADT 6
CROS 7
AXTENS 8
BEZY 9
NTAMACK 10
MEDARD 11
FICKOU 12
FRITZ 13
HUGET 14
RAMOS 15
remplaçants
GHIRALDINI
CASTETS
TEKORI
GRAY
MADAULE
KOLBE
GUITOUNE
ALDEGHERI

Arrivé à Oyonnax en début d’exercice, le manager général Adrien Buononato revient sur les prestations de son équipe en Top 14. Entre construction et obligation de résultats, il aborde la rencontre à venir face au Stade Toulousain.

Malgré beaucoup de résultats serrés et de matchs qui se sont joués à rien, Oyonnax occupe la dernière place au classement. Quel est votre état d’esprit actuel ?

Il y a évidemment de la déception, car on n’arrive pas à faire basculer les matchs de notre côté. Nous parvenons à embêter les grosses équipes, mais il nous manque encore un petit quelque chose pour remporter ces matchs. On est dans le vrai, à nous de trouver la bonne combinaison pour gagner. Il nous reste 11 matchs à jouer, on doit en gagner le plus possible, et ce contre n’importe quelle équipe ! 

On imagine que la frustration doit être grande pour avoir connu beaucoup de rencontres qui se sont jouées à rien et où, comme on le dit trivialement, « il y avait la place » ?

C’est un peu le constat que l’on fait avec les joueurs, de faire des matchs nuls contre Toulouse, Clermont, La Rochelle ou perdre de 3 points contre Pau… Il y avait bien évidemment autre chose à prendre. La saison ne serait évidemment pas la même si ces matchs-là avaient basculé de notre côté. On est conscient de nos lacunes, on savait qu’un gros travail était nécessaire pour mettre en place un système. On doit maintenant s’améliorer individuellement, avec un travail spécifique. Dans une rencontre, c’est souvent un petit détail qui fait à l’arrivée une différence de deux ou trois points. Nous devons travailler davantage, être encore plus près des joueurs pour pouvoir faire ressortir le meilleur d’eux-mêmes.
Bien heureusement, la frustration n’est pas si présente que ça, les joueurs prennent beaucoup de plaisir à être sur le terrain et lors des semaines de travail. Mais il nous reste encore énormément de travail. 

Mais mettre en échec des équipes du calibre de La Rochelle et Clermont, prendre le bonus défensif contre le Racing… C’est la preuve qu’Oyonnax a sa place en Top 14 ?

Bien sûr qu’Oyonnax à sa place en Top 14, mais pour avoir sa place en Top 14, il faut aussi gagner des matchs… et on ne les gagne pas pour le moment. C’est vrai que les saisons précédentes, les équipes qui descendaient à l’issue de la compétition prenaient énormément de points, des 30-0, des 40-0… Ce n’est pas le cas cette année, toutes les équipes se battent et s’accrochent ! Le niveau en bas de tableau est un peu plus homogène. Donc oui, encore une fois, sur le niveau de jeu, sur le niveau rugby, Oyonnax a sa place en Top 14. Il faut maintenant gagner des matchs si nous voulons être là la saison prochaine.

En terme de management, comment éviter, justement, que la sinistrose ne s’empare du groupe avec une seule victoire en 15 matchs ?

Lorsque l’on marque 4 essais à La Rochelle, 4 essais contre Clermont, 4 au Stade Français en déplacement, il y a des sourires sur les visages des joueurs. Il n’y a pas de sinistrose. Il y a des regrets sur certaines actions non abouties, quelques pénalités, des mauvais choix, mais il n’y a pas de sinistrose.
Le lundi, quand nous nous retrouvons, il n’y a pas que des mauvaises choses à retenir de nos matchs. En vidéo, il y a beaucoup de bonnes choses à montrer aux joueurs pour les rééditer lors des prochaines échéances. On se tourne très rapidement vers le futur et les rencontres à venir, ce qui nous permet d’être dans de bonnes conditions pour préparer la suite.

Si l’on regarde le verre à moitié vide, on constate effectivement que l’USO est dernière du classement. Mais pourtant, on a la sensation que les choses se mettent en place dans votre rugby. Vous sentez que vous êtes dans la bonne direction ?

