Le principal trait de mon caractère
Obstiné


La qualité que je préfère chez les hommes
L’honnêteté


La qualité que je préfère chez les femmes
La fidélité


Mon principal défaut
Perfectionniste


Ma principale qualité
Perfectionniste


Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Leur soutien dans les moments difficiles, leur affection et leurs sentiments désintéressés


Mon occupation préférée
Développer mes projets, lire et regarder des films


Mon rêve de bonheur
Vivre heureux, entouré de ceux que j’aime



A part moi-même, qui voudrais-je être ?
Personne d’autre. Chacun a sa vie à vivre et son histoire à écrire. Et c’est ça qui est beau.  


Le pays où j'aimerais vivre
L’Argentine


Un héros dans la fiction
Barney Stinson de “How I met your mother”, Frank the Tank de “Old School”, Rocky Balboa


Un héros dans la vie réelle
Mes parents

Mes héros dans l’histoire
Il y en a tellement… Alexandre le Grand, José de
Martín, Nelson Mandela,
pour n’en citer que trois.



Ce que je déteste le plus
L’hypocrisie, la lâcheté


Personnage historique que je déteste le plus
Staline


Comment j'aimerais mourir
Heureux et tranquille


Mon état d’esprit actuel
Revanchard


Ma devise
Se fuerte para que nadie te derrote
Se noble para que nadie te humille
Se humilde para que nadie te ofenda
Y sigue siendo tu para que nadie te olvide

Sois fort pour que personne ne te batte
Sois noble pour que personne ne t’humilie
Sois humble pour que personne ne t’offense
Et continue d’être qui tu es pour que personne ne t’oublie

Une semaine après une défaite amère concédée à Pau, les Toulousains connaissent une entame poussive face à La Rochelle. L’écart à la pause (10-8) est ainsi minime, Roumieu ayant répondu en fin de première période à un essai de Flood. Tout va mieux à la reprise, et en à peine un quart d’heure, les Rouge et Noir marquent trois fois, par Lamboley, Fritz et T.Gray. Si les visiteurs ne renoncent pas, ils ne parviendront pas à combler leur retard.

Si le Stade Rochelais occupe la dernière place du classement au moment du match, cela ne reflète pas la valeur de cette équipe, qui posera des soucis aux Toulousains jusqu’au bout. Emmenés par un Thierry Dusautoir des grands soirs, les Rouge et Noir se détachent pourtant et mènent 26-10 à l’heure de jeu, avec notamment un doublé de Yann David. Mais un relâchement coupable dans les vingt dernières minutes permet aux visiteurs de recoller pour finalement s’incliner de très peu.

Avec deux victoires et deux défaites au compteur au moment du coup d’envoi, les Toulousains réalisent une entame de championnat mi-figue mi-raisin. La Rochelle fera les frais du réveil stadiste et passera une bien mauvaise après-midi à Ernest Wallon. Les coéquipiers du capitaine Bouilhou marquent à sept reprises et n’encaissent qu’une seule pénalité, dans un match à sens unique.

Encore en rodage à cette période de la saison, le champion de France 2001 ne connaîtra pourtant pas de frayeurs majeures pour écarter les Maritimes. Auteurs chacun d’un doublé, Nicolas Sestaret et Cédric Desbrosse sont les grands artisans du succès stadiste. Si les joueurs de Guy Novès mènent nettement à la pause, le second acte sera plus équilibré. 18 des 21 points rochelais sont marqués au pied par un certain… Jean-Baptiste Elissalde.

Les deux équipes se retrouvent dès la deuxième journée, et pour son premier match à domicile de la saison, le Stade offre sept essais à ses supporters. Stensness, qui aplatit à deux reprises, Labit, Ntamack, Garbajosa, Ougier et Fillol apportent chacun leur pierre à l’édifice. Dès la pause, l’issue de la rencontre ne fait aucun doute, ce qui explique sans doute le relâchement qui suivra, et qui permettra aux Rochelais de limiter la casse, avec, encore une fois, un Elissalde diabolique de précision au pied (4 pénalités, 1 drop et 1 transformation à son actif).

Arrivé au club en 2009, Yann David fait désormais presque partie des anciens et accomplit sa huitième saison en rouge et noir. Convoqué par Guy Novès pour le Tournoi des VI Nations, il a été récompensé pour la qualité et la régularité de ses prestations cette saison.

