ERIC BONNEVAL
 
En dix saisons effectuées sous le maillot stadiste, Eric Bonneval est l'un des joueurs qui illustrent à merveille le jeu toulousain. Un jeu d'attaque à outrance, aux relances tentées des quatre coins du terrain, souvent quelles que soient les circonstances.
Né le 19 novembre 1963, Eric rallie le club depuis le TOEC. Il n'a pas encore vingt ans mais s'impose dès la première saison comme l'un des éléments sur lesquels il faut compter.
En 1983-1984, il dispute 17 matchs et marque son premier essai à Lourdes, en championnat (défaite 7-13).
Au fil des matchs et des années, Eric s'impose au centre en compagnie de Denis Charvet. Un duo qui est depuis entré dans la légende du club rouge et noir. "Ce sont Skréla et Villepreux qui nous ont mis au centre. L'alchimie a pris en très peu de temps, car nous étions tous les deux très joueurs. Plus l'un jouait, plus l'autre jouait aussi; quand l'un avait un coup de moins bien, il parvenait tout de même à élever son niveau par rapport à l'autre. C'était une émulation permanente. D'ailleurs, les anciens, Serge Gabernet et Guy Novès, nous mettaient souvent des coups de frein", se souvient l'actuel commentateur du groupe Canal+.
En 1986, Bonneval remporte son deuxième Bouclier de Brennus consécutif. La première fois, il marque à deux reprises et contribue largement au succès, depuis passé à la postérité, face à Toulon (36-22). L'année suivante, devant Agen et dans une fin de match suffocante, il inscrit à la dernière minute l'essai de la délivrance. Le seul de la partie.
C'est hélas au sommet de son art, à 23 ans seulement, que Bonneval se blesse sérieusement au genou dans le cadre de la préparation à la Coupe du monde 1987. Rageant, d'autant plus que le Toulousain semble à ce moment-là au sommet de son art: lors de la saison de club, il marque 11 essais, et inscrit un triplé lors du Tournoi des V Nations, devant l'Ecosse.
Eric connaît alors des difficultés à retrouver son niveau, d'autant plus que les blessures s'enchaînent. "La première blessure, en 1987, peut donner l'impression qu'elle déclenche un cataclysme derrière. Que se serait-il passé si je ne m'étais pas "pété" le genou ? Celle blessure est arrivée au moment où j'étais le mieux".
En 1992, Eric Bonneval quitte le Stade pour le Racing. Il retrouvera les Sept Deniers pour son ultime saison de joueur, en 1996. Il aura porté à 215 reprises le maillot du Stade Toulousain.