Servat, Médard et Clerc sont les marqueurs toulousains, et une pluie de cartons s’abat sur Ernest Wallon, avec pas moins de cinq expulsions temporaires (2 pour les Toulousains, 3 pour les Parisiens). Menés à la pause 11-16, les hommes de Novès accomplissent une deuxième mi-temps de feu pour inverser la vapeur et inscrire 23 points, sans en encaisser un seul !

Le Classico était en avance cette saison-là et se déroulait dès la 2ème journée. Très rapidement, les Toulousains prenaient les devants, grâce à deux essais de Clerc et Kunavore. Jamais inquiétés dans un match pourtant âprement disputé (un carton jaune de part et d’autre), les Toulousains inscrivaient par Clerc l’essai du bonus offensif
à la dernière seconde.

Que d’eau, que d’eau ! Disputé dans des conditions dantesques, le sommet du rugby français accouche ce jour-là d’une souris. L’ensemble des points est inscrit au pied par Elissalde, qui concrétise la domination globale de son équipe. L’une des images marquantes reste la bagarre impressionnante entre Romain Millo-Chluski et « Bibi » Auradou, dans une rencontre ponctuée de trois expulsions temporaires.

Il n’y a pas eu photo dans cet affrontement de la saison 2004-2005, très nettement dominé par des Toulousains alors leaders du classement. Florian Fritz, qui effectue sa première année sous ses nouvelles couleurs, inscrit un essai d’anthologie, en solitaire, qui place les siens sur de bons rails. La suite ne sera qu’une formalité pour les locaux, qui marquent à quatre reprises et empochent le bonus offensif.

A l’époque où la rivalité entre les deux clubs est à son paroxysme, on assiste à un match tendu (une nouvelle fois). Et sous une température estivale, les Parisiens, après une première période équilibrée, prennent les commandes grâce à un essai de Glas. Une deuxième réalisation de Tabacco, à l’ultime seconde, crucifie les Rouge et Noir, battus pour la première fois de la saison sur leurs terres.

Battus à Lyon la semaine passée, les Toulousains ont identifié leurs manques du moment et vont tout faire pour rebondir rapidement. Première session de rattrapage dans quelques jours, avec la venue du Stade Français à Ernest Wallon.

C’est bien connu, c’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens (ou, c’est selon, que l’on compte les bouses). Ainsi, sans nier les difficultés entrevues lors des deux derniers matchs, il serait hasardeux, voire inconscient, de dresser des conclusions définitives à ce stade de la saison, et alors que 22 journées, rien de moins, restent à disputer jusqu’au mois de mai.
La défaite bonifiée ramenée du Matmut Stadium le week-end dernier, sur une pelouse où Brive avait arraché le match nul et Bayonne volé en éclats, peut être lue de plusieurs façons, selon que l’on se décide à voir le verre à moitié vide ou moitié plein.

Du côté des points positifs, la deuxième période lyonnaise, remportée 17 à 6 par les Toulousains, a ainsi prouvé que ces derniers avaient de l’orgueil à revendre. Avec deux essais inscrits au cours des quarante dernières minutes, l’amélioration a été manifeste. Mais les visiteurs partaient de trop loin pour espérer réellement inverser la tendance.
La faute, évidemment, à une première période totalement manquée, qui a permis au LOU, rapidement, de prendre ses distances. Et, dans une compétition aussi acharnée que le Top 14, on ne peut pas se permettre d’être à ce point sur courant alternatif.

En terme de possession, les coéquipiers de Thierry Dusautoir, irréprochable d’un bout à l’autre de la rencontre, ont été dominateurs. Et on ne parle pas là d’une possession dans les quarante mètres adverses, mais bel et bien aux abords de l’en-but opposé, à quelques encablures à peine de la terre promise.

Au total, les Stadistes ont effectué 170 passes la semaine dernière, contre 101 pour la formation rhodanienne. Une tendance qui était la même quelques jours plus tôt contre Toulon, pour un résultat pas à la hauteur de l’engagement consenti.
« On doit être l’équipe qui passe le plus de temps dans les cinq mètres adverses », détaille Ugo Mola, nullement résigné par la tournure récente des événements. « Le problème, c’est que cela ne rapporte pas de points. Mais l’inquiétude ne fait pas avancer, à part se rendre malade. Je retiens la deuxième mi-temps. Nous avons réussi à revenir. Cela me laisse penser que nous valons mieux que les dix-neuf points encaissés en première période. Mais il faut se poser les bonnes questions ».

 

Parmi celles-ci, la problématique des ballons portés arrivera certainement en bonne position. Bousculés dans ce secteur par le Racing (avec au final un essai de pénalité et un carton jaune pour Aldegheri), les Stadistes ont depuis été en difficulté dans ce secteur.
Autre domaine qui a occasionné pas mal de regrets chez les Haut-garonnais, la touche. Absolument irréprochable depuis le début de la saison, celle-ci n’a pas su poursuivre sur sa lancée dans la capitale des Gaules. Six ballons, dont un très important juste avant la pause, ont ainsi été égarés. C’est évidemment beaucoup trop. « Quand on passe quatre journées à faire 100% en touche, on commence à baisser en terme de concentration, en pensant que cela va se faire tout seul. Là, on a lâché. Il faut nous remettre à niveau », conclut Mola.