Bien au-delà de ses qualités pour le rugby et ses caractéristiques de puncheur, Yann David, c’est avant tout un sourire permanent, une gentillesse évidente et une propension à prendre la vie du bon côté. Sportivement, tout va bien, merci pour lui. Son quotidien a été égayé par une nouvelle presque inattendue, fin janvier, quand Guy Novès l’a convoqué au sein du groupe tricolore pour préparer le Tournoi des VI Nations.
Si l’histoire s’est temporairement arrêtée en raison d’un souci musculaire à la cuisse, ce dernier ne doit surtout pas occulter l’essentiel : depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, l’intéressé aligne les prestations de tout premier plan. Sur le terrain des Wasps, lors de la cinquième journée de la Champions Cup et alors que son équipe, en dépit du résultat, montrait sa capacité à rivaliser avec le leader du championnat anglais, il avait sans doute été l’un des joueurs les plus en vue.

Ses qualités sont bien connues du monde du rugby. En position de trois-quarts centre, très peu de joueurs présentent des qualités semblables en terme de puissance. Yann David, c’est un rouleau compresseur difficile à stopper. Alors que l’on demandait à Luke McAlister, qui a évidemment côtoyé quelques phénomènes dans sa carrière, quel joueur il avait trouvé le plus impressionnant, il expliquait : « Ma’a Nonu est l’un des joueurs les plus coriaces que j’ai croisés dans ma carrière. Mais il y en a eu d’autres. Depuis que je joue avec lui au Stade Toulousain, j’ai pu mesurer à quel point Yann David est très fort. Sa puissance ballon en mains est incroyable ».


Si le parcours de Yann a été bien malgré lui émaillé de quelques blessures, ses statistiques plaident pour lui et témoignent de l’importance qu’il occupe au sein du groupe rouge et noir. Que ce soit sous l’ère Novès ou depuis l’arrivée d’Ugo Mola aux commandes du sportif, le natif de Lyon fait partie des incontournables. Si l’on occulte la saison 2010-2011, quasiment blanche en raison d’une fracture tibia-péroné, il tourne à une moyenne de 22 matchs disputés par exercice. Pas la peine d’en rajouter, et on mesure bien l’étendue du chemin accompli sur les huit dernières années.

« Je suis arrivé au Stade en 2009, à 21 ans. J’avais déjà été contacté une ou deux saisons auparavant par le Centre de Formation du club, quand j’étais à Marcoussis, au Pôle France. Mais à l’époque, je ne voulais pas trop quitter le cocon familial, j’étais très famille et je le suis toujours d’ailleurs ! Je me voyais mal partir de la maison, et j’ai préféré attendre. Ainsi, j’ai pu faire mes débuts en pro et faire mes armes dans mon club formateur jusqu’à mes 20-21 ans. Là, je me suis dit qu’il fallait que je me lance, j’avais vraiment envie de faire partie du Stade Toulousain. J’ai tenté le coup et je ne le regrette pas quelques années après », se remémore celui qui est passé par toutes les catégories de jeunes et a débuté au plus haut niveau au sein du CSBJ.

Champion d’Europe, double champion de France, Yann David, à seulement 28 ans, n’a pas dit son dernier mot. De belles pages restent à écrire, que ce soit sous le maillot des Bleus ou celui du Stade Toulousain.

Désormais entraîneur à La Rochelle, Xavier Garbajosa a sans aucun doute été l’un des joueurs les plus marquants du Stade Toulousain, où il aura passé dix saisons chez les professionnels. « Garba » en rouge et noir, ce sont 183 matchs : 140 en championnat, 37 en Coupe d’Europe, 2 en Challenge Yves du Manoir et 4 en Coupe de France.

Actuel second du Top 14 après dix-huit journées, le club de Charente-Maritime continue, semaine après semaine, de déjouer les pronostics. Porté par le duo d’anciens Toulousains Xavier Garbajosa et Patrice Collazo, le club est aujourd’hui un sérieux outsider au titre de champion de France.

La saison passée, au terme d’un exercice jugé remarquable par l’ensemble des observateurs, La Rochelle totalisait 54 points. Comment, dès lors, qualifier sa saison 2016-2017 ? Au soir de la 17ème journée, le club comptait le même nombre de points, et il a depuis dépassé ce palier symbolique, à la faveur de son succès sur le Stade Français il y a quinze jours.

Mieux encore, avec un nombre de défaites (4) incroyablement bas, le Stade Rochelais fait aussi bien que Clermont, et largement mieux que les autres pensionnaires du championnat. Son parcours à l’extérieur, quant à lui, a révélé qu’il était capable de tout : les quatre victoires (personne n’a atteint ce total) ont marqué les esprits, au moins autant que l’identité des clubs qui se sont inclinés sur leurs terres : Toulon, Castres, Bayonne et Grenoble. Et comme, dans le même temps, les coéquipiers de Brock James sont invaincus sur leurs terres, on comprend mieux leur positionnement dans les hauteurs du classement.


