Le principal trait de mon caractère
L’humilité


La qualité que je préfère chez les hommes
Le respect


La qualité que je préfère chez les femmes
Le respect


Mon principal défaut
Têtu


Ma principale qualité
La générosité


Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Leur confiance


Mon occupation préférée
Le sport


Mon rêve de bonheur
Une belle carrière professionnelle


Quel serait mon plus grand malheur ?
Perdre un proche


A part moi-même, qui voudrais-je être ?
Mike Horn


Le pays où j'aimerais vivre
Le Canada


Un héros dans la fiction
Captain America


Un héros dans la vie réelle
Romain Manas


Mes héros dans l’histoire
Jean Moulin



Ce que je déteste le plus
L’injustice


Personnage historique que je déteste le plus
Hitler


Le don de la nature que je voudrais avoir
Voler


Comment j'aimerais mourir
Sur scène


Mon état d’esprit actuel
Heureux


La faute qui m'inspire le plus d'indulgence
La gourmandise


Ma devise
Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin

Privé de ses internationaux, le Stade réalise un cavalier seul en première période et se détache au score, avec des essais de Flood et Tekori. Le score de 20 à 3 à la pause laisse présager d’une victoire aisée, mais les visiteurs se rebiffent au cours du deuxième acte, marquent deux essais et viennent mourir à trois petits points. Les Toulousains passent près de la correctionnelle.

Large leader du Top 14 au moment de cette rencontre, le Stade accueille une équipe qui, au contraire, est lanterne rouge de la compétition. Ce match des extrêmes ne sera pas riche en suspense : les Rhodaniens prennent rapidement l’eau et encaissent six essais d’un bout à l’autre de la partie, dont un doublé de Médard. Seules les blessures de Millo-Chluski et Giorgadze viennent ternir une copie très convaincante.

Dans un championnat plus alambiqué que jamais, cette première phase regroupe 80 équipes, réparties en 16 poules de 5 (!). Les rencontres sont ainsi extrêmement déséquilibrées et manquent cruellement d’intérêt. Face au LOU, les Rouge et Noir marquent… 17 essais, et trois joueurs inscrivent chacun un quadruplé : Lecomte, Maset et Charvet.

Sérieusement blessé face à La Rochelle lors de la 19ème journée de Top 14, le joueur a malheureusement mis un terme à sa saison. On ne le verra plus sous le maillot toulousain.

C’est une fin cruelle, un épilogue douloureux que personne, et évidemment pas l’intéressé, n’avait imaginé. Le 5 mars dernier, lors de la venue de La Rochelle à Ernest Wallon, Grégory Lamboley est entré en jeu à la 70ème minute. Il ne restera que quelques instants sur la pelouse qu’il a foulée tant de fois, à peine le temps de mener une contre-attaque et de subir un plaquage sévère de Jason Eaton. « Bobol » ne se relèvera pas.
Les signes du staff médical, demandant de toute urgence une civière, laissaient d’emblée craindre le pire, alors que le joueur, évacué sous les acclamations du public, trouvait la force de saluer ses supporters avant de disparaître dans le tunnel menant à l’infirmerie. Et c’est bien le pire qui allait être diagnostiqué : admis aux urgences peu de temps après, il déplorait une fracture de la cheville droite.

Sa saison, de facto, est terminée. La conséquence est terrible : on ne reverra plus Greg sous le maillot toulousain. C’est la conclusion injuste d’une formidable épopée, longue de dix-sept saisons. Lamboley, c’est pas moins de 387 matchs disputés en équipe professionnelle. Un total ébouriffant, qui fait de lui le 2ème joueur de toute l’histoire du club à avoir le plus porté le maillot, derrière Jean Bouilhou, qui le devance d’une courte tête (392). Il est d’ailleurs douloureusement ironique de souligner que sans ce coup du sort, il aurait sans doute pris la première place de ce classement.


Ces 387 matchs en rouge et noir, c’est d’abord, bien entendu, le signe d’une longévité et d’une fidélité sans faille au club. C’est ensuite un coup porté à la croyance populaire, qui faisait du joueur un éternel remplaçant. S’il a, c’est vrai, endossé ce rôle à maintes reprises, c’est d’abord grâce à sa polyvalence, qui lui permet d’évoluer aussi bien en deuxième ligne, qu’en troisième, que ce soit en numéro 8 ou flanker.