Les petits soucis du moment ont le mérite d’avoir été identifiés. Ils ne seront certes pas annihilés d’un coup de baguette magique, mais les entraîneurs savent où ils vont. Le Président Bouscatel, loin d’être un adepte de la méthode Coué, résume ainsi : « De temps en temps, cela nous arrive de gagner, quelques fois de perdre mais on est toujours là et on sera encore là cette année. On saura se ressaisir. Et reprendre les points que nous avons en retard sur notre tableau de marche ». Première étape, dès samedi face au Stade Français.

C’est le nombre d’essais encaissés par le Stade Toulousain face au Stade Français depuis la saison 2011-2012. Une statistique très honorable pour la défense stadiste, d’autant plus que dans le même temps, l’attaque a brillé à 18 reprises.

Champion de France en 2015, aux portes de la relégation quelques mois plus tard, le club parisien a connu une actualité en forme de montagnes russes ces derniers temps. Si le calme semble revenu du côté de Jean Bouin, cela demande confirmation dans les semaines à venir.

Après deux années sur le mode Docteur Jekyll et Mr. Hyde, quel sera le visage affiché par le Stade Français cette saison ? Les premières journées, évidemment, apportent une esquisse de réponse, mais il serait prématuré de considérer ceci comme définitif.
Comment le club de la capitale, magnifique champion de France en 2015, a pu sombrer si bas quelques mois plus tard ? Pour rappel, les Parisiens ont terminé le précédent Top 14 à la 12ème place, avec un édifiant bilan de neuf victoires pour dix-sept défaites, et 41 points au total. Heureusement pour eux, ils ont bénéficié de la faillite totale d’Agen et Oyonnax pour sauver leur tête. Car en 2015, Bayonne, classé au final treizième et relégué en Pro D2, avait terminé l’exercice avec 52 points.

Mais tout ceci appartient désormais au passé. Et si, selon l’adage, on ne change pas une équipe qui gagne, Thomas Savare et ses entraîneurs ont décidé de prendre le contre-pied parfait du proverbe, en ne changeant pas non plus une équipe qui perd ! Le Stade Français a ainsi été le club le plus sage sur le marché des transferts : seul Ratini, licencié quelques mois plus tôt de Grenoble pour des soucis extra-sportifs, a ainsi rejoint les bords de la Seine. Du côté des entraîneurs, en revanche, on a assisté à des ajustements, et non des moindres. Alors que Jeff Dubois, parti au chevet des Bleus, n’avait pas été remplacé un an plus tôt, Greg Cooper (ancien international all black) et Omar Mouneimne (Sharks) ont ainsi étoffé le staff technique.

Gonzalo Quesada, le directeur sportif, n’a pas oublié les péripéties de 2015-2016, et avance des explications : « Beaucoup de joueurs absents durant le début de saison : les internationaux pris par la Coupe du monde, quelques blessés, ce qui fait que nous n’étions pas complètement prêts. Les premières défaites sont arrivées et nous étions dans une spirale négative. Aujourd’hui, on ne veut ni s’interdire d’en parler, ni l’évoquer particulièrement. De la même façon que, l’an dernier, on essayait de pas parler de la saison précédente. Mais c’est bien qu’elle reste dans nos esprits. J’espère que cette sensation de frustration nous permettra d’être performants », a expliqué l’intéressé, sans oublier de mentionner « un relâchement naturel qui faisait suite à deux années effectuées à une cadence infernale » après le sacre de 2015..



Mais l’Argentin, telle la partie droite du visage de Janus, regarde désormais vers l’avenir. Avec une idée précise de là où il entend amener ses joueurs :
« On veut redevenir cette équipe qui joue un rugby efficace, excitant, structuré, qui pose des problèmes à la défense adverse. Ce n’est pas facile parce que les autres équipes nous connaissent désormais et nous attendent. Greg Cooper va nous apporter ses idées pour surprendre et être performants sur le terrain ».

On l’a dit, ce n’est pas après seulement cinq journées que l’on tire des conclusions. Pour le moment, le Stade Français s’est montré plutôt convaincant à Jean Bouin, et friable en déplacement. Quesada, bien évidemment, préfère rester prudent, mais a déjà tiré des enseignements des premières prestations de ses protégés… « L'identité de cette équipe est fortement liée à mes convictions, et on insiste beaucoup avec du jeu offensif. C'est pour cela que l'on prend du temps pour corriger nos carences défensives. Il faut que l'on trouve un équilibre et qu'on soit capables de rester la grande équipe qu'on a su être en étant aussi bons en attaque qu'en défense, voire même plus en défense. On sait que plus il y a de l'enjeu, plus il faudra être forts sur les bases, le ruck, la conquête, la discipline ».