Quand une formation est leader après cinq journées de championnat, on parle volontiers, au choix, de surprise ou du fameux « tube de l’été ». Mais dominer (avec Clermont) le Top 14 quand dix-huit rencontres ont été disputées vous classe dans une autre catégorie. Aujourd’hui, et si les intéressés, c’est de bonne guerre, s’en défendent, La Rochelle est bien plus qu’un aspirant à la qualification. C’est un candidat on ne peut plus crédible dans la quête du Bouclier de Brennus.




Derrière cette réussite phénoménale, difficile de ne pas mettre en avant le duo d’anciens Stadistes Patrice Collazo et Xavier Garbajosa. Le premier est en place depuis 2011, en tant qu’entraîneur des avants, et est devenu manager en 2014. C’est lui qui a demandé à « Garba » de venir l’épauler en juin de la même année.

Preuve de leur entente et du crédit qui leur est accordé, les deux compères ont récemment prolongé de plusieurs saisons leur engagement. Une suite logique, presque une évidence tant ils semblent sur la même longueur d’ondes.

« Cette mission, je veux surtout la mener avec lui, le staff actuel que l’on a. Si on se réengage pour quatre ans dans un club, on considère qu’on peut gagner, qu’on peut exister. Si c’est juste pour faire un tour de piste, non. On va continuer à faire évoluer le club mais une politique sportive, c’est les pros, ce qu’il se passe en dessous. Le club se donne les moyens dans les infrastructures, que ce soit dans le financier, les sponsors, le sportif. On est obligé d’avancer car en faisant du surplace, il y en a qui nous passent devant », expliquait récemment l’ancien pilier.

Bourreau de travail, intransigeant, perfectionniste, Collazo veille à ce que personne ne s’enflamme avant l’heure au sein du club. Le temps des réjouissances viendra le cas échéant une fois la ligne d’arrivée franchie. Pas avant, même si l’homme fort du sportif mesure aussi avec lucidité le chemin accompli en peu de temps… « Il n’y a de la place que pour le travail, la détermination et l’abnégation. Tout ce qu’on a, c’est parce qu’on le mérite, parce qu’on travaille. Parfois bien, parfois moins bien, voire de façon catastrophique… On fera les comptes à la fin, ce serait se tromper de le faire maintenant. On ne peut pas se projeter. Pour l’instant, on est un candidat très sérieux pour le titre de la Charente-Maritime. Après, on verra. Ce n’est pas parce qu’on a gagné à Toulon qu’on sera champion ».


Si la prudence reste logiquement de mise, on conclura par cette déclaration de Mourad Boudjellal, à l’issue du match qui avait vu le RCT s’incliner à Mayol devant La Rochelle : « On a été battu par une très belle équipe. Bravo à eux, à leur entraîneur qui a su prendre des joueurs moins connus, plus connus, et qui a su faire un bon mix qui fait d’eux un candidat sérieux au titre. C’est sûrement une des plus belles équipes vues à Mayol depuis des années. Avec ce résultat, je serais Rochelais, je réserverais déjà mon billet de train pour Marseille parce que quand on achète à l’avance, c’est moins cher ». L’homme fort du RCT voit donc le club rochelais en demi-finale. Et une fois à ce stade, c’est bien connu, tout peut arriver.

TOP 14 05/03/2017
LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
VOUS EST PRÉSENTÉE PAR
VS
KAKOVIN 1
TOLOFUA 2
JOHNSTON 3
GRAY 4
TEKORI 5
DUSAUTOIR 6
CAMARA 7
CROS 8
BEZY 9
McALISTER 10
PALISSON 11
DAVID 12
FRITZ 13
BONNEVAL 14
MEDARD 15
remplaçants
MARCHAND
BAILLE
LAMBOLEY
FAASALELE
GRAY
DOUSSAIN
FLOOD
ALDEGHERI

Joueur du Stade Toulousain entre 2002 et 2005, Patrice Collazo a participé à la conquête de deux titres européens du club. Celui qui est désormais l’homme fort du secteur sportif rochelais a disputé 51 rencontres de Top 14 avec les Rouge et Noir, 18 de H Cup et 8 de Coupe de la Ligue.



Formé à La Rochelle, Steeve Barry a connu une trajectoire pour le moins atypique. Après avoir disputé quelques rencontres de Pro D2 en 2011-2012, il se tourne vers le rugby à 7 et intègre l’équipe de France. L’apogée de cette aventure aura pour cadre les Jeux Olympiques de Rio, où il termine avec les Bleus à la 7ème place.

