Carnet noir

Disparition "Jojo" Bescos

C'est avec une immense tristesse que nous avons appris aujourd'hui le décès de Joseph Bescos, survenu dans sa 75ème année. 

Bénévole au club depuis plusieurs décennies,  "Jojo" a accompagné de multiples générations rouge et noir, qu'il aura marquées par sa gouaille et son franc-parler. 

Personnage attachant, haut en couleurs, il était devenu au fil des années un membre à part entière de la famille stadiste. 

Aujourd'hui, les enfants de l'école de rugby, les jeunes de l'Association, les professionnels, anciens joueurs et dirigeants pleurent leur "Jojo"

 

"Jojo c'était une voix, avec ces fameuses interjections familières, auxquelles personne n'échappaient. Jojo, c'était une présence, une personne qui a toujours été au club.
Au début, c'est vrai que nous le regardions comme un personnage un peu étrange, mais nous nous sommes vite aperçus que derrière son côté un peu décalé, c'était un garçon comme nous : un passionné, un authentique amoureux du Stade, qui a toujours été fidèle, investi, toujours prêt à donner un coup de main. 
Jojo, c'est finalement quelque part l'histoire du Stade Toulousain tant il a vu passer de nombreuses générations.
Années après années, il était toujours là et malgré le temps qui passait, il restait cet enfant de 12 ans, dont on ne connaissait pas vraiment l'âge véritable.
Discuter avec Jojo, c'était aussi se dire les choses, sans prendre de gants, que ce soit le Président, les entraîneurs, les managers, et bien sûr les joueurs ! Quand il avait quelque chose à dire, il ne se privait pas de le faire avec ses mots à lui. 

Jojo, c'était également une présence incontournable à Toulouse. Tu pouvais traverser le Capitole et entendre soudainement un nom d'oiseau s'envoler... C'était Jojo qui t'appelait devant tout le monde, te mettant un peu parfois dans l'embarras. Cela faisait parti du personnage et c'est pourquoi nous étions tous très attachés à lui. 

Aujourd'hui, tout le monde est triste de savoir qu'il est parti. C'est finalement maintenant qu'on mesure le temps passé avec lui. Son absence pèse, pèse très lourd. On ne l'oubliera pas et on sait le grand bonhomme du Stade qu'il a été. Nous sommes tristes, mais nous savons qu'il a vécu heureux au Stade Toulousain, trouvant la famille qu'il n'avait peut-être pas trouvée. 

Bonne route Jojo." déclare avec émotions Emile Ntamack