Gageons qu’une fois cet objectif atteint, la saison 2015-2016 sera définitivement à ranger au rayon des (mauvais) souvenirs.

A l’image de son club, le joueur du Stade Français a connu une saison 2015-2016 compliquée. Aujourd’hui reposé et requinqué, c’est plein d’envie qu’il aborde les compétitions à venir, avec la volonté manifeste de montrer un autre visage.

Il n’est pas courant qu’une équipe montre deux visages aussi diamétralement opposés comme l’a fait le Stade Français ces deux dernières saisons. As-tu identifié ce qui a conduit à l’échec de l’année passée ?

Non, pas clairement. Personne au club ne sait vraiment pourquoi on a réagi comme ça… Une chose est certaine néanmoins : on peut toujours avancer des excuses pour expliquer nos contre-performances, on peut trouver mille raisons, mais c’était nous qui étions sur le terrain, et c’était la même équipe que celle qui avait été sacrée championne quelques semaines ou quelques mois plus tôt.
Partant de ce constat, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes, même si on ne peut pas nier qu’il y a également eu des faits extérieurs… Je pense notamment à la Coupe du Monde, qui est un événement qu’on ne peut pas occulter, car le club s’est retrouvé particulièrement démuni durant cette période. Mais quoi qu’il en soit, globalement et d’un bout à l’autre de la saison, je pense tout simplement qu’on n’y était pas vraiment.

Il n’est pas facile, on l’a vu, de digérer un titre de champion… Mais avez-vous le sentiment que le raté de la saison passée a été digéré ? Y a-t-il un risque qu’il ait marqué durablement et négativement les esprits ?

Non, je ne le pense pas. Au contraire, j’espère que cela nous a bien servi de leçon. On ne va pas se mentir, on a frôlé la descente en Pro D2, et je crois que nous saurons nous en souvenir pour ne pas réitérer les mêmes erreurs.
Depuis le début de ce championnat, et même si on ne peut pas dire non plus qu’on ait réalisé une énorme entame, c’est dans l’ensemble plutôt correct, et en tout cas aux antipodes de ce que nous avions montré l’année passée.

Au quotidien, dans les comportements, dans ce qui est produit aux entraînements, on voit bien que personne dans le groupe n’a envie de revivre une saison comme la précédente.

Malgré la tournée en Argentine, as-tu pu bénéficier d’une vraie coupure et d’une vraie préparation ? Car la saison dernière, tu avais quasiment dû enchaîner après la Coupe du Monde…

C’est la première fois, depuis plusieurs années, que j’ai pu couper réellement et partir. J’ai pu vraiment me détacher du rugby, prendre du recul, et après avoir eu la tête dans le guidon durant autant de temps, cela fait forcément du bien.
J’ai pu reprendre la préparation physique avec l’ensemble du groupe à mon retour, même si elle a été moins longue que pour ceux qui avaient commencé le 5 juillet. Reprendre avec le club, partir en stage avec les autres joueurs… ça fait partie de la vie de groupe et c’est très agréable de pouvoir vivre ces moments-là.
Personnellement, je me sens déjà beaucoup mieux et j’ai moins cette impression que j’avais l’année dernière, de ne pas faire partie du groupe en quelque sorte. Après la Coupe du Monde, je n’ai rejoint mes coéquipiers qu’à la mi-octobre, pour ensuite repartir en février et jusqu’au mois de mars pour le Tournoi des VI Nations… J’avais l’impression de n’être là qu’à moitié, et ce n’était pas une sensation facile à vivre. Tout est différent aujourd’hui, et cela fait du bien de se sentir impliqué à 100% dans le club.

On dit souvent que la maturité pour un pilier est à 27 ou 28 ans, estimes-tu à ce titre avoir encore une marge de progression ?

Très franchement, quel que soit l’âge, je suis intimement convaincu que l’on a toujours une marge de progression. Et c’est ce qui doit nous guider au quotidien. Maintenant, une fois que cela est dit, c’est à moi de continuer à travailler et ne pas relâcher mes efforts, car on sait que ça peut aller très vite dans l’autre sens. La recette est de toute façon très simple : bosser, bosser et… bosser !

Vous disputez la Challenge Cup cette saison, une compétition qui n’est pas toujours une priorité absolue pour les clubs. Quelles sont vos ambitions dans cette épreuve ?