Il décide alors de retourner à ses premiers amours : le XV à La Rochelle. Un choix aujourd’hui payant, car depuis le début de la saison, il a rapidement retrouvé ses repères et a déjà disputé 13 rencontres de Top 14, pour 3 essais marqués. Polyvalent, rapide, régulier, rarement blessé, l’intéressé dispose de surcroît d’une qualité d’appuis certaine, associée à une technique nettement au-dessus de la moyenne. Et, à 25 ans, il est sans doute loin d’avoir atteint sa plénitude.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
Clermont 58 18 11 3 4 165 6 2
2
La Rochelle 58 18 11 3 4 145 5 3
3
Montpellier 50 18 11 0 7 65 3 3
4
Castres 47 18 10 1 7 106 3 2
5
Toulon 46 18 9 1 8 59 4 4
6
Pau 46 18 10 0 8 11 2 4
7
Racing 92 45 18 10 1 7 48 3 0
8
Stade Toulousain 42 18 9 0 9 6 2 4
9
Bordeaux-Bègles 39 18 8 1 9 -3 1 4
10
CA Brive 36 18 8 1 9 -56 0 2
11
Stade Français 34 18 7 1 10 -53 2 2
12
LOU 33 18 6 2 10 -73 2 3
13
Grenoble 23 18 4 0 14 -165 1 6
14
Bayonne 20 18 4 2 12 -255 0 0






Depuis sa victoire sur Brive, Bayonne a connu deux cinglants revers, face au Racing et Clermont. Le compteur des Basques est toujours bloqué à vingt points, et le maintien semble aujourd’hui bien illusoire. Gageons cependant que l’Aviron voudra rééditer une nouvelle bonne performance à Jean Dauger, là où il a connu ses quatre uniques succès de la saison.

Pau vient d’engranger six victoires de rang, ce qui lui permet de postuler au titre honorifique d’« équipe en forme du moment ». Alors que la Section n’était pas loin de la zone de relégation il n’y a pas si longtemps, elle peut désormais légitimement viser une qualification pour les phases finales. A l’extérieur, les coéquipiers de Julien Pierre ont prouvé qu’ils avaient du répondant, comme en attestent leurs récentes performances à Toulouse et Bordeaux-Bègles.





Logiquement battu sur la pelouse du Racing lors de la dernière journée, Brive est actuellement dans le ventre mou du classement et aura du mal à accrocher un ticket pour les barrages. Dans cette optique, l’erreur n’est en tout cas plus permise pour les Corréziens, qui affichent un bilan fort présentable à domicile, avec un seul revers en huit matchs.

Après une défaite à domicile face à La Rochelle qui avait fait grincer quelques dents, Toulon a renoué avec la victoire il y a quinze jours, à domicile face au LOU. Si le RCT est toujours dans le peloton de tête, les positions sont à ce point resserrées qu’aucune certitude n’est aujourd’hui de mise.
Au match aller, à Mayol, les Rouge et Noir avaient subi une terrible déconvenue en s’inclinant devant le CAB, 21-25.





Plus que jamais en position de qualifié virtuel, Castres reste sur une superbe performance à Bordeaux-Bègles qui accentue considérablement sa marge de manœuvre. A l’exception d’une défaite face à La Rochelle en début de saison, le CO est toujours resté maître sur ses terres. Voilà qui est plutôt de bon augure avant de défier une équipe face à laquelle il s’était incliné au match aller, sans démériter (19-29).

Avec un bilan provisoire de quatre victoires, trois nuls et seulement deux défaites loin de ses bases, Clermont confirme son statut de terreur en déplacement. Malgré de nombreuses absences, l’ASM a battu Bayonne il y a quinze jours, mais l’opposition sera certainement plus difficile ce week-end. La saison passée, les Auvergnats, fidèles à leur réputation, s’étaient imposés dans le Tarn, 28 à 17.





A la très belle victoire sur le Stade Français est venue succéder une défaite à Pau il y a deux semaines. Si Grenoble n’est plus lanterne rouge, son retard sur la douzième place, synonyme de maintien, semble s’accroître de façon irréparable. Pour continuer à croire en l’impossible, le FCG n’a de toute façon pas d’autre choix que de s’imposer face au champion de France en titre. Pas une mince affaire pour une formation qui compte déjà quatre déconvenues au Stade des Alpes cette saison.