Oui, c’est le cas. On a trouvé notre rythme de fonctionnement, qui pour le moment convient à tout le monde, et fonctionne. Ce n’est pas évident, en raison du nombre important d’arrivées à l’intersaison (16 recrues) et des nouvelles méthodes de travail, que cela emporte l’adhésion de l’ensemble du groupe.
Il fallait aussi trouver un nouveau rugby, et changer quelque peu l’image du club, comme marquer des « essais d’ailiers ». Aujourd’hui ça fonctionne, nous marquons plus de 30 points en moyenne par match, nous avons une équipe joueuse. Nous sommes en effet dans la bonne direction !

L’incroyable état d’esprit que vous avez montré de nombreuses fois, et notamment lors du match contre La Rochelle, est-il l’un de vos principaux atouts pour vous en sortir ?

Probablement. C’est à l’image de notre saison : tant que le match n’est pas terminé nous sommes encore en compétition. C’est ce qui anime le groupe. On aborde cette deuxième partie de Top 14 comme un match avec un retard de points à la mi-temps, que nous allons essayer de rattraper durant la seconde période.

Aujourd’hui, car on imagine que vous vous refusez à imaginer une descente, qu’est-ce qui vous pousse à croire au maintien ?

On ne se refuse pas à imaginer une descente, on parle avec les joueurs de cette éventualité. On ne s’interdit pas de regarder de quoi l’avenir sera fait. Nous sommes obligés d’envisager plusieurs hypothèses. Mais ce qui est sûr, c’est que personne ne veut descendre ! Tout le monde tire dans le même sens, ce qui nous permet d’envisager le futur proche plus sereinement. 

Vous avez une opportunité dans vos difficultés, c’est que la 13ème place n’est plus directement synonyme de Pro D2 ?

Cette 13ème place, c’est vrai, nous permettrait de jouer un barrage. C’est l’une des possibilités. Nous avons aussi la chance de recevoir Brive, qui est juste devant, et on va se déplacer à Agen. Ce seront des confrontations capitales, face à des concurrents directs. 

C’est votre première expérience en tant qu’entraîneur principal d’un club après avoir connu un titre de champion de France avec le Stade Français en tant qu’adjoint. Pourquoi avez-vous choisi Oyonnax ?

Après 10 années passées à Paris, j’avais envie de découvrir un autre rugby, un rugby dont je suis originaire, un rugby où l’on retrouve plus de proximité avec le public. Oyonnax est un club qui est jeune, où il y a tout à construire, et c’est bien plus facile d’arriver avec ses idées dans un club qui, finalement, a une histoire assez récente. C’est très compliqué d’amener sa touche personnelle dans un club à gros palmarès, où les choses sont plus difficiles à bouger. Aujourd’hui, je suis dans un club qui se construit, qui se projette sur l’avenir, qui réfléchit à sa pérennisation et à optimiser son fonctionnement. C’est un endroit idéal pour réussir des choses. C’est également très intéressant de travailler dans l’échange et le dialogue. 

On vous connaît très actif sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter. C’est quelque chose de rare pour un directeur sportif. Est-ce une obligation ou un plaisir ?

C’est un plaisir bien évidemment, même si c’est un jeu qu'il faut utiliser avec des pincettes, car ça peut très vite se retourner contre vous. Je m’amuse également beaucoup avec les comptes un peu satyriques.

On sait que tu joues le jeu avec la Boucherie Ovalie. Est-ce que dans ce monde professionnel du rugby, il est important de garder une part d’autodérision ?

On met beaucoup de gravité autour du rugby et des résultats. Personnellement, s’il n’y a pas un peu de légèreté, ça ne m’intéresse pas. J’ai besoin de me marrer un peu. Et ce site en particulier me fait rire, je les trouve pertinents, fins, décalés, corrosifs… Heureusement qu’on a ça pour nous remettre les pieds sur terre, car tout ce que l’on fait n’est pas si important, c’est du rugby. Il ne faut surtout pas se prendre pour ce que l’on n’est pas. 

Vous vous déplacez à Toulouse le week-end prochain. Avec quels objectifs, sachant qu’on imagine que vous ne pouvez pas galvauder le moindre rendez-vous ?