Cette fameuse polyvalence dont on lui a tant parlé tout au long de sa carrière et qui, perçue au départ comme un handicap pour acquérir un statut de titulaire, l’a finalement rendu indispensable.

« On n'efface pas dix-sept ans de vie comme ça, avec des souvenirs inoubliables. C'est forcément spécial. C'est aussi la fin d'une génération. Ce que je retiens en premier, c’est ma longévité dans le club : ça sera de plus en plus rare.. J'ai la fierté d'avoir joué régulièrement dans une telle équipe. Ce n'était jamais gagné d'avance chaque saison. Il y a toujours eu des recrues et je ne suis jamais apparu indiscutable. Mais j'ai toujours été parmi les joueurs les plus utilisés. Je me suis accroché », témoignait il y a quelques semaines Lamboley, qui savait sa dernière ligne droite au club largement entamée.

Si le destin lui a réservé une autre sortie que celle qu’il avait espérée, cette fin d’aventure tronquée pèse bien peu au regard de la carrière toulousaine de Greg : triple champion de France (2008, 2011, 2012), autant de fois champion d’Europe (2003, 2005, 2010) et quatorze sélections en équipe de France.

Avec 26 essais encaissés à l’extérieur depuis le début de la saison, le LOU ne fait pas partie des bons élèves du championnat en la matière. Un chiffre qui contraste radicalement avec ses performances à domicile, où Lyon n’est ni plus ni moins que la meilleure défense du Top 14.

Alors que six journées restent à disputer, le club rhodanien est tout proche de remporter son pari de se maintenir en Top 14 à l’issue de la saison. Une prouesse certaine et presque rare pour un promu.

Et si le LOU avait payé pour apprendre ? Certes, ce serait un lourd tribut, mais après les échecs de 2012 et 2015, le bout du tunnel n’a jamais semblé aussi proche. Ces deux années-là, le club, promu en Top 14 quelques mois plus tôt, avait connu le même sort que nombre de ses semblables avant lui : une place de bon dernier au soir de la 26ème journée, et un retour à l’échelon inférieur.
Les raisons de cette progression sont, un peu étonnamment de prime abord, à chercher au mois d’avril dernier, quand les Rhodaniens étaient encore en Pro D2. En Pro D2, mais avec déjà une première place, et donc une montée, assurée. Les dirigeants ont alors pu bénéficier d’une denrée rare dans le rugby professionnel : le temps. Le temps de penser une stratégie, de recruter en fonction des besoins futurs…

« Nous ne voulons plus prendre l’ascenseur. L’objectif du club est de s’ancrer à long terme en Top 14. Mais la concurrence est très forte et ne nous a pas attendus pour se renforcer. Nous sommes conscients de la difficulté de ce championnat », synthétisait le président Roubert lors de la dernière intersaison.




Pour parvenir à ses fins, le club a procédé à des changements significatifs au sein de son effectif, et pas moins de douze éléments sont venus rejoindre le LOU. Un mélange de jeunesse, d’expérience, mais surtout des noms qui laissaient entrevoir que ce n’était pas tout à fait un promu comme les autres qui rejoignait le plus haut niveau du rugby hexagonal : Delon Armitage, Rudi Wulf, Fred Michalak, Virgile Bruni, Mickaël Ivaldi
Comme souvent en pareil cas, l’alchimie, au même titre que Rome, ne s’est pas faite en un jour. C’est sans doute pour cela que le maintien, aujourd’hui, n’est pas encore mathématiquement acté, même s’il ne fait pas (trop) de doutes. La faute aussi à un parcours à l’extérieur très décevant, avec pas la moindre victoire à se mettre sous la dent en onze déplacements.

Fort heureusement, le club peut compter sur des performances à domicile satisfaisantes, aidé en cela par le « renfort » de Gerland, où il a évolué lors de la 17ème journée. Bordeaux-Bègles, le Racing, Montpellier et le Stade Français viennent tour à tour de tomber dans la capitale des Gaules, et chacun de ces succès a constitué une étape supplémentaire vers le maintien.