En grande difficulté comptable il y a peu, le Racing vient d’enchaîner deux succès de rang, face à Bayonne et Brive, qui l’ont rapproché des places qualificatives. Ce n’est pourtant pas une fin en soi, et pour valider cette première étape, les Franciliens devront rapidement changer leur fusil d’épaule à l’extérieur, où leur bilan, compte tenu de leur statut, est pour le moment insuffisant (une seule victoire en neuf matchs).







Sans forcément démériter, le LOU ne parvient pas à changer de braquet et à enchaîner les résultats positifs. Ainsi, si la probante victoire face au Racing avait fait naître beaucoup d’espoirs, ceux-ci ont été douchés par la très large défaite concédée à Pau. S’il est actuellement premier non-reléguable, le club rhodanien semble disposer d’une marge de sécurité suffisante pour ne pas s’inquiéter.

Sans forcément beaucoup faire parler de lui, Montpellier est présent sur le podium depuis la treizième journée. Si son jeu n’est pas toujours flamboyant, l’équipe héraultaise fait en tout cas preuve d’une régularité certaine, dont ne peuvent pas se targuer tous les pensionnaires du Top 14.
Au match aller, le MHR avait énormément souffert avant de s’imposer dans la douleur contre Lyon, 25 à 20.







Avec trois défaites de rang, le Stade Français a fait une croix sur ses desseins européens en vue de la saison prochaine. Et comme, sauf cataclysme, le maintien est dans le même temps quasiment assuré, c’est une fin de championnat sans objectif majeur qui se profile pour les Parisiens. A l’aller, ces derniers avaient littéralement explosé face aux Girondins, 19 à 37.

C’est une série bien délicate à laquelle est confronté actuellement Bordeaux-Bègles, battu à domicile lors de la dernière journée par Castres. Le club girondin n’a gagné aucun de ses six derniers rendez-vous et a pris du retard dans la course à la qualification. Un « coup » à l’extérieur tomberait particulièrement bien pour se rapprocher du club des six, alors que la dernière victoire des Grenats en déplacement remonte déjà au 12 novembre, sur la pelouse de Grenoble.

5 décembre 1998
L’arrière rochelais Franck Brunet dégage son camp sous le regard
de Xavier Garbajosa. L’ailier toulousain inscrira ce jour-là un doublé
et participera à la large victoire des siens, 49 à 3.

Leader de la touche toulousaine durant plus de dix ans, le troisième ligne a tout gagné avec le Stade. Toujours titulaire, jamais blessé, il a été l’un des symboles de l’équipe conquérante des années 2000. Il revient sur cette décennie en or.

Tu as gagné sept titres majeurs avec le Stade : 4 Boucliers et 3 H Cup. Le premier a-t-il, comme on le dit souvent, une saveur particulière ?

Oui, c’est évident. Je l’ai vécu avec un groupe de joueurs qui avaient énormément d’expérience. On était quelques jeunes à intégrer l’équipe professionnelle depuis un ou deux ans et les anciens avaient déjà gagné tellement de titres que continuer à soulever des trophées relevait en quelque sorte d’une certaine logique.
Personnellement, dans ma tête, c’était l’image que j’avais du Stade Toulousain et je me disais qu’on allait en gagner des dizaines d’autres comme ça… Mais j’étais jeune ! (sourires)
Mon premier Bouclier, je l’ai donc vécu avec beaucoup d’insouciance et comme quelque chose qui devait forcément arriver puisque je jouais au Stade Toulousain. C’était une confiance totale, peut-être trop présente à l’époque.

Tu as soulevé le Bouclier de Brennus très jeune en 2001, avec l’éclosion d’une très jeune génération (Michalak, Jeanjean, Poitrenaud…). Tu n’imaginais donc pas qu’il faudrait attendre sept ans avant de retoucher le bout de bois ?

Cela rejoint ma réponse précédente : on pensait que chaque année allait être un peu la même fête. Si le championnat ne nous a pas réussi durant des années, il faut tout de même souligner nos parcours en H Cup : je crois que le club s’était orienté vers cette compétition pour essayer de la remporter à nouveau. Il est évident qu’on voulait gagner le championnat, mais on se satisfaisait aussi de gagner des Coupes d’Europe. Mais il y a eu des finales perdues en championnat pendant ces sept années de disette.
On ne s’imaginait pas vraiment cette coupure, qui a été longue et pas facile à vivre. Il nous manquait aussi une certaine forme de maturité à l’époque. Nous étions une équipe très jeune, il y avait eu un changement de génération en 2002 et il a fallu qu’on gagne en maturité.