Vous avez raison, on ne galvaude aucun rendez-vous. On avait pris beaucoup de plaisir lors du match d’ouverture contre Toulouse. Le Stade a un rugby assez proche de celui qu’on pratique, avec une équipe qui aime tenir le ballon sur des longues séquences, qui utilise un système très structuré pour favoriser l’initiative des joueurs.
On est également dans ce type de rugby, et aujourd’hui, Toulouse le maîtrise mieux que nous, depuis plus longtemps, et c’est donc très intéressant de venir nous confronter au Stade. Ils avaient pris des points chez nous en venant décrocher le match nul, à nous d’aller chez eux avec les mêmes intentions et tenter de récupérer les points perdus lors du match aller.

Comment percevez-vous aujourd’hui le Stade Toulousain ?

Il y a eu une période de transition que le Stade Toulousain a dû gérer avec le départ d’une personne emblématique, et ce n’est jamais facile. On est en train de vivre ça à Oyonnax. Quand le club tourne autour d’une personne et qu’il faut tout reconstruire, beaucoup de certitudes s’écroulent.
Je vois le Stade Toulousain comme un club qui retrouve cette sérénité, cette attractivité aussi, c’est un club qui fait toujours rêver. Cette reconstruction autour d’Ugo Mola et d’un rugby qui lui correspond bien permettra à Toulouse de redevenir très compétitif. Il faut laisser éclore cette nouvelle génération toulousaine, qui à mon avis, dans les années à venir, sera amenée à gagner des titres.

Arrivé à Toulouse lors de la dernière intersaison, Cheslin Kolbe s’est rapidement rendu indispensable, en étant le joueur le plus utilisé de l’effectif en Top 14, avec 1086 minutes de jeu. En quinze journées, le Sud-africain a été titularisé à quatorze reprises.



Après avoir été formé à BourgoinJérémy Gondrand a débuté chez les professionnels lors de la saison 2007-2008, au cours de laquelle il n’apparaîtra qu’à une seule reprise au plus haut niveau. Il jouera ensuite quelques bouts de matchs de Top 14 durant trois saisons, toujours au sein du CSBJ, avant que le club ne connaisse des relégations successives, dans un premier temps en Pro D2 puis en Fédérale 1. C’est dans l’antichambre du rugby pro que Jérémy a fait son trou et gagné sa place de titulaire au sein du club de ses débuts.

Sa carrière a donc pu décoller, et l’ouvreur français a réussi de belles saisons avant de rejoindre le LOU, puis Oyonnax. Et c’est finalement avec l’USO qu’il a réussi à retrouver le Top 14.
Cette saison,Gondrand fait jouer sa polyvalence et officie plus souvent à la mêlée qu’à l’ouverture et est devenu très complémentaire du numéro 10 oyonnaxien, Benjamin Botica. Ayant déjà disputé 14 matchs, dont 9 en tant que titulaire (toutes compétitions confondues), l’arrivée de l’entraineur en chef Adrien Buononato a visiblement constitué un déclic pour le joueur.
Jérémy Gondrand entre aujourd’hui dans le meilleur âge pour un joueur de la charnière. A lui de confirmer son bon début de saison. Il sera à coup sûr l’un des éléments à surveiller de près samedi soir à Ernest Wallon.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
Montpellier 47 15 10 0 5 87 7 0
2
La Rochelle 46 15 10 1 4 157 4 0
3
Racing 92 46 15 10 0 5 125 3 3
4
Castres 42 15 9 0 6 26 3 3
5
Stade Toulousain 38 15 8 1 6 42 1 3
6
Toulon 38 15 7 0 8 59 4 6
7
LOU 37 15 8 0 7 39 4 1
8
Bordeaux-Bègles 37 15 8 1 6 33 2 1
9
Pau 35 15 8 0 7 -13 0 3
10
Clermont 31 15 6 1 8 1 2 3
11
Stade Français 27 15 6 0 9 -95 1 2
12
CA Brive 24 15 5 1 9 -167 1 1
13
Agen 23 15 5 0 10 -93 1 2
14
Oyonnax 14 15 1 3 11 -201 0 4






Battu coup sur coup deux fois à l’extérieur, à Toulouse puis Brive, Toulon a certes empoché dans le même temps deux points de bonus défensifs mais a reculé à la sixième place du classement. Ce retour à Mayol en Top 14, où le club affiche de bonnes statistiques (1 défaite pour 6 victoires) pourrait être l’occasion de renouer avec la victoire.