Pierre Mignoni, le très exigeant entraîneur principal, n’entend évidemment pas crier victoire avant la ligne d’arrivée franchie et fait tout pour conserver ses hommes sous pression : «  Malgré tout ce qu’il peut se passer à ce moment-là de la saison, avec certainement des départs, j’ai le sentiment que personne ne lâche au sein du groupe. C’est excessivement positif, et c’est ce que l’on construit, même si je peux évidemment comprendre qu’il y ait des déceptions. Déception de ne pas être dans le groupe, déception de ne pas faire certains matchs… Mais comme je le répète souvent aux joueurs, ça ne change rien, il faut continuer à être irréprochables. On peut pleurer à la maison, mais pas au stade. Il faut tout donner pour cette équipe et pour ce club. Il faut continuer notre chemin, en restant déterminés. Une chose est sûre, on ne lâchera pas ».

 

Les faits, semaine après semaine, confirment les dires de l’ancien demi de mêlée. Et cette fois, l’issue pourrait être heureuse pour Lyon. Les échecs de 2012 et 2015 semblent définitivement appartenir au passé.

TOP 14 19/03/2017
LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
VOUS EST PRÉSENTÉE PAR
VS
STEENKAMP 1
MARCHAND 2
ALDEGHERI 3
FAASALELE 4
ALBACETE 5
CROS 6
CAMARA 7
GALAN 8
MARQUES 9
DOUSSAIN 10
PALISSON 11
DAVID 12
FRITZ 13
BONNEVAL 14
MEDARD 15
remplaçants
MAUVAKA
NETI
TEKORI
GRAY
BEZY
McALISTER
KUNATANI
JOHNSTON

L’ancien Toulousain boucle sa première année au sein du LOU et a récemment prolongé son aventure d’une saison supplémentaire. Il évoque en exclusivité ses ambitions sportives et ses projets à court et moyen terme.

Tu as rejoint le LOU cette saison et pour la première fois de ta carrière, tu es dans un club qui, logiquement pour son retour en Top 14, joue avant tout le maintien. Comment vis-tu ce défi qui est nouveau pour toi ?

Le LOU n’est pas un club qui joue seulement le maintien. Certes, il a connu par le passé des difficultés avec des descentes quelques mois seulement après avoir rejoint le Top 14. Mais aujourd’hui, je sens qu’il y a de vraies ambitions, avec un projet sur le long terme…. C’est cela qui m’a séduit et qui me motive.

Globalement, comment analyses-tu le parcours du club jusqu’ici ? On a l’impression, après une certaine irrégularité durant la première moitié de saison, que vous avez trouvé une bonne carburation ces dernières semaines ?

On a eu du mal à gagner à l’extérieur. On aurait dû, sur deux matchs (Clermont et Montpellier), raccrocher des victoires et compter aujourd’hui huit points de plus... Ce qui nous aurait permis de voir plus haut, de viser une place parmi les six premiers et peut-être une qualification en phase finale. Ça montre à quel point ça va vite dans ce championnat. Je n’invente rien en soulignant que le Top 14 est une compétition difficile…

Sauf catastrophe, le club devrait être en Top 14 la saison prochaine. Quel est votre état d’esprit actuel ?

Je ne vois pas aussi loin. Mon but, aujourd’hui, c’est de faire un beau match à Toulouse… Pour le reste, on verra plus tard.

Après avoir tout connu dans ta carrière, tout gagné, qu’est-ce qui te fait encore courir aujourd’hui ? Le plaisir de jouer, tout simplement ?

C’est gentil de le dire, mais je n’ai pas tout gagné. (sourires) Je n’ai jamais été champion du Monde par exemple. Quand tu as été formé au Stade Toulousain, tu ne te contentes pas de gagner un titre. Donc, pour répondre à la question, ce qui me fait courir aujourd’hui, c’est de gagner à nouveau un titre.

Quel regard as-tu sur la saison actuelle du Stade ?

Le club connaît quelques difficultés, mais je suis mal placé pour pouvoir répondre car je suis aujourd’hui à l’extérieur. Mon souhait, c’est de le revoir au plus haut niveau, avec derrière lui les supporters toulousains qui resteront toujours fidèles à ce beau club.



Physiquement, où en es-tu ? A-t-on une chance de te voir à Ernest Wallon le 19 mars prochain ?

Oui, tout va pour le mieux, et je me sens même très bien actuellement. J’espère pouvoir refouler la pelouse samedi prochain et revoir toutes les têtes que je connais depuis que je suis né ;)



Un déplacement à Ernest Wallon, cela serait-il toujours un match particulier pour toi ?

Bien sûr ! J’ai commencé au Stade à l’âge de 6 ans, et je suis formé à 100% à l’école toulousaine… Revenir à Ernest Wallon, c’est comme rentrer chez soi.