Natif de Pau, tu as rejoint le Stade très jeune. Te souviens-tu des circonstances de ton arrivée et as-tu hésité avant de faire le « grand saut » ?

C’était en 1999, deux ans avant mon premier titre avec le Stade. J’avais 20 ans, je sortais des juniors de la Section, et le club ne me gardait pas car j’étais étudiant à Toulouse.
En étant en école d’ingénieur dans la Ville Rose, il était compliqué pour moi d’exister à Pau car je m’entraînais très peu là-bas. A l’époque, j’étais en équipe de France avec les moins de 20 ans et c’est Jean-Michel Rancoule, après avoir vu des vidéos en sélection, qui a fait le pari de me recruter au Stade Toulousain.
Et à la question de savoir si j’ai hésité… Non, absolument pas. C’était le Stade Toulousain, qui avait à l’époque une génération assez incroyable. Je m’étais très rapidement dit que quoi qu’il arrive, même si je ne perçais pas, j’allais tout de même vivre une formidable expérience en côtoyant des joueurs de ce calibre. Je me disais que ça ne pouvait de toute façon pas être pire qu’à la Section Paloise… Je pouvais surtout en profiter pour terminer mes études, ce qui était un gros challenge dans ma vie à cette époque-là.

Le vestiaire toulousain était réputé pour compter de grosses personnalités à l’époque. A-t-il été difficile d’y trouver ta place ?

Oui… Non pas parce que les mecs n’étaient pas accueillants, mais seulement parce qu’ils étaient impressionnants !

J’étais jeune et il y avait pas mal de joueurs qui avaient quinze ans de carrière. Chacun avait sa place dans le vestiaire et il y avait pas mal de codes à respecter.
Avec William (Servat), nous sommes arrivés en même temps. Nous étions les deux jeunes et nous avons été couvés par les avants comme Didier (Lacroix), Franck (Belot) ou encore Hugues (Miorin), qui étaient cools avec nous. Mais malgré tout, il y avait quand même une certaine forme de respect qu’on s’imposait, d’où une certaine distance.
Notre intégration s’est davantage faite dans notre investissement au quotidien, aux entraînements ou encore aux matchs. C’était à nous de démontrer qu’on avait notre place dans l’effectif.

En jouant aussi longtemps au Stade, tu as connu plusieurs générations différentes. Quelle est selon toi l’équipe la plus forte, ou la plus complète, avec laquelle tu as joué ?

Pour moi, c’est vraiment quand notre génération est arrivée à maturité, donc entre 2008 et 2012. Ce sont pour moi les quatre années où j’ai eu l’impression qu’on maîtrisait notre sujet, en Coupe d’Europe et en championnat. Mais ce ne sont que mes impressions. Au début des années 2000, nous avions un groupe plus hétérogène… A partir de 2008, l’équipe était très complète, que ce soit à l’avant ou à l’arrière, nous savions où nous allions. Et forcément, ça se retranscrit par de meilleurs résultats à l’arrivée.

Si tu comptes autant de matchs chez les pros, c’est aussi parce que tu n’as quasiment pas eu de grave blessure. C’est le facteur chance, ou y a-t-il une explication rationnelle ?

Au début de ma carrière, j’avais une hygiène de vie assez rigoureuse. Je me suis beaucoup entraîné jeune car j’avais un déficit à combler au niveau physique. J’ai compris à partir de 30 ans que mon corps était différent, ce qui m’a complètement fait changer ma façon de faire et ce qui m’a d’ailleurs valu pas mal de chambrage dans le groupe… J’ai vraiment compris que mon corps était quasiment un outil de travail à ce moment-là. J’ai alors essayé d’en prendre soin en faisant beaucoup d’exercices, beaucoup de stretching. Je suis aussi quelqu’un qui dort beaucoup, et j’ai vite compris que la récupération était un facteur important pour la durée. Je pense que c’est cet ensemble de choses qui m’a permis de ne pas avoir de pépins graves.
J’ai su m’adapter en fonction de mes caractéristiques, suivant ce que je ressentais, ce que je pouvais faire ou ne plus faire avec les années. Cela m’a permis de rester au contact. J’ai eu des pépins, mais pas d’opérations par exemple. J’ai peut-être aussi certaines dispositions. Je ne suis pas très costaud, mais je me suis aussi adapté au rugby par rapport à ça. J’ai eu cette perspicacité de faire en fonction de mon gabarit.

Une carrière n’est pas faite que de bons moments. Quel est pour toi le pire souvenir de ta carrière professionnelle ?

