Ils sont neuf à tirer leur révérence ce dimanche, sans tenir compte de l’éventualité d’un barrage à domicile. Neuf joueurs qui, à des degrés divers, ont marqué l’histoire du club. Revue d’effectif avant l’hommage officiel qui leur sera rendu dimanche à l’issue de Stade-La Rochelle.

Lors de la 19ème journée de la saison 2016-2017, les Toulousains s’étaient inclinés à domicile 21 à 27 contre une solide équipe de La Rochelle.

A Toulouse (Ernest Wallon) – La Rochelle bat Stade Toulousain 27 à 21 (mi-temps : 12-6)

Temps agréable ; belle pelouse. 17 306 spectateurs. Arbitrage de M. Chalon (Limousin)

Pour le Stade : 2 essais de Tekori (51) et Marchand (73) ; 1 transformation de Doussain (73)et 3 pénalités (19, 29, 64) de Bézy.

Pour La Rochelle : 2 essais de Qovu (57) et Aguillon (69) ; 1 transformation de James (57) et 5 pénalités de Holmes (4, 13, 21, 24) et James (54).

Evolution du score : 0-3, 0-6, 3-6, 3-9, 3-12, 6-12 (MT) ; 11-12, 11-15, 11-22, 14-22, 14-27, 21-27.

STADE TOULOUSAIN : Médard ; Bonneval, Fritz (Flood, 65), David, Palisson ; (o) McAlister, (m) Bézy ; Cros (Lamboley, 70), Camara (T. Gray, 52), Dusautoir (cap) ; Tekori, R. Gray ; Johnston (Aldegheri, 46), Tolofua (Marchand, 46), Kakovin (Baille, 46).

LA ROCHELLE : Murimurivalu ; Barry, Jordaan (Qovu, 52), Aguillon, Rattez ; (o) Holmes (James, 35), (m) Balès (Januarie, 23) ; Vito, Botia (Roudil, 59), Sazy ; Cedaro, Eaton (Tanguy, 67) ; Kaulashvili (Boughanmi, 46), Maurouard (Forbes, 46), Corbel (Pelo, 46).

Cette rencontre au programme de la 19ème journée opposait deux équipes installées dans des dynamiques foncièrement différentes. D’un côté, le Stade, en proie au doute, venait de connaître deux revers consécutifs : le premier face à Pau, déjà à domicile, et le second à Montpellier. En face, les Maritimes n’étaient plus depuis quelques semaines l’équipe surprise de la saison : sûrs de leur jeu, sûrs de leur force, ils s’affirmaient au fil des journées comme un candidat plus que crédible dans la quête du Bouclier de Brennus.

Cette différence se faisait sentir dès le coup d’envoi, ou presque. Entre des Toulousains empruntés et des visiteurs virevoltants, la différence de confiance était manifeste. Malgré tout leur courage, les Rouge et Noir courbaient rapidement l’échine face à une formation emmenée par un Botia absolument intenable.
Bousculés, dominés, les hommes de Mola concédaient un nombre de pénalités important, et un certain Zack Holmes ne se privait pas pour creuser, lentement mais sûrement, un écart significatif.
A la pause, pourtant, l’issue de la rencontre n’était pas inéluctable : le Stade accusait un retard de six points, en grande partie grâce à une abnégation et un courage de chaque instant.

Mais ce jour-là, La Rochelle était tout simplement trop fort. Deux essais de Qovu et Aguillon permettaient aux Jaune et Noir de prendre le large, et malgré un sursaut d’orgueil, symbolisé par une réalisation de Marchand et un temps fort de cinq bonnes minutes où l’ASR, cantonné dans ses cinq mètres, souffrait énormément, l’identité du vainqueur ne souffrait d’aucune contestation.

« Il y a une vraie déception mais la saison n’est pas terminée, nous allons nous battre jusqu’au bout. Aujourd’hui, il y a de quoi être déçu de notre investissement en première période où nous n’avons pas mis la main sur le ballon. Il aurait fallu nous réveiller plus tôt, » concédait le capitaine Thierry Dusautoir, forcément amer, au coup de sifflet final.