On a compris que pour toi, l’après-carrière de joueur se ferait justement pas très loin des Sept Deniers, au BSCR. Rester dans le rugby, c’était une évidence ?

Rester dans le rugby et mettre mon expérience au profit d’un club, dans une région qui me tient à cœur, était une évidence. Reprendre le club de Blagnac dans la situation financière dans laquelle il se trouvait, ne l’était pas en revanche.
Je le fais car j’aime le rugby et je crois que le rugby pro, en général, ne travaille pas assez avec des clubs amateurs autour d’eux, alors que s’y trouvent les « Maxime Médard » de demain…

Le projet sportif à Blagnac semble vouloir s’appuyer sur la formation. Si cela a toujours été le credo de Christophe Deylaud, on sait que c’est évidemment quelque chose qui te tient à cœur ?

C’est vrai, notre projet à Blagnac est axé sur la formation à 100%, car c’est un club qui compte plus de 650 licenciés. Je veux mettre à disposition des jeunes du BSCR des infrastructures et des personnes qui puissent leur permettre de toucher au plus haut niveau.
Par exemple, le renfort de Benoît Lecouls, en charge de la mêlée à partir de l’an prochain, va permettre aux jeunes de l’équipe première et aux filles d’avoir un spécialiste à leur disposition. Christophe Deylaud va manager toute la partie sportive, et son expérience est tout simplement extraordinaire pour nous. On a beaucoup de chance de l’avoir au sein du club aujourd’hui.

Tu as toujours été très proche des jeunes tout au long de ta carrière. Te rapprocher d’une façon ou d’une autre d’une fonction d’entraîneur ou d’éducateur, c’est quelque chose que tu as en tête ?

La transmission est importante pour moi. J’ai eu la chance d’avoir un Jérôme Cazalbou, un Xavier Garbajosa ou d’autres qui m’ont pris sous leurs ailes et qui m’ont montré le chemin à suivre pour atteindre le haut niveau… C’est tout à fait normal que ce soit à mon tour de le faire.

Je passe actuellement mes diplômes d’entraîneur… Donc oui, c’est quelque chose qui traîne dans un coin de ma tête… Je prendrai le temps par la suite de réfléchir.

L’année prochaine, où seras-tu ? Toujours joueur au LOU ? A Blagnac ? Pas trop difficile de concilier les deux, sans parler de ta vie de famille bien remplie ;-) ?

Je serai l’an prochain toujours joueur au LOU : le club me fait confiance et j’y suis actuellement très heureux. Ma famille se sent bien à Lyon, mais j’enverrai mes enfants voir mon père ici à Toulouse pour avoir notre joli accent du sud ;)
Et bien entendu, je continuerai aussi à travailler avec Blagnac, car c’est un projet sur le long terme.

Dans l’effectif actuel lyonnais, ils sont quatre à avoir déjà évolué au plus haut niveau avec le Stade Toulousain. Il y a bien entendu Frédéric Michalak, qu’on ne présente plus, mais également Hosea Gear, arrivé en cours de saison, Nicolas Durand et Stéphane Clément. Ces deux derniers sont passés par le Centre de Formation rouge et noir.



« Un joueur de ce calibre est très demandé et il n’a pas été facile de le convaincre. Je veux qu’il nous amène son gros caractère, son envie de gagner, qu’il soit un leader, un papa pour les lignes arrières », déclarait Pierre Mignoni au sujet de Delon Armitage en juillet dernier.
Depuis, le natif de San Fernando (Trinité-et-Tobago) a été fidèle à la réputation qu’il s’est forgée en France depuis son arrivée à Toulon en 2012.
Dès le mois d’octobre, une rumeur (démentie) faisait état de son spleen et de son envie de quitter Lyon l’issue de la saison. Il a également été suspendu deux semaines pour avoir frappé un adversaire lors d’un match contre Bordeaux-Bègles.