Il y en a quelque uns… Ce sont souvent, forcément, des matchs perdus. Le pire, là où j’ai eu honte pendant plusieurs mois, c’est la défaite en finale en 2006 contre Biarritz. Nous avons pris 40 points et c’est quand même quelque chose de grave dans une finale. Cela a été extrêmement difficile à digérer. Paradoxalement, je pense que ça a aussi constitué une espèce de fondement entre nous : On s’est clairement dit : « Plus jamais ça » ! Si cette défaite nous a fait très mal, elle a également sonné le vent de la révolte et a peut-être constitué le ciment des années futures, notamment contre les Biarrots. On les a affrontés par la suite plusieurs fois en phases finales, notamment en Coupe d’Europe, et nous l’avons emporté à chaque fois.
Après, à titre personnel, mon changement de club en 2013 a aussi été une période particulière. Les circonstances ont été un peu difficiles, ce sont des moments délicats, mais sur lesquels j’ai réussi à me reconstruire et à avancer par la suite. Il n’est jamais évident d’être déçu, triste ou en colère mais c’est aussi le terreau pour se remettre en question et aller chercher autre chose.
Partir à Pau a ainsi été pour moi une formidable aventure. J’ai vécu quelque chose que je n’avais jamais imaginé, puisque je pensais terminer au Stade Toulousain.

Quand on parle avec des joueurs de ta génération, on s’aperçoit que beaucoup citent la finale de Top 14 face au Stade Français, en 2003, comme leur plus mauvais souvenir…

Pas en ce qui me concerne. C’est tout simplement le meilleur qui a gagné ce jour-là. L’équipe avait très peu tourné lors des six dernières semaines. Guy (Novès) avait tout le temps laissé la même équipe et je me souviens que nous étions tous sur les rotules lors de cette finale. On était vraiment fatigués, épuisés… Pour ma part, c’est vraiment le souvenir de cette finale perdue face à Biarritz qui me reste en mémoire. Prendre une fessée comme ça devant autant de gens, c’est difficile à accepter.

As-tu un regret au vu de ta carrière, ou a-t-elle été suffisamment bien remplie pour ne pas en avoir ?

Je ne sais pas si j’ai des regrets. Au fond de moi, je pense ne pas en avoir car j’ai toujours donné tout ce que j’avais. J’ai toujours été honnête, avec mes moyens, qui étaient des moyens différents d’ailleurs à cette époque-là. J’ai fait ce que j’ai pu, avec ce que j’avais, et sans tricher.

Quand on a été titulaire indiscutable durant des années dans le meilleur club de France et d’Europe, n’est-il pas étonnant de n’avoir que deux sélections en équipe de France ?

C’est le paradoxe de la sélection. Chez les Bleus, il ne faut pas avoir 14 ou 16 sur 20, il faut être le meilleur. Je suis déjà fier d’être parti en tournée et d’avoir eu deux capes. Au regard de mon investissement, j’aurais forcément aimé plus. Mais à partir du moment où j’ai eu l’impression d’avoir fait le maximum, je ne peux pas me reprocher grand chose.
Le choix ne t’appartient pas, il appartient aux sélectionneurs. Honnêtement, quand je regarde en arrière, j’ai fait tout ce que j’ai pu, en ayant une certaine éthique.
Forcément, de l’extérieur, ça peut paraître paradoxal, mais quand on regarde les générations, il y avait d’excellents joueurs, qui pour certains étaient de niveau mondial. C’est comme ça.

A l’issue de ta carrière professionnelle, tu as décidé d’intégrer le staff sportif toulousain et de débuter une carrière d’entraîneur. As-tu toujours imaginé cette reconversion ?

Non, absolument pas ! C’était une discussion que j’avais eu avec Guy il y a quelques années, mais ça ne m’intéressait pas. Je voulais à l’époque valider mon diplôme d’ingénieur puisque j’avais vraiment eu beaucoup de mal à l’avoir. Je voulais sortir un peu du monde de rugby. C’est davantage mon passage à la Section Paloise qui m’a donné ce goût-là. Découvrir des méthodes anglo-saxonnes et une autre façon de travailler m’a un peu révolutionné la tête. Je me suis dit que j’avais une expertise dans un certain domaine et que j’avais envie de faire passer mes idées et ma façon de voir les choses.

Dans toute ta carrière, quel était le joueur le plus guerrier, qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

Il y en a eu beaucoup. « Titi » (Dusautoir) nous a fait très mal lors de la fameuse finale en 2006, notamment physiquement. Il est certain que c’est un gars qu’il vaut mieux avoir avec soi. C’était un plaisir de jouer ensuite avec lui car il impactait fortement les adversaires.
Il y a eu aussi les frères Maka, William Servat, et dans le même registre, je dirais également Yannick Jauzion. C’était un athlète incroyable. J’ai eu la chance de jouer dans une génération de joueurs avec énormément d’aptitudes. Je pourrais en citer encore beaucoup d’autres.