Avec 76 essais marqués depuis le début du championnat, La Rochelle pointe à la 3ème place au classement des attaques de la compétition. Le choc de ce dimanche devrait être l’occasion de belles envolées, car le Stade Toulousain, de son côté, totalise 75 essais inscrits en Top 14.

A deux journées du terme de la phase régulière, le Stade Rochelais se retrouve dans une position inconfortable. Huitièmes avec 61 points, les hommes de Patrice Collazo ont deux matchs pour arracher une place qualificative aux phases finales.

La 24ème journée de Top 14 a réservé bien des surprises lors de certaines confrontations. En tête de liste, la défaite de La Rochelle à domicile face à Castres, 18 à 26. Cette contre performance a compromis les espoirs de qualifications du club maritime. Avec 61 points, La Rochelle se retrouve à trois points du Castres Olympique et de la sixième place, synonyme de qualification.

Après 16 journées passées dans les deux premières places du classement, le Stade Rochelais connaît une seconde partie de saison compliquée. Cette descente dans la hiérarchie s’est faite ressentir après la courte défaite au Racing 92, lors de la 17ème journée. Une rencontre charnière, car depuis, le club chute au classement.

De plus, le parcours européen, avec à la clé le premier quart de finale de l’histoire du club, a laissé des traces. Beaucoup d’énergie a été déployée dans cette compétition, et des joueurs importants ont connu diverses blessures lors de l’épopée continentale. Des forces vives dont l’absence s’est faite durement ressentir ces dernières semaines.

Eliminée en demi-finale du Top 14 lors du précédent exercice, La Rochelle avait pour ambition en juillet dernier de réaliser une saison du même acabit. Toujours avec la volonté de progresser et de solidifier les bases du Stade Rochelais, Patrice Collazo sentait déjà qu’il ne fallait pas se voir trop beau après une saison aboutie : « Ce qui a fait que la saison dernière a marché, c’est qu’on avait des convictions. On s’est entêtés, on a été jusqu’au bout. Si on change de cap toutes les deux minutes, on perd les joueurs, on se perd nous-mêmes, et on perd tout. On continuera à ne pas se prendre pour d’autres. Ce n’est pas parce que qu’on a gagné sept fois à l’extérieur la saison dernière qu’on fera la même chose cette année. »

Le groupe rochelais n’a aujourd’hui plus le choix et va devoir réaliser deux grosses performances lors de ses deux derniers matchs. Sans avoir leur destin entre leurs mains, les Jaune et Noir se déplaceront dans un premier temps à Toulouse, avant d’accueillir le Stade Français.

Même si la tendance actuelle n’est pas très positive, Patrice Collazo veut remobiliser ses troupes. Depuis quelques semaines, l’homme fort du secteur sportif n’est pas satisfait de l’investissement de ses joueurs. Comme il l’énonçait il y a quelques jours, «  c’est le résultat de quelques semaines d’entraînement où on ne met pas ce qu’il faut. Quand il arrive les où on n’a plus le droit à l’erreur, on a du mal à répondre présent. On a quelques fulgurances, sur certains matches. »

Aujourd’hui, La Rochelle ne peut plus se permettre de connaître ces trous d’air. Il lui reste 160 minutes pour tout donner et espérer prendre part aux phases finales. Une fois ce premier objectif accompli, tous les compteurs, on le sait, seront remis à zéro.

Mais avant cela, et bien au-delà des discours d’usage, c’est bien une victoire qui sera recherchée à Ernest Wallon ce dimanche. Les Toulousains sont prévenus.

TOP 14 29/04/2018
LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
VOUS EST PRÉSENTÉE PAR
BAILLE 1
MARCHAND 2
FAUMUINA 3
GRAY 4
MAESTRI 5
CROS 6
FAASALELE 7
TOLOFUA 8
BEZY 9
HOLMES 10
MEDARD 11
FRITZ 12
FICKOU 13
KOLBE 14
RAMOS 15
remplaçants
ROUMIEU
POINTUD
GALAN
MADAULE
TEKORI
DOUSSAIN
MJEKEVU
ALDEGHERI

L’ancien troisième ligne toulousain a rejoint lors de la dernière intersaison La Rochelle, pour ce qui sera sans doute le dernier défi de sa longue carrière. Il évoque les retrouvailles à venir avec son club de cœur, pour ce qui promet d’être une journée riche en émotions.