Bordeaux-Bègles a préservé l’essentiel en s’imposant devant le LOU, à Chaban Delmas, pour le compte de la journée précédente. Les Aquitains sont à la lisière de la zone de qualification, mais peinent à déclencher une bonne série qui leur permettrait d’intégrer durablement le club des 6. Au match aller, les Grenats s’étaient imposés de justesse face au RCT, 30 à 27.

 





Deuxième du classement général, La Rochelle ne baisse pas de rythme, même si le match nul concédé à Oyonnax il y a trois semaines peut être interprété comme la perte de deux points, tant l’ASR semblait avoir les choses en mains dans cette rencontre.
A domicile, les Maritimes sont absolument irrésistibles jusqu’ici, avec sept succès en autant de rencontres. Seules deux autres formations (Montpellier et l’UBB) sont également invaincues sur leurs terres en Top 14.

Brive a remporté une victoire capitale dans l’optique du maintien en disposant in extremis de Toulon lors de la dernière journée. Mais avec un petit point d’avance sur la zone rouge, le CAB ne peut évidemment pas se permettre de se reposer sur ses lauriers.
Lors de la première journée de ce championnat 2017-2018, les Corréziens, sur leurs terres, avaient subi la loi de La Rochelle, 19 à 10.





Avec une seule victoire lors des sept dernières journées, le LOU n’en finit plus de glisser au classement et ne fait plus partie des qualifiés virtuels pour les phases finales. Seul un point sépare toutefois le club de la sixième place, et dans une compétition où tout va très vite, rien n’est évidemment perdu.
Sur le papier, l’occasion est belle de renouer avec la victoire, face à une équipe qui avait été battue au match aller par les Rhodaniens, 25 à 6.

Qu’on se le dise, Agen est très loin d’avoir abdiqué dans l’optique du maintien, et l’écrasante victoire obtenue face à Castres (6-25) lors de la quinzième journée en est la preuve éclatante. Mais en dépit de cette récente prouesse, le SUA est treizième du classement. Une position inconfortable essentiellement due à un parcours cataclysmique à l’extérieur, où le club n’a amassé qu’un point en sept rencontres.





Castres alterne le bon et le moins bon, car après une formidable série de sept victoires de rang, dont des victoires de prestige à Clermont et Toulouse, il a inexplicablement très lourdement chuté à Agen il y a trois semaines. Ce revers inattendu n’alterne cependant pas la formidable impression d’ensemble laissée par le CO ces derniers mois, et le club, solidement installé à la quatrième place, a de quoi voir venir.
La saison dernière, les Tarnais s’étaient imposés sur leurs terres devant les Franciliens, sur le score de 31 à 23.

Trois succès consécutifs, série en cours, ont permis au Racing d’intégrer le podium du classement, à la troisième place. Avec déjà trois victoires depuis le début de la saison en déplacement, les Ciel et Blanc sont les plus performants du Top 14 à l’extérieur. Au match aller, lors de la journée inaugurale de la compétition, le club des Hauts-de-Seine avait difficilement battu son adversaire du jour, 25-21.







Depuis la septième journée, le parcours du Stade Français est extrêmement binaire, avec une alternance de victoires à domicile et de défaites à l’extérieur. Cela ne permet pas au club de la capitale de s’extirper de la deuxième moitié de classement et aujourd’hui, il reste à portée de fusil (4 points) du barragiste.

Battu au Hameau lors du match aller par le Stade Français, la Section Paloise sera certainement en quête de revanche du côté de Jean Bouin. Récents vainqueurs de Clermont et du Stade Toulousain à domicile, les Béarnais sont aujourd’hui à trois points de la zone qualificative, et une victoire à l’extérieur permettrait de se rapprocher, voire d’intégrer, le Top 6.
Jusqu’ici, la Section a prouvé qu’elle savait voyager, même si ses deux succès en déplacements l’ont été sur les pelouses des deux promus, Agen et Oyonnax.  







