Marcel-Frédéric Lubin-Lebrère

Il fait partie des légendes du Stade Toulousain.  C'est pourtant à Agen  qu'il effectue des premiers  pas au sein d'une équipe première. Il vient d'avoir seize ans. 
Après une transition à Montauban, il signe au Stade Toulousain en 1913 et intègre la légendaire Vierge Rouge. Il formera avec Pierre Mouniq une deuxième ligne sans équivalent.

En 1914, Lubin devient le dixième joueur toulousain appelé en équipe de France. Il dispute trois rencontres face à l'Irlande (6-8), le Pays de Galles (0-31) et l'Angleterre (13-39).
Mais la guerre le rattrape: mobilisé en 1914, il est fait prisonnier après que des soldats allemands le trouvent inerte sur un champ de bataille, le corps criblé de huit balles.
Envoyé en convalescence en Allemagne, il rejouera au rugby avec des co-détenus avant la fin de la Guerre. Borgne depuis sa blessure, il rejoue pourtant au plus haut niveau et le 1er janvier 1920, il affronte l'Ecosse au Parc des Princes (0-5).
Son surnom, "Monsieur le Maire", est sujet à controverse: pour certains, ce sont ses coéquipiers qui l'auraient appelé ainsi en référence à son statut d'employé municipal. Pour d'autres, c'est un dirigeant anglais, au cours d'une rencontre Outre-Manche, qui comprend mal son nom et le déforme involontairement.
Si Marcel-Frédéric Lubin-Lebrère stoppe sa carrière au sein de l'équipe une du Stade Toulousain en 1925, il devient champion de France avec la "Deux" en 1926, puis la "Trois" en 1930.
A l'issue de sa carrière sportive, l'ancien deuxième ligne continue de suivre avec attention le Stade Toulousain, signe d'un attachement indéfectible au club. Il décède le 7 juillet 1972.