Rien de très étonnant, finalement, pour un joueur qui n’a eu de cesse, tout au long de sa carrière, d’alterner provocations, coups de sang et… coups de génie. Reste qu’avec 14 matchs et 14 titularisations cette saison pour le seul championnat, l’homme aux 27 sélections est loin de faire de la figuration dans son nouveau club. Même si certains en attendaient peut-être un peu plus.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
La Rochelle 66 20 13 3 4 174 5 3
2
Clermont 58 20 11 3 6 146 6 2
3
Montpellier 55 20 12 0 8 61 4 3
4
Pau 52 20 11 1 8 17 2 4
5
Castres 51 20 11 1 8 110 3 2
6
Toulon 51 20 10 1 9 117 5 4
7
Racing 92 45 20 10 1 9 16 3 0
8
Bordeaux-Bègles 44 20 9 1 10 9 2 4
9
CA Brive 44 20 10 1 9 -44 0 2
10
Stade Toulousain 43 20 9 0 11 -2 2 5
11
LOU 41 20 8 2 10 -58 2 3
12
Stade Français 40 20 8 1 11 -35 3 3
13
Grenoble 27 20 5 0 15 -188 1 6
14
Bayonne 22 20 4 3 13 -323 0 0






Si la relégation de Bayonne n’est pas mathématiquement acquise, il ne fait plus aucun doute que le club retrouvera la Pro D2 dans quelques semaines. Il ne reste plus beaucoup d’enjeu jusqu’à la fin de la saison, si ce n’est sauver l’honneur, à fortiori à domicile, là où les Basques ont acquis leurs seules quatre victoires en Top 14.

Si Bordeaux-Bègles a renoué avec la victoire le week-end dernier, à domicile face à Grenoble, le club a connu une période de disette qui l’a éloigné des places européennes. Si rien n’est encore perdu dans cette optique, une victoire à l’extérieur, sur le terrain de la lanterne rouge, apparaît comme quasiment indispensable. Au match aller, sur ses terres, l’UBB avait passé 40 points (40-20) à l’Aviron.





Castres semble arriver en forme au bon moment, c’est à dire dans le money-time de la saison. Le club tarnais reste en effet sur trois succès sur ses quatre derniers matchs, et si les deux premières places, synonymes de qualification directe pour les demi-finales, semblent éloignées, un barrage à domicile est sans doute dans les cordes des hommes de Christophe Urios.

Battu sur la pelouse du LOU lors de la dernière journée, le Stade Français alterne le chaud et le froid car avant cela, il avait brillamment battu Bordeaux-Bègles sur ses terres. Il faut dire que le club de la capitale, solidement ancré dans le ventre mou au classement, n’a plus rien à craindre (ou à espérer) de cette fin de saison.
A l’aller, les coéquipiers de Sergio Parisse s’étaient très difficilement imposés, 29-25, face au CO.





Après une défaite à Castres, Clermont a chuté à domicile, pour la première fois de la saison, devant Montpellier et se retrouve deuxième et sous la menace du MHR au classement. Ce second match consécutif à domicile est l’occasion pour l’ASM de se ressaisir et d’accomplir un pas supplémentaire vers les demi-finales.

La victoire survenue à domicile face à Castres, le week-end précédent, est venue confirmer la très belle série des Palois. Les espoirs de qualification sont plus que réels, d’autant plus qu’à l’extérieur, les Béarnais restent sur trois matchs sans défaite. Lors de la première confrontation de la saison entre les deux équipes, la Section, au Hameau, avait pris le dessus sur les Auvergnats au terme d’un duel de toute beauté (40-35).





La défaite survenue il y a quelques jours à Bordeaux-Bègles a considérablement amenuisé les chances de maintien grenobloises. Rien n’est encore perdu, mais il faudrait désormais un concours de circonstances extrêmement favorable pour que les Isérois s’en sortent.
Avec déjà quatre revers au Stade des Alpes cette saison, le FCG est le club qui a été le plus souvent battu à domicile en Top 14.

 

Toulon, après être revenu bredouille de Brive, a expédié les affaires courantes en battant Bayonne à Mayol. Les Varois sont évidemment dans le coup pour accéder aux phases finales, mais leur statut reste précaire et ils ne peuvent guère se permettre la moindre contre-performance.
Au match aller, le RCT avait effectué une véritable démonstration de force face à Grenoble, en s’imposant très facilement, 42 à 12.







La Rochelle s’est imposé sur le terrain du Racing pour le compte de la dernière journée, et semble désormais bien placé pour finir la phase régulière à la première place. Après deux rencontres à l’extérieur, les Maritimes retrouvent Marcel Deflandre, où ils sont invaincus cette saison. Personne ne peut en dire autant.
Il y aura peut-être un sentiment de revanche chez les Jaune et Noir, qui avaient été battus d’un souffle à l’aller, 28 à 29.

