ST-R92

"On savait qu’il ne fallait pas se tromper"

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Guillaume Marchand était face aux journalistes après cette première victoire en championnat du Top 14 cette saison. Face au Racing 92, les Rouge et Noir se sont imposés 20 à 17 à domicile. Le jeune talonneur français revient sur les points capitaux de la rencontre.

 

Ce n’est pas forcément très brillant, mais ce n’est pas l’essentiel ce soir ?

Ce n’est pas forcément brillant mais je pense que l’on a eu à cœur de faire une bonne entame, là où l’on a péché les week-ends précédents. Le plus important à retenir c’est la victoire et cela peut nous lancer cette saison.

Cela vous a fait du bien mentalement dans le vestiaire après match ?

Oui, on a senti ce soulagement après cette victoire et que toute l’équipe avec le staff puissent décompresser et se tourner vers l’avant.

Il y avait de la pression après deux défaites, une première à domicile, il ne fallait pas se tromper ?

On savait qu’il ne fallait pas se tromper parce que le Racing venait avec une belle équipe et des intentions. Nous aussi nous voulions nous sortir de ce cercle un peu noir. Il fallait que nous démarrions fort et assurer une victoire, et à la fin heureusement que l’on gagne.

Vous avez fait quelques cadeaux encore ce soir, non ?

Oui, on se fait peur à cause de nos propres erreurs. C’est dommage car ils se nourrissent de celles-ci.

Par certains moments, on retrouve le Stade Toulousain de l’année dernière…

Oui oui. Nous savons qu’il y a toujours cet esprit d’équipe et ce sens du jeu. Nous devons continuer de le cultiver et que nous le remettions sur de bons rails comme l’an passé.

Les 25 premières minutes sont magnifiques…

Nous avions mis beaucoup d’intensité, surtout collectivement. Aucune individualité, nous avons travaillé tous ensemble. Je pense que c’est cela qui nous fait faire un bon début de match.

Vous aviez eu du mal à finir les deux mi-temps, comment l’expliques-tu ?

Non physiquement, nous sommes prêts. Nous bossons fort toute la semaine avec tout le monde qui s’y file. Ce sont des petites erreurs qui nous font baisser les têtes et ce sont celles-là que nous devons rectifier.

Deux contres, ça vous bouffe dans votre élan…

Ils ne sont pas définitifs car nous arrivions à récupérer. Mais c’est vrai que lorsque nous cassions les points, cela nous met un bon coup derrière la tête et c’est là que c’est dur de repartir. Nous devons faire des efforts là-dessus.

Le deuxième vous fait mal, on vous voit jouer la peur au ventre à la fin…

La peur au ventre oui. C’est sûr que nous avions à cœur de bien finir et de ne pas perdre. Assurer cette victoire.

Vous aviez regardé le classement et vu que vous étiez dernier avant cette rencontre ?

Non, nous essayions de ne pas regarder ce qu’il se passe autour et de nous focaliser sur nous-mêmes. Sinon c’est sûr que nous pouvons nous faire monter la pression facilement.

Les copains du Japon vous ont soutenu, vous aussi vous allez les soutenir ?

Oui les copains au Japon ils sont à fond derrière nous. Nous, nous les avions encouragés durant leur prépa. Maintenant, cela va attaquer le dur donc nous serons avec eux.