On a joué la Champions Cup l’année dernière et c’est forcément une petite déception de ne pas y prendre part… Cette saison, on se retrouve en Challenge, mais ça peut être important pour nous de la jouer à fond. Cela va déjà permettre à pas mal de joueurs, qui n’ont pas forcément beaucoup de temps de jeu en championnat, de se mettre en évidence.
Aujourd’hui, l’idée est vraiment de réitérer ce que l’on a fait les précédentes années, où on a atteint deux fois la finale et où on a perdu une fois en demi-finale. Et même si nous n’avons jamais réussi à soulever le trophée, cela reste de belles émotions d’arriver jusqu’en finale d’une Coupe d’Europe. Une compétition reste une compétition, et quand on est engagé, on se doit d’avoir pour objectif de la gagner, donc de jouer notre chance au maximum. On l’a d’ailleurs bien vu l’année dernière avec Montpellier, qui disputait la Challenge Cup. Tout le monde pensait que les Héraultais allaient délaisser cette compétition,

mais au contraire, ils se sont donné les moyens d’aller la chercher.

Vous avez perdu le Bouclier l’an passé, mais il est resté en Ile de France. Franchement, n’aurais-tu pas préféré qu’il parte un peu plus au Sud ?

Très honnêtement, non. Cela m’agace tout simplement qu’il ne soit pas chez nous, au Stade Français… Qu’il soit resté en Ile de France ou qu’il soit dans le Sud, c’est la même chose, à partir du moment où il n’est pas au club.

Les affrontements entre les deux Stades ne sont plus les sommets de rivalité des années 2000. Mais un classico est-il pour autant un match comme les autres ?

Le Stade Toulousain reste le Stade Toulousain, c’est à dire l’une des meilleures équipes du championnat. Historiquement, et peu importe les époques, cela a toujours été compliqué d’aller jouer à Toulouse et encore plus d’aller y gagner. Aujourd’hui encore, les affrontements entre les deux clubs restent particuliers, et ça reste un peu le duel des deux Stades.
Les années 2000 sont des périodes où le Stade Français et le Stade Toulousain remportaient beaucoup de trophées et se partageaient quasiment à eux seuls la suprématie du rugby français. Il est vrai que ces dernières saisons, à l’exception de notre titre de champion en 2015, on n’a pas été dans les meilleurs. Mais ce sont toujours deux grosses équipes.
Chaque match est différent à préparer et il est certain qu’un déplacement chez le Stade Toulousain est pour nous assimilé à une préparation spécifique. C’est comme si on allait à Toulon, au Racing ou à Clermont ! On appréhende ce rendez-vous comme un déplacement chez l’un des gros bras du Top 14.

Tu rejoindras l’ASM dès la saison prochaine. Toi qui n’as connu qu’un seul maillot, le choix a dû être délicat de quitter ton club de toujours ?

Je n’ai pour ma part rien annoncé, et à ce titre, il n’y a vraiment rien d’officiel de ce côté-là. Je n’ai rien déclaré en ce sens, et il en est de même du côté de Clermont ou du Stade Français. Ce ne sont uniquement les journalistes qui ont évoqué cela. Je n’ai pas encore communiqué sur mon avenir et je ne préfère pas le faire maintenant.

Il n’est pas courant que de jeunes piliers comme Cyril Baille ou Dorian Aldegheri jouent autant en Top 14. Quel avis as-tu sur la jeunesse toulousaine à ce poste ?

C’est une excellente chose d’avoir de jeunes joueurs, qui plus est Français, à ce poste. On sait très bien que les piliers de talent sont de plus en plus rares, surtout en équipe de France. Je suis un peu passé par ce chemin également, puisque j’ai commencé à jouer jeune. Si ces deux joueurs continuent sur leur lancée, je suis persuadé qu’ils iront très loin.

Tu fais partie de la liste Elite et à ce titre, tu pourras passer plus de temps en équipe de France. Est-ce pour toi une évolution qui va dans le bon sens ?

Je pense que oui. Si les clubs et la Fédération ont trouvé un accord, c’est que cela convenait à tout le monde. Pour l’équipe de France, c’est plutôt une bonne chose que de pouvoir travailler un peu plus et de ne pas arriver à la dernière minute avant le Tournoi des VI Nations, avec cinq matchs internationaux qui s’enchaînent.
Ce sont des rencontres de très haut niveau, qu’on ne peut pas préparer de façon optimale en seulement quelques jours. Cette saison, nous aurons un peu plus de temps pour nous préparer et pour passer du temps ensemble. Cela ne pourra être que bénéfique pour notre rugby et pour la vie du groupe.

Le 5 octobre 2013, Yoann Huget a réalisé l’exploit d’inscrire trois essais au cours du Classico. Une performance rare en Top 14, rééditée par l’ailier lors de la saison 2014-2015, contre Brive.
Huget, globalement, est à l’aise face au Stade Français,
contre lequel il a également réussi un doublé en 2012-2013.