Trois défaites consécutives ont fait reculer Clermont jusqu’à la dixième place du classement et aujourd’hui, le champion de France est à sept points de la septième place. Cet écart, s’il n’est pas insurmontable, commence à prendre des proportions inquiétantes au fil des journées, tant et si bien qu’aujourd’hui, l’ASM ne dispose plus de droit à l’erreur.

Si Montpellier est toujours leader du classement, il n’a connu la victoire qu’à deux reprises lors des cinq dernières journées. Au match aller, le MHR avait réussi à prendre le bonus défensif en Auvergne, où il avait été battu d’un souffle (24-28).
Globalement, le parcours des Héraultais à l’extérieur se situe dans la moyenne des prétendants à la qualification, avec deux succès en sept matchs, mais aucun point de bonus défensif récolté.  

Lors de la 1ère journée du championnat 2014-2015, le Stade et Clément Poitrenaud s’en sortaient par un trou de souris face au promu Oyonnax, en s’imposant par la plus petite des marges, 20 à 19.

Il est incontestablement l’un des troisièmes lignes qui a le plus marqué l’histoire du Stade Toulousain, et sa science du jeu a été unanimement saluée. Rouge et Noir durant quatorze années, « Matabiau » revient sur son épopée aux Sept Deniers.

Tu as débuté au Stade Toulousain en 1983. Peux-tu nous rappeler les circonstances de ton arrivée ?

Je suis effectivement arrivé au Stade en 1983. Avant ça, j’ai joué pendant quatre ans à Mazères, mon village, avant de rejoindre Bagnières à 18 ans. Par la suite, j’ai étudié à Toulouse et il était donc plus facile pour moi de jouer au Stade que de faire les aller-retour. Je suis donc arrivé à Toulouse dans ces circonstances.

Pourquoi as-tu choisi la Ville Rose pour vous épanouir rugbystiquement ?

J’étudiais au Creps à Toulouse. A cette époque, j’avais Robert Bru comme professeur, qui était au Stade comme beaucoup de joueurs de l’époque : les frères Palisson, Serge Laïrle. Nous étions nombreux à étudier et jouer ensemble en universitaire. Voilà pourquoi j’ai choisi de rejoindre le Stade Toulousain.

Et rapidement, tu as été considéré comme l’un des plus grands troisièmes ligne de ta génération ?

Il a d’abord fallu que je gagne ma place au début de l’aventure stadiste. Même si j’avais déjà quatre saisons en première division derrière moi, la première année n’a pas été facile et je n’étais pas toujours titulaire.

Nous étions quatre à mon poste, il y avait pas mal de rotations. C’est à partir de la deuxième saison que j’ai gagné ma place au sein du XV de départ, l’année du premier titre, en 1984. J’étais évidemment content d’être reconnu comme un « joueur important » au niveau national, mais je n’y portais pas trop d’attention, j’étais surtout concentré sur le collectif. En tout cas je ne me sentais pas intouchable.

Tu étais également connu pour porter le surnom de « Matabiau ». Te rappelles-tu de son origine ?

C’est assez paradoxal, car je ne me suis jamais penché sur la question. Je crois savoir que ce surnom a été trouvé par les journalistes de l’époque, mais je ne me souviens pas de la signification. Ce qui est certain, c’est que les joueurs se le sont ensuite appropriés.  

Vous avez connu l’avant-professionnalisme… Que penses-tu du rugby actuel ?

J’ai beaucoup de distance par rapport au rugby d’aujourd’hui. J’ai toujours travaillé et joué en même temps, et le rugby était pour moi un plaisir et un loisir. Je ne me reconnais pas forcément dans le rugby professionnel, tout simplement car c’est une expérience que je n’ai pas connue. Je ne pense pas avoir été « conçu » pour faire seulement du rugby. Le mix entre métier et rugby me plaisait bien, mais c’était une autre époque.

Quel est votre plus beau souvenir en tant que joueur ?