 

Deux victoires consécutives ont quelque peu relancé Brive dans la course à la qualification, même si le club n’a pas intégré le club des 6. Il faut dire que le CAB vient d’enchaîner deux matchs sur ses terres, là où sa réussite est sans commune mesure avec ce qu’il connaît à l’extérieur. Car depuis sa victoire à Toulon lors de la 3ème journée, les Corréziens, avec huit revers de rang, sont en grande difficulté loin de leur base.







Depuis plusieurs semaines, Montpellier alternait victoires à domicile et défaites à l’extérieur, mais sa victoire à Clermont, le week-end dernier, a tout changé et permis au MHR de retrouver une place sur le podium. Si le club héraultais avait été surpris à domicile pour sa première apparition de la saison, il a depuis nettement rectifié le tir en alignant huit victoires de rang. Face au champion de France, qui s’était imposé à l’aller 21-9, il s’agira donc de poursuivre la série.

Le Racing s’est incliné la semaine dernière lors du match qu’il ne fallait pas perdre, à domicile face à La Rochelle. Cette défaite ne laisse désormais plus trop le choix aux Ciel et Blanc, qui doivent à tout prix se rattraper à l’extérieur. Or, et la récente prestation à Grenoble (défaite 19-10) en est la plus parfaite illustration, les Franciliens sont à la peine en déplacement, où ils n’ont gagné qu’un seul de leurs dix rendez-vous jusqu’ici.

16 décembre 2006
Aidan McCullen, ancien joueur toulousain, retrouve ses ex-coéquipiers lors d’un match de H Cup face aux London Irish à Ernest Wallon. Il croise ici un tout jeune Yoann Huget !

Sa vitesse, ses crochets et son côté imprévisible ont fait le bonheur des supporters toulousains entre 2001 et 2011. Il revient sur sa formidable épopée en rouge et noir, où il a remporté cinq titres majeurs.

Tu as gagné deux Boucliers et trois H Cup avec le Stade. Lequel a pour toi une saveur particulière ?

Le premier titre de champion de France, en 2008 ! C’était un rêve de gamin. On avait déjà perdu deux finales auparavant et je pensais être maudit avec ce Bouclier…
J’ai aussi le souvenir qu’à trois minutes de la fin, nous savions déjà que nous ne pouvions plus être rejoints. J’ai passé les derniers instants de la rencontre à pleurer sur le terrain ! J’ai eu ensuite la joie, au coup de sifflet final, de pouvoir courir avec mes filles sur la pelouse… C’était un moment très fort, partagé en famille.

Tu as bouclé ton dernier match au Stade sur un titre de champion de France, en 2011. Tous les supporters se souviennent de toi dans les bras de Guy Novès au coup de sifflet final. C’est l’un des moments forts de ta carrière ?

Oui, sans aucun doute, et pour plusieurs raisons. Je savais que l’aventure avec le Stade s’arrêtait, et je partais apaisé, sur de bonnes relations avec le Stade, Guy Novès et les joueurs… Ils m’ont accompagné et je serai redevable à vie d’avoir pu partir de cette manière. Ça ne s’est pas fait dans la douleur. Nous étions deux à quitter le club cette année-là, David Skrela et moi, et nous partons sur un titre.
Je me souviens parfaitement de tout : l’avant-match, le discours de Guy, la vidéo de préparation où nous avions eu de petits messages de la part des coéquipiers… Tout ce match et cette atmosphère en 2011 restent particuliers.

Natif de Brive, tu y as évolué avant de te rendre à Agen puis au Stade. Te souviens-tu des circonstances de ton arrivée et as-tu hésité avant de rejoindre le club des Rouge et Noir ?

Pour tout dire, à ce moment-là, c’est mon beau-père (N.D.L.R : Christian Badin, ancien international dans les années 70) qui gérait ces choses-là, notamment savoir si je devais changer de club ou non. Deux ans auparavant, il avait été en contact avec Jean-Michel Rancoule, car le Stade voulait déjà me recruter.
Mon beau-père avait alors pensé, à juste titre je crois, que je n’étais pas encore assez mature pour y aller. Le Stade est revenu à la charge une deuxième fois, mais c’était encore un peu tôt. Il a fallu attendre la troisième année pour qu’on discute plus sérieusement. Je me suis dit que c’était alors le bon moment pour moi d’y aller.

