Christian  MASSAT

Président de 1990-1992


Co-Président de 1988 à 1990

                                           
Gersois, originaire de Gimont, chirurgien dentiste, il a longtemps tenu le poste de ¾ centre ou de demi d'ouverture des Rouge et Noir.
Il s’initie à l’école de rugby de l’Etoile Sportive Gimontoise, y pratique en cadet, junior et monte vite en équipe première. Il vient à Toulouse afin d’y poursuivre ses études, mais ne signe au Stade que deux ans plus tard, en 1971.
Il arrête sa carrière au plus haut niveau en 1978, sur blessure, une grave déchirure. Désormais, il « s’amuse » en équipe III. Il ne quitte pas le maillot.

Il s’est installé chirurgien dentiste en 1975, conduisant de pair études et rugby, puis travail et rugby, une rude volonté de ne rien lâcher.
Jean Fabre l’appelle auprès de lui : dirigeant 1981, vice-président, vice-président délégué 1985, il devient co-président 1988, puis président unique du Stade Toulousain, après le Centenaire du Rugby à Toulouse, lorsque Jean Fabre intervient à la FFR. En 1981, il a été pionnier, premier directeur sportif d'un club de rugby.

Il s’est beaucoup investi, en 1980, dans « l’Adieu aux Ponts Jumeaux ». Pour lui, le discours d’André Brouat reste déterminant : « … le texte d’André Brouat a été fondateur de la suite de l’histoire du club… », affirme-t-il.
Il œuvre aux côtés de Jean Fabre au cours des trois années de reconstruction du club (1980-1982), lorsque, aussi, la section rugby se trouvait contestée dans sa légitimité : « … il a fallu refonder le club et redonner la primauté au rugby avec un véritable « projet de club », dans lequel les équipes de jeunes prenaient toute leur importance… »
Le président Massat voulait encore porter une « image du Stade Toulousain » vers un public à fidéliser et déjà, « vers les Entreprises Partenaires ».

Henri Foures, Henri Cazaux, ont été, lorsqu’il jouait, ses présidents, Jean Fabre, son vice-président. Il garde une grande estime et une grande amitié, de l’affection même, pour ces hommes.

« Au Stade Toulousain, l’autorité se mérite » conclut-il.
En 1992, lors de l’AG tenue au Belvédère, victime des turbulences qui agitent parfois la « Grande Nef » des Rouge et Noir, il est mis en minorité et se retire. Une autre saga commence avec d’autres hommes qui demeurent cependant fidèles à leurs devanciers et ne quittent pas le cap.

Christian Massat est malheureusement décédé brutalement  le 15 juin 2013.