Pascal Papé a entamé son ultime tour de piste, pour ce qui est sa dixième année au Stade Français. A l’issue de la saison, il l’a annoncé, il raccrochera les crampons d’une très longue carrière, qui l’a mené tour à tour à Bourgoin, Castres et dans la capitale.
Vainqueur du championnat en 2015, auteur du Grand Chelem avec les Bleus en 2004 et 2010, il fait partie de ceux qui, par son talent et son charisme, auront marqué le rugby français des années 2000.
« J’attaque cette saison avec beaucoup de plaisir et d’envie. Je vais m’attacher à être performant. Je suis très motivé, et ce ne sera pas une pré-retraite », a d’ores et déjà annoncé l’intéressé, qui rêve sans doute secrètement de finir en apothéose.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
Clermont 18 5 3 2 0 65 2 0
2
La Rochelle 16 5 3 1 1 35 1 1
3
Montpellier 14 5 3 0 2 45 1 1
4
CA Brive 14 5 3 1 1 0 0 0
5
Racing 92 14 5 3 0 2 -5 2 0
6
Castres 12 5 2 1 2 45 1 1
7
Stade Français 11 5 2 1 2 13 1 0
8
Toulon 11 5 2 0 3 1 1 2
9
LOU 11 5 2 1 2 -14 1 0
10
Pau 10 5 2 0 3 -16 1 1
11
Stade Toulousain 9 5 2 0 3 -23 0 1
12
Bordeaux-Bègles 8 5 2 0 3 -20 0 0
13
Bayonne 6 5 1 1 3 -43 0 0
14
Grenoble 5 5 1 0 4 -83 0 1



Battu à Clermont la semaine passée, Bordeaux-Bègles présente un bilan insuffisant à ce stade de la saison, avec deux succès pour trois défaites. Mais si l’UBB est en difficulté à l’extérieur, elle a également déjà mordu la poussière sur ses terres : c’était face à Montpellier lors de la 3ème journée (15-32). Une victoire ce week-end est plus que nécessaire pour lancer enfin la machine.

Pour le moment, le LOU parvient à tirer son épingle du jeu sur ses terres, comme en atteste son succès sur le Stade Toulousain lors de la précédente journée. Mais, et c’est souvent le cas avec les promus, le challenge se révèle plus ardu à l’extérieur, où les Rhodaniens ont connu deux sévères défaites jusqu’ici, face il est vrai à des cadors du Top 14 (le Racing et Clermont).



Après deux défaites consécutives qui avaient instillé le doute dans les esprits, Castres a su relever la tête au bon moment, en renouant avec le succès le week-end dernier, contre Grenoble. Voilà qui tombe à pic à l’heure de recevoir le champion de France, qu’il avait étrillé la saison passée à Pierre Antoine (34-8 et bonus offensif pour les Tarnais).

Avec un bilan global de trois victoires pour deux défaites, le Racing réalise un début de saison honorable. Le succès obtenu il y a quelques jours aux dépens de Toulon est arrivé au bon moment, mais il faut maintenant confirmer à l’extérieur. Or, jusqu’ici, les Franciliens n’ont connu que la défaite loin de chez eux : d’abord à Bordeaux-Bègles (9-15), puis surtout à Clermont où l’addition avait été exceptionnellement corsée (10-47).



Avec une seule victoire en cinq journées, Grenoble s’est placé d’emblée dans une situation périlleuse, qui limite évidemment son droit à l’erreur. Cela sera d’autant plus vrai à domicile, et de surcroît face à une équipe qui pourrait bien être un concurrent direct dans l’optique du maintien. La dernière prestation à domicile des Isérois s’était soldée par un succès au forceps (c’est peu de le dire) aux dépens de Brive, 36-23.

La Section ne connaît pas non plus un début de saison idyllique, et ses trois revers accumulés depuis le coup d’envoi de la saison ne l’ont pas placée dans des dispositions idéales. Comme cela avait été le cas en première partie de saison dernière, les Béarnais semblent particulièrement friables à l’extérieur, où ils n’ont connu jusqu’ici que des déroutes (à Castres et Montpellier). En 2015-2016, du reste, ils s’étaient lourdement inclinés au Stade des Alpes lors de la 3ème journée, 15 à 41.



La défaite subie à Brive la semaine dernière n’occulte pas le formidable début de saison réalisé par La Rochelle, qui était leader au soir de la 4ème journée. Jusqu’ici, les Maritimes ont été plutôt performants sur leurs terres, dans la lignée des performances de la saison passée : après le match nul face à Clermont (30-30), ils ont en effet facilement disposé de Lyon, 43-18.

Le bilan présenté jusqu’ici par Bayonne n’est pas extraordinaire et place le promu dans une situation difficile. Avec une seule victoire obtenue jusqu’ici, les Basques sont en effet en queue de peloton, et la première défaite de la saison à Jean Dauger, concédée il y a quelques jours face à Montpellier, n’a évidemment pas arrangé leurs affaires. Il n’est pas interdit de penser que la réception du LOU, qui suivra dans une semaine, constitue pour l’Aviron la priorité des priorités.



