Albert Ginesty


Président du Stade Toulousain:

  • de 1935 à 1938



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    Docteur en médecine. Eminent chirurgien urologue, c’est un ancien joueur et dirigeant de son club, le Stade Toulousain.
    Il est élu Président du Comité des Pyrénées en 1925, et le reste jusqu’en 1935. Il quitte le Comité, dont les membres unanimes, s’efforcent de le retenir, pour, ce qu’il donne comme une merveilleuse raison :
    « … en me mettant à la tête du Stade Toulousain, mes camarades de club m’ont fait l’honneur le plus grand et dont, lorsque je m’essayais sur divers ballons ronds ou ovales à la Prairie des Filtres voici trente ans, je n’aurais jamais osé rêver… »
    Il devient Président du Stade Toulousain le 22 janvier 1935. Il cède ensuite le flambeau à son ami le docteur Thomas en 1938.

    Le 24 juin 1939, au Congrès de Marseille, il est élu Président de la Fédération Française de Rugby. C’est le deuxième Rouge et Noir à occuper cette fonction. Le premier, Octave Léry, joueur de deuxième ligne, parfois talonneur, qui avait disputé la finale de 1909, avait présidé aux destinées du rugby français de 1920 (élu le 12 octobre) à 1930.
    Albert Ginesty démissionne de sa présidence fédérale le 1er juin 1942 ; il se trouve en désaccord avec le délégué aux sports du gouvernement de Vichy, le colonel Pascot : Haut Commissaire de l’Etat Français aux Sports.

    Homme de talent, Homme de charisme, Homme de cœur, il affiche des idées très modernes  de générosité, de solidarité, et même d’assistanat. Il crée au Comité des Pyrénées l’œuvre « le Petit Rugbyman à la Montagne et à la Mer », par exemple. Il se montre brillant orateur, il sait convaincre ; il est encore Homme de civisme, ainsi le 20 avril 1926, il engage le Comité des Pyrénées à participer à la campagne pour le relèvement du franc dit « Franc Poincaré ». Il était pleinement citoyen.

    Pendant les heures sombres de la seconde guerre mondiale, il fut l’adjoint du Maire désigné par Vichy, son ami André Haon. Après l’arrestation de ce dernier, il fut nommé pour le remplacer. Il accepta, non sans réticences, et après avoir rendu hommage à la valeur et à l’intégrité de son ami. Il était encore homme de courage.
    Il restera le Maire de Toulouse jusqu’au 20 août 1944.