Le Stade Rochelais est aujourd’hui à la 8ème place du classement général et ne semble pas dans une dynamique très positive. Comment envisages-tu la fin de saison, alors qu’on sait à quel point les places sont chères dans ce championnat ?

Nous avions les cartes en mains avant de recevoir Castres. Une victoire nous aurait fait le plus grand bien et nous aurait installés au sein des six premières places. Malheureusement, on sait ce qu’il est advenu, et cette défaite face au CO nous met dans une position délicate. L’état d’esprit du groupe, aujourd’hui, est à la fois simple et clair : faire le maximum jusqu’au bout, pour ne pas avoir de regrets.

La Rochelle était absolument imbattable sur ses terres il n’y a pas si longtemps. Puis Toulon est venu gagner chez vous, et effectivement, Castres en a fait de même lors de la dernière journée…

Les Castrais sont venus chez nous pour gagner. Ils avaient une obligation de points pour espérer être dans les six. Leur source de motivation était importante. Le match contre le Stade, la semaine précédente, leur avait redonné beaucoup d’espoir et de motivation. Ils ont fait une superbe seconde mi-temps face à Toulouse, et dans la continuité, ils ont réalisé une très grosse performance chez nous.
Avec cette victoire, Castres nous met directement la pression. Ce n’est clairement pas une bonne opération, mais on voit que tous les clubs sont capables de gagner chez n’importe qui, il n’y a plus trop de favori sur un seul match. Mais encore une fois, à deux rencontres de la fin, il ne faut surtout pas lâcher.

Vous vous déplacez à Toulouse avant de recevoir à domicile le Stade Français. Comment abordes-tu cette dernière ligne droite ?

On se déplace dans un premier temps au Stade Toulousain, chez une équipe qui, de toute évidence, est en grande forme et se trouve dans une dynamique hyper positive. Cela faisait un bon bout de temps que je n’avais pas vu le Stade à ce niveau-là. Les mecs s’éclatent sur le terrain, cela se ressent. On ne sera pas favoris lors de ce match, c’est une évidence. Nous n’avons pas la prétention de dire que nous nous déplaçons à Toulouse pour gagner. Mais on jouera notre carte à fond !

Le Stade Rochelais et le Stade Toulousain sont au coude-à-coude au classement des attaques. Le beau jeu devrait être au rendez-vous au stade Ernest-Wallon ?

C’est tout ce que je souhaite, et effectivement, nous sommes deux équipes très joueuses. Dès lors que je suis arrivé à La Rochelle, j’ai pu retrouver beaucoup de similitudes avec le Stade Toulousain, dans la volonté de produire du jeu, dans l’état d’esprit.

La Rochelle a connu un match historique en se qualifiant pour la première fois de son histoire en quart de finale de la Coupe d’Europe. Tu as pris part à cette rencontre, qu’en retiens-tu ?

C’était le premier quart de finale du club, effectivement, et cela s’est fait dans une ambiance à part. C’était un aboutissement pour le club après ces nombreuses années de travail acharné, et pour cette génération qui a réussi à faire monter le club Top 14.
Mais on le sait, la Coupe d’Europe puise énormément d’énergie. Ce sont des matchs de haut niveau, et nous avons eu beaucoup de joueurs blessés, des joueurs capables de faire la différence, à la suite de ces matchs très relevés.

Personnellement, tu as pris part à 16 rencontres cette saison, toutes compétitions confondues. A 36 ans, c’est en quelque sorte une seconde jeunesse ?

Je m’étais blessé justement contre La Rochelle la saison dernière à Ernest Wallon. Je me posais vraiment la question de savoir si je devais continuer ou non. En y réfléchissant, je me suis dis que c’était un beau challenge pour jouer encore une saison au plus haut niveau.
J’ai mis un peu de temps à revenir mais aujourd’hui, j’ai retrouvé mes sensations et je suis très fier d’avoir pu surmonter cette blessure.
Il me reste encore une saison de contrat avec La Rochelle, et je vais pouvoir repartir, je l’espère, sur une saison sans blessures. J’avais besoin de connaître autre chose que le Stade Toulousain, et c’est une très bonne expérience que je vis ici. Très franchement, c’est un super moment qui nous attend à Toulouse, et je suis super excité à l’idée de refouler la pelouse d’Ernest Wallon.

