DENIS CHARVET


Né à Cahors en 1962, Denis Charvet est arrivé au Stade Toulousain sur la pointe des pieds, à l'âge de 20 ans. Ses jambes ont fait le reste.
188 matchs plus tard, c'est un joueur trois fois sacré champion de France qui quitte les bords de la Garonne pour le Racing.
Le début des années 80 a marqué le renouveau du rugby toulousain, avec pour premier fait d'armes une finale de championnat de France perdue (contre Béziers). Sous l'impulsion de Robert Bru et Pierre Villepreux, la moisson de titres allait débuter.
Avec une bande de joueurs méconnus, le Stade obtient trois titres en 1985, 1986 et 1989. Parmi ces gamlins sortis de nulle part, on se souvient entre autres de Denis Charvet. Une gueule d'ange et des cannes d'enfer.
Recruté par Villepreux sans que ce dernier l'ait vu jouer, Denis a régalé le public par son élégance rare.
"J'ai vécu avec le Stade Toulousain une véritable histoire d'amour, tant avec les joueurs qu'avec les entraîneurs. Ce club a été pour moi une seconde famille", explique le joueur aujourd'hui reconverti dans la production de films. "J'ai gagné des titres, mais aussi des amis, des frères pour la vie. En 1989, quand nous battons Toulon en finale, j'étais partagé entre la joie et la tristesse: la joie de soulever le Bouclier et un gros déchirement car Eric Bonneval, blessé, n'avait pu participer à la fête".
Entre autres exploits accomplis sous le maillot rouge et noir, Denis Charvet restera comme l'un des acteurs essentiels des finales de 1985 et 1989: lors de la première, il marque tros essais et prend une part prépondérante à la victoire des siens (36-22 sur le RCT). Et en 1989, toujours devant Toulon, il inscrit au terme d'une relance de 80 mètres l'un des plus beaux essais de l'histoire des finales.