Ce n’est pas possible à mon sens de sélectionner un moment plutôt qu’un autre. Tous les titres de champions de France.

Les joueurs de l’époque mettent énormément en avant l’amitié qui existait au sein du groupe dans ces années-là. Etait-ce quelque chose de fort ?

On était très proches, c’est indéniable ! Dans ces années-là, nous partions en tournée ensemble en fin de saison. C’étaient de super voyages qui nous ont rapprochés. A côté de ça, beaucoup d’entre nous avions le même métier et certains partaient même en vacances ensemble. Il y avait une vie en dehors du stade. C’était très important d’être solidaires, car on ne peut pas nier qu’une fois sur le terrain, c’était un plus d’être aussi proches dans la vie de tous les jours.

Vous avez remporté 5 titres de champion de France avec le Stade Toulousain. Lequel reste mémorable à tes yeux ?

Celui face à Toulon en 85. C’était une rencontre superbe, avec beaucoup de jeu, beaucoup d’essais et un terrible suspense. Tous les ingrédients pour faire un match inoubliable.

Durant de nombreuses saisons, vous étiez le capitaine de l’équipe du Stade Toulousain. Une reconnaissance ou une « lourde » responsabilité ?

J’ai été capitaine de 1989 à 1995, et c’était une fierté. Une grande fierté, et un signe de reconnaissance. Mais ce n’était pas un rôle pesant : nous étions tellement confiants à cette époque… D’autre part, notre philosophie de jeu permettait à tout le monde d’être concentré sur ce qu’il avait à faire. Très honnêtement, c’était facile d’être le capitaine d’un groupe de cette qualité-là.

Tu as décidé de terminer ta carrière à Castres à l’âge de 36 ans. Pourquoi ce choix ?

Depuis longtemps, je voulais vivre une expérience avec mon pote Christian Deléris. Nous avons eu cette possibilité, et nous l’avons saisie. Cette aventure castraise ne restera pas un de mes meilleurs souvenirs sportifs, mais au moins, je l’ai vécue avec lui. On m’a aussi fait sentir qu’il était temps d’arrêter, et j’en ai donc terminé avec le rugby à 37 ans, à la fin de cette saison avec le CO.

A l’issue de votre carrière, vous avez endossé le rôle d’entraîneur pour différents clubs. Aviez-vous toujours envisagé cette reconversion ?

Oui, j’y ai toujours pensé pour la simple raison que cela correspondait avec mon métier d’enseignant. J’ai entraîné Pamiers pendant deux ans avant d’entrainer mon fils à Mazères. Ma carrière d’entraineur n’a pas été très longue.

Dans votre carrière, quel était le joueur le plus guerrier, qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

Au Stade Toulousain, il y avait Daniel Santamans. Il n'avait peur de rien.

Quel joueur vous a le plus impressionné par son talent ?

Denis Charvet, Didier Codorniou, Christophe Deylaud. Des garçons capables de tout faire, doublés de compétiteurs hors du commun.

Au Stade, quel était le joueur le plus drôle dans le vestiaire ?

Christian Califano.

Le plus râleur ?

J’étais moi-même assez performant dans ce domaine. Mais sinon, Serge Gabernet n’était pas mal non plus !

Parmi toutes les troisièmes mi-temps à fêter les victoires, laquelle vous laisse un souvenir mémorable ?

Après un titre, on avait laissé une ardoise absolument monumentale dans un bar dont je ne me souviens plus le nom. L’ensemble des retours sur Toulouse, après chaque titre, m’a marqué. De l’aéroport jusqu’à la place du Capitole, c’était à chaque fois un trajet exceptionnel.

Que fais-tu aujourd’hui ?

Je suis toujours enseignant, mais je n’ai plus d’élèves depuis une vingtaine d’années. Je suis également directeur régional du sport universitaire. Cela consiste à l’organisation de rencontres universitaires, où l’on gère une trentaine de sports.
De plus, je suis responsable des équipes de France universitaires garçons, filles, tout en vivant dans mon petit village de Mazières du Salat. Je suis également au club de rugby du village, et au conseil municipal.

Le mot de la fin ?

J’espère que le Stade retrouvera sa splendeur d’il y a quelques années.