Pour toi qui joue au plus haut niveau depuis de nombreuses années, est-ce que l’envie de jouer, de s’entraîner, de faire parfois de longs déplacements reste intacte pour toi ?

J’aborde tous ces aspects de manière différente : je profite à fond car je sais que je suis plus proche de la fin que du départ. Je ne peux pas dire que je suis lassé du rugby. C’est juste une autre approche que j’entreprends avec ce sport. Il est possible qu’en restant au Stade Toulousain, j’aurais eu cette appréhension-là, cette lassitude que vous évoquez, car je serais resté dans le même cadre avec les mêmes personnes.
Cette saison, j’ai au contraire rencontré de nouveaux coéquipiers, connu de nouvelles méthodes de travail… C’est peut-être ce qui me tire vers le haut et me donne la motivation de continuer.

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Un joueur comme Florian Fritz, que tu as côtoyé durant de nombreuses années, prendra sa retraite à la fin de la saison. Un petit mot à ce sujet ?

Flo est un joueur entier, avec qui tu peux partir au bout du monde. C’est une personne qui est toujours là pour ses potes. On ne compte pas beaucoup de garçons comme lui dans le monde du rugby. Cela sera très bizarre de le voir fouler la pelouse d’Ernest Wallon pour la dernière fois. Vincent Clerc arrête aussi, c’est une génération qui tourne la page. Je serai le prochain sur la liste (rires). Il y aura beaucoup d’émotions dans le stade, dans l’équipe du Stade Toulousain, car c’est un grand bonhomme qui tire sa révérence.

Ce dimanche, tu effectueras ton grand retour à Ernest Wallon. On imagine que ce sera évidemment un moment spécial pour toi ?

Toulouse, c’est la ville où j’ai grandi, ou j’ai été formé. J’ai ma maison de famille à Balma. Ça sera un match spécial, bien évidemment. Cela me fera quelque chose de revoir toutes les personnes que j’ai côtoyées durant des années. De plus, j’ai quitté la pelouse d’Ernest Wallon sur une blessure, et si j’ai la chance de fouler la pelouse, ça me fera quelque chose : ce sera la sortie que je n’ai pas pu faire il y a un an. L’émotion sera forte !

Pour finir, comment perçois-tu la saison que réalise actuellement le Stade ?

Cela fait des saisons que je n’ai pas vu le Stade jouer comme ça. On sent que les mecs prennent du plaisir. C’est beau à voir jouer. Des joueurs sont arrivés cette année, ils font énormément de bien. Pour l’instant, c’est une saison réussie pour le Stade : si La Rochelle ne se qualifie pas, je souhaite de tout cœur qu’ils aillent jusqu’au bout !

L’heure de la revanche va peut-être sonner pour les Toulousains, qui restent sur quatre revers consécutifs face à La Rochelle. Battus au match aller à Deflandre (21-37), ils avaient connu pareille mésaventure la saison dernière, que ce soit à domicile (21-27) ou à l’extérieur (19-25). Enfin, lors de l’exercice 2015-2016, ils avaient subi la loi des Maritimes sur leurs terres (8-28).


S’il a été formé au Racing 92, c’est bien avec Narbonne, en Pro D2, que Vincent Rattez découvre le monde professionnel. Avec le RCNM, il passe quatre saisons dans l’antichambre du Top 14 et dispute 93 matchs.
C’est finalement lors de la saison 2016-2017 qu’il découvre le plus haut niveau, sous les couleurs de La Rochelle. Son adaptation se fera à la vitesse grand V : avec 29 rencontres à son actif, toutes compétitions confondues, Rattez démontre son aptitude à jouer - et briller - en Top 14.
Depuis, tout est allé très vite pour celui qui est capable d’évoluer avec le même bonheur à l’aile, à l’arrière ou même au centre. Appelé en équipe de France pour la tournée estivale de juin 2017, il connaît ses deux premières capes face à l’Afrique du Sud. Si les résultats ne sont pas au rendez-vous, avec deux défaites sévères à l’arrivée, ces sélections traduisent le palier franchi par le joueur.