Après une entame de Top 14 compliquée, marquée par deux défaites inaugurales, Montpellier semble avoir trouvé son rythme de croisière. Le demi-finaliste de la saison précédente reste en effet sur trois succès de rang, dont le dernier à l’extérieur, sur le terrain de Bayonne.
En 2015-2016, si le MHR l’avait emporté sur ses terres devant son adversaire du jour, cela avait été dans la douleur, 14 à 3.

Une seule défaite en cinq journées est présente pour le moment sur le carnet de bord des Brivistes, qui confirment les très belles dispositions entrevues tout au long de l’exercice précédent. Le succès obtenu à domicile contre La Rochelle, il y a quelques jours, a installé le CAB dans le peloton de tête.
A l’aube de ce déplacement chez un candidat déclaré aux phases finales, les Corréziens ont déjà prouvé cette saison qu’ils savaient voyager, avec un succès inattendu et superbe sur la pelouse de Toulon (21-25) lors de la troisième journée.



Toulon n’a pas à rougir de sa défaite sur le terrain du Racing 92, la semaine passée, mais n’en est pas moins obligé de réagir. Car avec un bilan provisoire pour le moment déficitaire (deux succès pour trois revers), le RCT ne peut plus se permettre de gaspiller des points. Personne n’a oublié que la dernière sortie des Varois sur leurs terres s’était soldée par une tonitruante désillusion face à Brive.

Seule équipe invaincue en Top 14 avec deux nuls et quatre victoires, Clermont réalise jusqu’ici un début de parcours fantastique, en dépit d’un calendrier délicat marqué par trois matchs à l’extérieur. C’est donc sans pression qu’Aurélien Rougerie et les siens aborderont cette échéance, avec sans doute à l’esprit qu’il y a un an, ils s’étaient imposés d’une courte tête (19-18) en terre toulonnaise.

Jean-Frédéric « Jeff » Dubois a joué trois saisons au Stade Toulousain, entre 2004 et 2007. Celui qui ne devait être au départ qu’une doublure a finalement fait beaucoup plus, jusqu’à devenir titulaire à l’ouverture. Avec, en point d’orgue de sa carrière rouge et noire, le titre de champion d’Europe 2005.

Tu as signé au Stade en 2004, alors que tu étais relativement méconnu du très grand public et âgé de 31 ans. Te rappelles-tu des circonstances ?

Oui, très bien. Je jouais à l’époque à Colomiers, et nous avions eu une année difficile à beaucoup d’égards : la mort de Michel Bendichou, le président de l’USC, puis la rétrogradation sportive et financière du club. J’étais alors en contacts avancés avec Pau, mais finalement Toulouse m’a contacté avant que cela ne soit finalisé.

Ma signature était conditionnée par la future participation du Stade à la H Cup. Au mois de mai 2004, Toulouse perd en finale de Coupe d’Europe contre les Wasps, avec l’essai anglais de la dernière seconde, quand Clément Poitrenaud n’aplatit pas et que le joueur surgit dans son dos… A l’époque, quand tu étais « simplement » finaliste de la Coupe d’Europe, ça ne voulait pas dire que tu étais de nouveau qualifié pour la compétition la saison suivante.
Le Stade devait donc se qualifier par le biais du championnat. Il fallait pour cela gagner à Biarritz le mercredi. C’est ce que Toulouse a fait, et j’ai signé… le jeudi soir ! S’ils n’avaient pas gagné ce match face au BO, qui sait si le club aurait été finalement qualifié. Et je ne sais pas si j’aurais signé…
C’était pour remplacer Yann Delaigue, qui partait. J’avais le même profil que lui, le même âge, et j’étais également gaucher… Pour en avoir reparlé par la suite avec Guy Novès, j’avais toujours été à mon avantage à chaque fois que je rencontrais Toulouse. Ça a aidé à faire pencher la balance en ma faveur.

Beaucoup ont pensé que tu rejoignais le Stade en tant que doublure au poste de demi d’ouverture. Mais dans les faits, cela ne s’est pas exactement passé comme ça et tu as énormément joué durant trois ans ?

Quand je suis arrivé, nous étions trois pour le poste avec Jean-Baptiste Elissalde et Frédéric Michalak. Fred s’est blessé dès le début de saison, lors du premier stage, et cela m’a permis d’enchaîner les matchs et de prendre confiance. Mais dans l’ensemble, je suis toujours resté, du moins sur les deux premières années, derrière Fred au poste de 10. Je jouais, mais j’étais plus remplaçant que titulaire lors des phases finales.

Il a fallu attendre ma troisième saison pour que je sois un peu plus titulaire, notamment lors des matchs du dernier carré.
J’étais venu à Toulouse dans l’esprit de jouer dans un des plus grands clubs européens et de participer aux matchs couperets des compétitions les plus prestigieuses. Quand les phases finales arrivaient, être dans le groupe suffisait à mon bonheur. Il y avait tellement de joueurs de qualité… Il ne pouvait seulement y avoir que 23 noms sur une feuille de match, et en faire partie, même en tant que remplaçant, était déjà une immense satisfaction.

