Henri CAZAUX


Président du Stade Toulousain:

  • de 1974 à 1980
  • de 1954 à 1957



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    Homme de fidélité, Homme d’exception, Homme à l’âme Rouge et Noire, Henri Cazaux reste un modèle pour tous les dirigeants de notre club.
    International Universitaire en 1937, il signe au Stade Toulousain en 1940. Il occupe l’aile de l’attaque. A la fin de sa carrière de joueur, il devient dirigeant. Il est par deux fois Président de son Club. En 1954, c’est un jeune Président de 34 ans. Il redonne une certaine longévité à la fonction présidentielle. Dix-sept années s’écoulent entre ses deux mandats.

    Durant deux ans, il occupe la Vice-présidence de la Fédération Française de Rugby. Il est aussi Vice-président du Comité des Pyrénées et il en devient Président en 1990. Il assure, la fin du mandat du président Marcel Batigne, décédé. Il y traite le dossier capital du relogement du Comité trop à l’étroit dans ses murs du 11 place Saintes-Scarbes. Il préside l’Assemblée Générale extraordinaire du 19 décembre 1990, au Creps de Toulouse Lespinet,  qui adopte la nouvelle dénomination du Comité. Le Comité des Pyrénées devient Comité Midi-Pyrénées. Désormais, il s’identifie à la Région dans son acception administrative mais aussi politique. En 1992, il reçoit le titre de « Président d’Honneur » du Comité des Pyrénées.

    Sous sa présidence stadiste, se joue le destin du Stade Toulousain. En effet, en décembre 1972, le Tribunal de commerce dissout, selon la loi, la Société des Amis du Stade qui a omis de se mettre en conformité légale. L’existence même du club est menacée. Avec ses amis, grâce à de solides appuis politiques, ils réussissent à sauver le Stade Toulousain. Il entre dans le bureau reconstitué le 21 juillet 1978. Secrétaire Général de la nouvelle association, il est fait « Membre Fondateur à Vie » des Amis du Stade.
    Henri Cazaux occupait aussi le 3ème Fauteuil de l’Académie Toulousaine de Rugby, dont il reste un fondateur. L’Académie a décidé que son 3ème Fauteuil, afin d’honorer sa mémoire, resterait désormais vide.
    En 1992 encore, il prend la présidence de l’Omnisports du Stade Toulousain et entreprend la réforme des statuts du Club, une modernisation réaliste bien nécessaire, qui prépare l’ère moderne. Il invite toutes les sections à prendre leur autonomie dans le cadre qu’il a tracé. Il permet ainsi, au Rugby, de réussir son entrée dans le professionnalisme.
    Il préside jusqu’en 2005, le Comité Directeur du Stade Toulousain. Cet été là, chacun, au Club, a eu la douloureuse conscience de perdre un grand Stadiste et un Ami.
    Henri Cazaux était aussi un pharmacien brillant et rayonnant dans sa profession. Mais il a  tellement donné au rugby durant toute sa vie, que tous, nous avions tendance à l’oublier.
    Aujourd’hui, le Stade Toulousain entretient sa mémoire. La compétition d’athlétisme, les « Dix kilomètres de Toulouse » porte désormais son nom. Il l’a bien mérité.