ERCC - J2

Rencontre avec Christopher Tolofua

ERCC - J2

Comment analyses-tu la rencontre face aux Saracens le week-end dernier ?

Nous faisons des fautes assez lourdes mais nous essayons de rapidement relativiser pour se remettre dans le match au plus vite, avec des circonstances qui ne sont pas à prendre à la légère. Nous avons eu un passage à vide en première mi-temps et nous restons quand même satisfaits de la seconde. Nous ne pouvons pas négliger les efforts que nous avons faits sur la première. Nous avons beaucoup travaillé sur le secteur de la conquête en préparation de ce match. Le maître mot pour les prochaines rencontres est évidemment de gagner. La Champions Cup, c’est une compétition qui ne faut pas prendre à la légère.

Les Saracens n’ont pas réussi à prendre les cinq points…

Nous sommes une équipe ambitieuse. Nous aspirons à autre chose que les empêcher de prendre le bonus offensif. Mais le but était de vraiment faire un coup là-bas. Deux ans plus tôt, nous avions réalisé une très belle performance à Wembley, ce qui restait un peu dans nos têtes et qui était pour nous un grand facteur de motivation. Après c’est vrai que la performance de ce week-end, nous pouvons penser qu’elle a été un peu négligée, car nous nous attendions à mieux. Maintenant, nous nous projetons plutôt sur les matchs futurs. Le match contre les Saracens a été une performance qui nous a mis à mal psychologiquement, au sein du groupe, mais également avec les événements qui ont eu lieu quelques heures plus tôt en France. Nous nous sentions un peu démunis. Mais maintenant, on se relève et on avance !

Oyonnax c’est un peu l’inconnu. Ils n’ont pas joué la semaine dernière, entre-temps ils ont changé d’entraîneur…

Oui c’est sûr. Après personnellement, je n’ai pas trop d’expérience dans le management d’équipe, mais on sait tous que changer de coach en pleine saison ce n’est pas forcément ce qui sourit le plus au club de manière générale. Oyonnax reste une très belle équipe. Contrairement au staff, les joueurs eux, ne changent pas. C’est une équipe qui nous a mis à mal la saison dernière, chez nous notamment. Nous savons qu’il va être important de les prendre dans le secteur de la conquête. Il faut vraiment les « étouffer » et faire notre match sans leur laisser la possibilité d’obtenir quelque chose.

Les points de bonus vont être importants, notamment dans cette poule non ?

C’est une compétition où le moindre point est bon à prendre. Sur notre match du week-end dernier, face aux Saracens, nous ne sommes pas ressortis satisfaits de notre performance. Le seul point positif qui est important à retenir est le fait qu’on les prive du point de bonus offensif. Mais sur le match qui arrive ce week-end, l’objectif est de prendre le maximum de points et de se donner de la confiance pour la suite de la compétition.

Personnellement, cette saison à l’air plus sympa à vivre pour toi.

Je suis rentré d’une saison difficile. Cela fait partie des aléas du sportif de haut-niveau, et notamment de devoir se relever à chaque contre-performance. Mais aujourd’hui, avec du recul, je vois les choses différemment. Je sais que la concurrence est saine, que ce soit au sein du Stade Toulousain ou dans les autres clubs. Il n’y a plus de problème sur ce point-là. Nous bossons tous de manière à se tirer vers le haut et tout se passe très bien.

De devoir prouver à chaque rencontre ta place sur le terrain la saison dernière, voyais-tu ça comme une difficulté supplémentaire ?

C’est toujours ce qu’on essaie de mettre en avant, montrer que nous sommes là, sans trop en faire. C’est certainement ce qui m’a porté préjudice par le passé. C’est aussi pour ça que cette saison je prends vraiment le temps d’engranger de l’expérience et de la confiance au fur et à mesure des matchs.

Aimes-tu les matchs où le Stade et l’équipe adverse produisent du beau jeu ?

Nous rentrons dans la période hivernale et nous savons tous que ce sont des matchs où il y aura peut-être beaucoup moins de jeu debout. Cela reste tout de même notre maitre-mot pour l’ensemble de nos rencontres à venir. Continuer d’apporter cette dynamique que nous essayons de mettre en place depuis ce début de saison reste un second objectif primordial.

Penses-tu que l’explosivité soit l’adjectif qui définisse le plus ta force à l’heure actuelle ?

Je ne sais pas si c’est ma force, mais je pense que cela fait partie de mes qualités. Il faut toujours savoir perfectionner ses qualités et renforcer ses points faibles. Par le passé, mes points faibles m’ont quand même porté préjudice et c’est évidemment sur ses points-là que je dois travailler prioritairement.

Quand tu parles de tes points faibles, pouvons-nous parler de tes lancés ?

Oui, et plus globalement tout ce qui était lié à la conquête. La conquête c’est quelque chose qui demande de l’expérience et de la régularité, et je suis peut-être encore jeune pour être le meilleur dans cette phase.

En ce qui concerne ton indiscipline, penses-tu avoir progressé à ce niveau ?

En début de saison ce n’était pas forcément évident. Comme je l’ai dit auparavant, il m’est arrivé de faire des erreurs par le passé. Il est vrai que j’ai toujours l’étiquette du joueur plus ou moins discipliné, nerveux, et plus généralement du joueur de caractère. Cela peut être vu positivement ou négativement. Mais il faut aussi s’adapter. Nous savons que les arbitres sont aujourd’hui beaucoup plus exigeants au sujet de la discipline des joueurs. Il est évident qu’ils favorisent le jeu à la bagarre. Ma seule erreur pour le moment date de la première rencontre de cette saison à Ernest Wallon, face à l’équipe de Brive. Je ne me cherche pas d’excuses, mais c’était le début de saison et le fait de rejouer un match à domicile, devant notre public m’avait peut-être mis un peu de pression supplémentaire. Les performances individuelles peuvent être parfois un peu bridées par le fait de vouloir sans cesse prouver que nous sommes là.