Je suis vraiment arrivé sur la pointe des pieds, parce que quand on découvre ce vestiaire, dans ce club historique, on ne peut le faire que comme ça. Mais j’avais eu la chance de jouer dans les catégories inférieures contre des joueurs comme David Gérard, Jean Bouilhou, William Servat, Xavier Garbajosa… Des joueurs que j’avais l’habitude de rencontrer. Je les connaissais un peu et je n’étais donc pas complètement perdu en arrivant.

Le vestiaire toulousain était réputé pour compter de grosses personnalités à l’époque. A-t-il été difficile d’y trouver ta place ?

Non, pas vraiment, car comme ce sont de grandes personnalités, de grands hommes, ils savent faire la part des choses. Un garçon qui est correct et qui se plie aux règles du vestiaire ne rencontre aucun problème. C’était l’une de nos forces, le vestiaire appartenait aux joueurs. Ce n’est pas du tout un jugement par rapport à ce qui peux exister aujourd’hui dans le rugby en général : c’était une ambiance différente parce que c’était un rugby différent, une époque différente. Il n’y a pas lieu de faire des comparaisons.
Je me souviens de garçons comme Stéphane Ougier, Christophe Foucaud, le kiné, Michel Marfaing, qui m’ont aidé à m’intégrer et qui ont vraiment été très gentils avec moi. Ce sont des mecs qui ont compté et avec lesquels j’ai pu m’éclater. Je pense également à Fabien Pelous, qui m’a pris sous son aile quand ça n’allait pas trop mentalement, quand je ne jouais pas beaucoup…

Justement, sportivement, et avant de devenir un titulaire indiscutable, tu avais d’ailleurs mis du temps à t’imposer ?

C’est vrai, parce que j’étais un jeune joueur qui découvrais une machine d’un tout autre calibre, et je me trompais de combat. Il y a eu de grandes discussions avec Guy Novès et mes partenaires. Et cela restera d’ailleurs entre nous. (sourires)

En jouant aussi longtemps au Stade, tu as connu plusieurs générations différentes. Quelle est selon toi l’équipe la plus forte, ou la plus complète, avec laquelle tu as joué ?

C’est impossible de répondre à cette question. Toutes les équipes avaient leur lot de vérités ou d’incertitudes. Mais je me suis véritablement éclaté avec Florian Fritz, Yannick Jauzion, Vincent Clerc, Clément Poitrenaud, Jean-Baptiste Elissalde… Avec cette génération-là, nous sommes restés quatre ou cinq ans ensemble. Ce qui faisait notre force, la force du club, c’est que pendant de longues années, on a pratiquement joué avec les mêmes mecs.

Une carrière n’est pas faite que de bons moments. Quel est pour toi le pire souvenir de ta carrière professionnelle ?

Je ne sais pas, c’est difficile à dire. Je pense peut-être au jour où j’ai appris que je ne participerai pas à la finale de la Coupe du Monde. C’est particulier et je n’en dirai pas plus…

As-tu un regret au vu de ta carrière, ou a-t-elle été suffisamment bien remplie pour ne pas en avoir ?

Je crois que l’on a uniquement ce que l’on mérite… Oui, j’ai des regrets, mais je me dis que j’aurais pu faire plus d’efforts pour ne pas en avoir.
Ce n’est pas vraiment un regret, mais quand j’ai passé mes diplômes d’entraîneur, je me suis rendu compte qu’il y a beaucoup de choses que j’avais mises de côté et sur lesquelles j’aurais pu aller plus loin. Je me suis parfois posé des questions alors qu’il n’y avait pas lieu de s’en poser. Et au contraire, je ne me suis pas posé de questions alors que j’aurais dû m’en poser.

A l’issue de ta carrière professionnelle, tu as décidé de devenir consultant sportif. As-tu toujours imaginé cette reconversion ? N’est-ce-pas particulier de retrouver tes anciens coéquipiers dans un tout autre contexte ?