Loin de se reposer sur ses lauriers, Rattez a de toute évidence mis les bouchées doubles pour confirmer lors de l’exercice en cours. Et le travail paye. Malgré une concurrence qui devient chaque année de plus en plus féroce à La Rochelle, il s’est imposé comme l’un des hommes de base de l’équipe. A seulement 26 ans, l’avenir lui appartient.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
Montpellier 76 24 16 0 8 169 11 1
2
Stade Toulousain 70 24 15 1 8 129 4 4
3
Racing 92 70 24 16 0 8 91 3 3
4
Toulon 68 24 13 0 11 225 8 8
5
LOU 66 24 14 0 10 161 7 3
6
Castres 64 24 14 0 10 9 3 5
7
Pau 62 24 14 0 10 19 2 4
8
La Rochelle 61 24 13 1 10 136 5 2
9
Clermont 50 24 10 1 13 -51 4 4
10
Bordeaux-Bègles 47 24 10 1 13 -40 2 3
11
Agen 42 24 9 0 15 -201 2 4
12
Stade Français 38 24 8 0 16 -184 2 4
13
Oyonnax 34 24 6 3 15 -228 0 4
14
CA Brive 32 24 6 1 17 -235 1 5






Toulon, comme quelques autres, peut tout envisager en cette fin de saison : une qualification directe pour les demi-finales, un barrage à domicile ou un barrage à l’extérieur. C’est dire l’importance de cette échéance pour les Varois, qui présentent des statistiques à domicile très convaincantes, avec onze victoires pour une seule défaite. La dernière prestation du RCT sur ses terres, face à Montpellier, avait été mi-figue mi-raisin, avec un premier acte parfaitement maîtrisé et un second moins abouti, pour une victoire 32-17.

La magnifique victoire obtenue sur la pelouse de La Rochelle il y a une semaine a totalement relancé Castres, qui a désormais une chance réelle et sérieuse de prendre part aux phases finales. Après ce déplacement périlleux, les hommes de Christophe Urios auront l’avantage de recevoir pour le compte de l’ultime journée (Oyonnax).
Au match aller, au stade Pierre-Fabre, le CO s’était imposé d’un souffle, 20-19, face à son adversaire du jour.





La grande performance réalisée par Agen lors de la dernière journée, avec une victoire incontestable à Pau, a placé le promu dans d’excellentes dispositions vis-à-vis du maintien. Le SUA est assuré d’éviter la dernière place, et un succès samedi lui permettrait d’évoluer avec certitude en Top 14 la saison prochaine.
A domicile, le club du Lot-et-Garonne a alterné le bon et le moins bon jusqu’ici, avec six victoires pour cinq défaites.

Clermont n’a plus rien à jouer cette saison, et il va sans dire que les Jaunards doivent attendre avec impatience l’épilogue d’un exercice où rien ne leur a réussi. Pour autant, le champion de France n’entend visiblement pas galvauder les quelques échéances restantes, comme en atteste sa victoire sur Bordeaux-Bègles (33-3) pour le compte de la dernière journée.





Montpellier n’avait de toute évidence pas fait de son récent déplacement à Toulon une priorité, et l’équipe bis envoyée là-bas est revenue bredouille. Voilà qui, mine de rien, contraint les Héraultais à s’imposer ce week-end. Au vu de leurs statistiques, il va sans dire qu’ils partiront avec les faveurs des pronostics : le MHR, en effet, sur les dix rencontres disputées à l’Altrad Stadium, totalise 48 points sur un total idéal de 50 !

Le ciel est tombé sur la tête de la Section Paloise il y a quinze jours, avec une défaite totalement inattendue face à Agen au stade du Hameau. Désormais, une participation aux phases finales paraît bien incertaine, et elle passera quoi qu’il en soit par une performance sur la pelouse de Montpellier. Même si les Béarnais se sont déjà imposés à cinq reprises en déplacement cette saison, la tâche s’annonce ardue.