Quel est pour toi le plus grand joueur avec lequel tu as évolué au Stade ?

Avec Jean-Baptiste Elissalde, on s’est un peu amusés à regarder les matchs de ces années-là, et incontestablement, Yannick Jauzion était un joueur hors-normes. C’est l’œil du coach qui parle. Voir ses performances, ce qu’il était capable de faire sur un terrain, c’est assez incroyable. Il a été la pierre angulaire du Stade Toulousain pendant dix ans. Autour de lui se débloquaient toujours des situations, surtout lors des grands matchs. Ce n’était pas le joueur qui était bon quand on recevait des petites équipes, c’était le joueur qui existait dans les grands matchs et qui a fait gagner des titres au club. Pour moi, je pense que Yannick est le symbole de notre génération. Il alliait cette force, cette technique et sans doute cette culture de l’humilité qui lui a permis d’être au plus haut niveau de cette manière.

Au Stade, quel était le joueur le plus drôle dans le vestiaire ?

Il y avait des phénomènes ! Jeunes, on se faisait pas mal de crasses avec Fred (Michalak), Clément (Poitrenaud), William (Servat), Nico (Jeanjean)…C’était assez drôle. Après sont arrivés Jean-Baptiste Elissalde et Jean-Baptiste Poux, avec qui on a passé de supers moments.
Pour ce qui est de la dernière génération, je dirais peut-être « Mama » (Yoann Maestri) qui est un sacré numéro dans son genre. Il ne faut pas oublier Florian Fritz non plus.
Et au tout début de ma carrière toulousaine, le clown de service était vraiment Christian Califano ! C’était un véritable phénomène et je pense que personne n’a encore réussi à l’égaler ! (sourires)

Quatre Boucliers et trois H Cup, ce sont également sept soirées à fêter les titres. Laquelle a été la plus mémorable ?

Curieusement, les soirées n’étaient pas des moments que j’appréciais énormément. Je les vivais à chaque fois comme la fin d’une histoire. Je parle bien de la soirée en elle-même, parce qu’il y avait toujours beaucoup de monde, ce qui fait que l’équipe était souvent éparpillée. Ça ne me plaisait pas trop.
Ce qui était le plus sympa, c’était les retours à Toulouse. William (Servat) organisait toujours une journée dans la ville, avec la tournée des bars, uniquement entre nous. Les vrais bons moments étaient à chaque fois ceux-là.
La journée la plus mémorable reste celle de 2008. Nous avions croisé un camion de pompier qui sortait d’intervention vers minuit, avec toutes les sirènes allumées. Nous étions tous montés dessus et nous avions fait le tour de la ville, sirènes hurlantes ! C’était assez improbable. Ça faisait longtemps que le Stade n’avait pas gagné… Les gens étaient déchaînés dans la ville, il y avait une impressionnante communion avec les supporters. C’était incroyable !
Après, les titres s’enchaînant, il y a eu une sorte de lassitude, de normalité… Tous les moments suivants étaient très bien, mais celui de 2008 reste particulier.

Au-delà des soirées de titres, on a de très bons souvenirs. Je me souviens d’une soirée où les joueurs étaient tous déguisés. Nico Jeanjean était déguisé en prostituée et il faisait le trottoir ! Une voiture s’était arrêtée pour lui demander ses tarifs ! (sourires)
Une autre fois, nous avions jeté avec William Servat de la farine sur les voitures des joueurs, que nous voulions taguer. Malheureusement pour nous, Fabien Pelous a cru qu’on était en train de lui voler sa voiture et il nous a couru après pendant pratiquement 300m ! (sourires)

Le plus râleur ?

Sincèrement, Clément Poitrenaud ! Quand on était jeunes, Clément était insupportable, il était toujours en train d’embêter les avants. Hors du terrain, sur le terrain… Il râlait tout le temps finalement !

Le plus ingérable ?

Cédric Heymans (sourires)

Le mot de la fin ?

Le Stade Toulousain est un club hors-normes, qui possède des joueurs hors-normes, des supporters capables d’être à fond derrière leur équipe. Il faut savoir être fier de son équipe. Je suis allé jouer dans d’autres clubs et le Stade est respecté partout. Quand on est Toulousain, on ne s’en rend pas spécialement compte, mais c’est réellement un club à part.