On ne le décide pas, on nous le propose. Je n’avais pas du tout imaginé cette reconversion, mais cela a pesé dans la balance quand j’ai décidé d’arrêter ma carrière. Comme je l’ai dit, en ayant passé mes diplômes, j’avais plutôt l’idée d’entraîner.
Je travaille maintenant pour le groupe Andros, et il a fallu que je fasse un choix, car ce métier n’est absolument pas compatible avec celui d’entraîneur, même avec les plus jeunes. J’ai donc été obligé de mettre ça en sommeil.
Je garde quand même un pied dans le rugby à travers mon rôle de consultant pour Canal +. C’est parfois difficile car on a toujours envie de dire du bien de ses anciens potes, de son ancien club, mais il faut toujours essayer de rester le plus neutre possible. Pendant longtemps, je ne commentais pas les matchs du Stade et cela m’allait très bien, car il y avait encore beaucoup de passion. Je n’aurais peut-être pas été complètement impartial ! (sourires)

Dans toute ta carrière, quel était le joueur le plus guerrier, qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

Florian Fritz, sans hésitation ! Je me mettais toujours avec lui à l’entraînement : je savais comme ça que je n’allais pas prendre un mauvais coup. (sourires) C’est un garçon entier que j’apprécie beaucoup, sur lequel les entraîneurs peuvent s’appuyer. Tu peux voyager avec un équipier comme ça. Pour un coach, je pense employer le bon terme en disant que c’est jouissif d’avoir un tel garçon dans son effectif.

Quel est pour toi le plus grand joueur avec lequel tu as évolué au Stade ?

Si je dois en citer quelques-uns, je dirais Yannick Jauzion et Fabien Pelous…
J’ai aussi une petite pensée, parce que ce qu’il lui arrive est difficile, pour Grégory Lamboley, un authentique joueur de club, dans le bon sens du terme, complet. C’est un joueur qui méritait une autre sortie, mais j’espère qu’on le reverra sur la pelouse du Stade Toulousain, même si c’est avec un autre maillot.

Au Stade, quel était le joueur le plus drôle dans le vestiaire ?

Jean-Baptiste Elissalde m’a très souvent fait rire ! Mais nous étions avant tout un groupe, chacun avait sa spécificité, son petit humour. Il y avait les joueurs un peu piquants, les rigolos, ceux qui faisaient des vacheries, ceux qui faisaient les coups en douce… Il y avait un peu de tout.

Le plus râleur ?

Je pense qu’entre Xavier Garbajosa et Clément Poitrenaud, on a du très costaud ! « Garba », c’était un compétiteur-né, il fallait toujours qu’il gagne, quelle que soit la discipline, le football, le tennis…  Clément était lui d’un autre genre, qui râlait pour absolument tout !

Le plus ingérable ?

Personne ! A partir du moment où une personne était dans le vestiaire, c’est qu’elle était adoptée par l’ensemble de celui-ci. Il y a des joueurs qui n’ont pas été adoptés, qui ont fait un an, puis merci et au revoir.

A ce sujet, Jean Bouilhou t’a désigné dans la précédente interview comme étant justement le plus ingérable de l’époque… Un commentaire ;-) ?

Non ? Ce n’est pas vrai ? Quel idiot ! (sourires) Bon, il est sans doute vrai que je n’étais pas toujours facile à gérer…

Deux Boucliers et trois H Cup, ce sont également cinq soirées à fêter les titres. Laquelle a été la plus mémorable ?

C’est sans doute dans ces moments-là que j’étais ingérable ! (sourires) Je me souviens en premier lieu de la soirée du titre en 2011. On dormait à l’hôtel, et pour mes derniers moments avec le Stade, les joueurs ont été vraiment cools et m’ont laissé le Bouclier de Brennus dans ma chambre. Le lendemain, quand ils sont venus le récupérer, nous avons fait dessus un petit apéritif improvisé, comme un lendemain de cuite ! (sourires)
Mais il y a eu beaucoup de moments mémorables… On a eu notamment des retours à Toulouse assez incroyables, comme quand on s’est baignés dans le canal et que nous nous sommes lavés au milieu de la rue avec du « Paic citron » ! Je suis étonné que Jean Bouilhou ne vous l’ait pas raconté !
Je me souviens aussi que durant notre traditionnelle tournée des bars, la semaine qui avait suivi un titre, nous nous attaquions à coup de seaux d’eau… Inutile de dire que c’était une véritable piscine à nos pieds.

Le mot de la fin ?

Je me suis construit avec ce club, avec les supporters et les gens qui étaient présents quand j’étais au Stade. Je leur en serai éternellement reconnaissant.
Mes enfants sont nés à Toulouse et pour cela, cette ville gardera toujours une place à part.
Je sais que la maison rouge et noire aura toujours une place si j’ai envie de revenir, de m’investir auprès des jeunes.