Si on te demande quel est ton meilleur souvenir avec le Stade, on ne doit pas se tromper en pensant à la finale de H Cup 2005 ?

Bien sûr ! Ça fait partie des meilleurs souvenirs de ma carrière, car il y a le sacre au bout. Sur le match, je rentre à deux minutes de la fin du temps réglementaire. C’est peu, mais derrière, il y a eu des prolongations… Dans l’ensemble, ça s’est plutôt bien passé et cela reste aujourd’hui un moment à part.
Il y a aussi le souvenir de la demi-finale du championnat de France, à Lyon en 2006 contre le Stade Français. Remplaçant au départ, je rentre et je réussis le drop qui nous emmène en finale ! C’est également un excellent souvenir.
Mais finalement, et c’est la chance d’avoir joué au Stade Toulousain, j’ai énormément de bons souvenirs. Il y a le titre évidemment, mais à chaque fois qu’on jouait à domicile, Ernest Wallon était plein, et c’était la même chose à l’extérieur. Tous les matchs étaient bons à jouer.

Un petit regret peut-être : être parti juste avant le retour du Bouclier dans la Ville Rose, en 2008 ?

Ce n’est pas un regret, car j’avais déjà 33 ans… Yannick Bru et Trevor Brennan ont également arrêté cette année-là. En ce qui me concerne, c’était décidé comme ça. Le staff ne voulait pas miser sur des joueurs trop âgés, et je n’ai pas eu le choix. Mais c’est une décision sportive que je comprends tout à fait. J’aurais préféré être champion de France en étant joueur, évidemment, mais c’est comme ça, on ne peut pas refaire l’histoire.

J’étais à Paris quand le Stade Toulousain a soulevé le Bouclier en 2008 : j’ai assisté à la finale et j’ai tout de même passé la soirée avec les joueurs pour fêter le titre.

Quel était le joueur qui t’a le plus bluffé sportivement durant ta carrière au Stade ?

C’est une question difficile, mais je vais choisir un trois-quarts, car j’étais plus proche d’eux sur le terrain en tant que demi d’ouverture. Celui que je considérais comme au-dessus du lot était Yannick Jauzion. J’étais en plus assez copain avec lui, et je le suis d’ailleurs toujours ! Mais c’était un joueur hors-norme, par son gabarit et sa façon de jouer, de faire passer le ballon dans la défense… C’est lui qui m’a sans doute le plus marqué.

Quel était le plus râleur ?

J’hésite entre Cédric Heymans et Jean-Baptiste Elissalde. Mais si je dois répondre honnêtement, je pense que je peux aussi me mettre dedans ! (sourires)
Nous étions en quelque sorte le trio de râleurs, que ce soit lors des matchs, bien sûr, mais aussi quand on faisait des jeux à l’entraînement.

Le plus drôle ?

Le plus drôle, en tout cas celui qui avait l’humour le plus fin était Cédric Heymans. Finalement, je vais laisser uniquement Jean-Baptiste Elissalde chez les plus râleurs ! (sourires)

Le plus chambreur ?

On peut dire que c’était l’une des spécialités de notre groupe. Mais je dirais Xavier Garbajosa, en plus des deux précédents. Je cite surtout ceux de derrière car j’étais plus souvent avec eux, mais les avants ne sont pas mal dans ce domaine également !

Le plus rugueux, celui qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

Isitolo Maka, sans aucun doute. Il ne faisait pas bon l’avoir en face de soi. Par rapport à son physique, il était tout simplement impressionnant !

Une scène de vestiaire particulièrement mémorable ?

Lors de la finale de Coupe d’Europe, j’ai tout loupé car j’étais au contrôle anti-dopage. Je suis arrivé à la fin aux vestiaires, quand ils étaient déjà tous dans la piscine avec le trophée ! Je n’ai pas connu ça…

Quel est ton plus mauvais souvenir avec les Rouge et Noir ?

Ce n’est pas forcément la défaite en finale de Top 14 contre Biarritz, en 2006. On perd de plus de quarante points ce jour-là, et on se fait assez vite à l’idée que Biarritz était supérieur.

Le plus mauvais souvenir reste plutôt la demi-finale face à Montferrand, à Marseille, où on perd le match après l’avoir eu en mains et où on ne va donc pas en finale. C’était ma dernière apparition sous le maillot du Stade Toulousain, et j’aurais tellement aimé terminer sur un titre avant de partir. C’était une grosse déception.

Tu as fini ta carrière de joueur au Racing Métro, juste après l’arrivée de Jacky Lorenzetti. C’était en Pro D2, mais dans une équipe déjà très ambitieuse, avec un président qui savait où il voulait aller ?

Exactement. C’était Eric Blanc qui m’avait contacté, avec Didier Camberabero. Il y avait une grosse ambition à l’époque, avec la volonté de recruter pas mal de joueurs du Top 14 pour pouvoir très rapidement remonter dans l’élite.
Le Président savait où il voulait aller. Après, de là à ce que ça aille aussi haut et aussi loin… Forcément, avoir de l’argent pour atteindre ses objectifs, ça aide un peu. Mais l’ambition était déjà bien présente à cette époque-là, c’est certain.

Tu as entraîné Massy juste après la fin de ta carrière de joueur. Entraîner, c’est une chose que tu as dans le sang et à laquelle tu avais toujours pensé ?

Pour être tout à fait honnête, ce n’était pas prévu. Je montais à Paris dans l’optique de ma reconversion. J’avais décidé de travailler dans les assurances et j’avais monté une agence immobilière. Je m’étais occupé de ça pendant 12 ans, tout en jouant au rugby.

J’ai changé d’optique car en 2009, pas mal d’agences ont fermé dans le Sud-Ouest. Je suis donc parti sur un autre projet, avec mon beau-frère et un copain. Nous voulions créer une société d’externalisation de la paie.
Massy m’avait déjà contacté pour jouer et j’avais dit non. Puis le club était revenu à la charge, mais cette fois pour entraîner. Et après une autre réponse négative de ma part, j’ai fini par me laisser convaincre car je commençais un peu à m’ennuyer. Au début, mon implication se limitait à donner un coup de main au centre de formation et c’est comme ça, petit à petit, que je m’y suis fait prendre. Mais ce n’était pas du tout prémédité.

Si tu es actuellement dans le staff de l’équipe de France, tu ne comptes aucune sélection en Bleu, malgré plusieurs matchs avec les A. Ne pas avoir connu ça, ne serait-ce qu’une fois, c’est une petite déception ?

Non, pas vraiment. D’autant plus que j’ai la chance de côtoyer aujourd’hui les Bleus. J’ai toujours dit que si on m’avait donné le choix entre être champion de France ou avoir une sélection, j’aurais choisi le titre. Il y avait beaucoup de concurrence à l’époque. J’ai eu l’occasion, une fois, mais c’est Gérald Merceron qui avait été pris à ma place car il butait…
Ça ne s’est pas fait mais c’est comme ça. Je suis très content de ma carrière de joueur. J’ai eu des sélections chez les jeunes avec tous ceux qui ont joué après au dessus : Galthié, Traille, Jauzion… Comme Jérôme Fillol, j’ai joué en Bleu avec les jeunes, mais jamais en équipe de France.

Tu as joué au Stade Toulousain, tu as entraîné le Stade Français. Quels souvenirs as-tu de la rivalité mémorable entre les deux clubs dans les années 2000 ?

On ne peut pas nier qu’à l’époque, il y avait une grosse rivalité. Dès qu’il y avait ces rencontres-là, dès qu’on rencontrait le Stade Français, tout le monde avait l’œil plus aguerri. On le sentait dans la préparation des matchs, il y avait plus de concentration. A l’époque, le Stade Français gagnait lui aussi des titres, et cela exacerbait la rivalité. C’étaient toujours des matchs très tendus, et la plupart du temps, le résultat se dessinait à la fin.
En tant qu’entraîneur, je ne le ressentais pas spécialement de la même manière. Cette rivalité s’est un peu perdue, parce que Paris a été par la suite un peu dans les bas-fonds. Si le Stade Français a été champion en 2015, cette rivalité est maintenant moins présente, même si c’est toujours un match sérieux et intéressant à jouer.
Quand on est Toulousain, il n’est pas anodin de rencontrer le club de la capitale. Et quand on est joueur parisien, ce n’est pas rien d’affronter le Stade ! Personne n’a envie de perdre ce match-là. Tu as toujours envie de gagner le Classico, même si c’est moins fort qu’avant.

Toi qui connais bien les deux clubs, comment analyses-tu les forces en présence avant ce Stade Toulousain-Stade Français de la 6ème journée ?

Cela dépend toujours du calendrier et de ce que font les équipes après cette rencontre. Je sais, pour avoir été entraîneur au Stade Français, que si on avait un match important le week-end d’après, on tournait un petit peu plus et on n’y allait pas toujours avec toutes nos forces disponibles.
Après la défaite à domicile face à Toulon, ce sera un match à ne pas perdre pour les Rouge et Noir. Il y aura la remobilisation de tout le monde et ça va être très dur pour le Stade Français de gagner à Ernest Wallon.
D’après ce que j’ai vu depuis le début de la saison, le Stade Français essaie d’envoyer beaucoup de jeu, notamment sur les extérieurs, comme Toulouse continue de le faire. Je mettrais un peu plus de puissance du côté du Stade Toulousain, notamment devant… Voilà ce que je peux analyser à ce moment précis, mais il est possible que Toulouse s’impose facilement, en marquant quatre ou cinq essais. Ça reste un match de rugby, où il est difficile de pronostiquer quelque chose.