Oyonnax a remporté la semaine passée le match « à la vie à la mort » qui l’opposait à Brive. Pour la première fois depuis une éternité, l’USO a quitté la dernière place du classement et a donc son destin en mains pour éviter la descente automatique.
Au match aller, le club de l’Ain avait subi une véritable correction dans le Rhône et s’était incliné 52 à 18.

En difficulté il y a quelques semaines, le LOU vient d’engranger deux succès de rang qui l’ont totalement repositionné dans la course aux phases finales. Une victoire lors de cette échéance ressemblerait à s’y méprendre à une qualification, et à l’extérieur, Lyon reste sur une victoire au forceps acquise sur le terrain de Brive (27-25)







Avec seulement quatre points d’avance sur la treizième place, synonyme de barrage, le Stade Français n’est pas encore tiré d’affaire et doit à tout prix s’imposer pour garder la main. A domicile, les joueurs de la capitale ont soufflé le chaud et le froid tout au long de la saison, comme le résument leurs deux dernières prestations à Jean Bouin : une défaite devant le Stade Toulousain a ainsi précédé une victoire probante sur Clermont.

Avec une seule victoire lors de ses neuf derniers matchs, Brive a amorcé une descente aux enfers qui l’a conduit, lentement mais sûrement, à la dernière place du classement. Pour le CAB, il faut à tout prix s’imposer lors des deux dernières journées, en espérant des faux pas des équipes qui le précèdent.
Cela commence donc dès ce week-end, mais le club corrézien, depuis le coup d’envoi du Top 14, ne brille pas en déplacement (aucune victoire en onze matchs).







Cela fait déjà quelques semaines que Bordeaux-Bègles n’a plus rien à jouer dans la compétition. L’UBB n’aura donc pas d’autre objectif que de briller devant son public, pour ce qui constitue la dernière sortie de sa saison sur ses terres.

Le Racing 92 est toujours en course dans les deux compétitions dans lesquelles il était engagé, et sa saison ressemble à un marathon. La défaite concédée à Toulouse lors de la dernière journée a considérablement réduit sa marge de manœuvre dans l’optique d’une qualification directe. Désormais, aucun faux pas n’est possible, et les Ciel et Blanc, qui se sont déjà imposés à quatre reprises à l’extérieur cette saison, viendront chercher une victoire en Gironde.

Lors de la cinquième journée de la saison 2010-2011, les Toulousains ne font pas de détails face au promu rochelais. Les Rouge et Noir s’imposent 50 à 3 et marquent sept essais, dont un signé Nicolas Bezy.

Actuel joueur du LOU, le talonneur garde de très bons souvenirs de son aventure stadiste. Arrivé chez les jeunes en 1999, il a quitté le club en 2011, avec dans ses bagages un sacré palmarès, que ce soit sur le plan national ou européen.

Tu as rejoint le Stade en 1999. Te souviens-tu des circonstances de ton arrivée ?

Je suis arrivé dans un premier temps à Toulouse pour intégrer le sport étude de Jolimont. J’ai été recruté par Robert Labatut par la suite et j’ai ainsi intégré le Stade Toulousain.

Dès ma première année au Stade, j’ai eu la chance d’être champion de France Cadets. Habituellement, les finales de championnat se jouent au Stade de France, mais exceptionnellement, nous avions joué à Fleurance. Le match avait été un peu mouvementé en dehors du terrain… entre les familles des joueurs et les supporters.

Tu as remporté 4 titres majeurs avec le Stade Toulousain. Quels souvenirs gardes-tu de ces moments ?

Le plus beau à mes yeux est le titre conquis l’année de mon départ, en 2011. Je rentre assez tôt dans le match lors de la finale car William Servat s’était blessé au genou. On gagne de justesse face à Montpellier, et j’ai eu le sentiment d’être sorti de cette rencontre en ayant donné le maximum, en ayant le sentiment du devoir accompli.

Quel regard as-tu sur les performances actuelles du Stade Toulousain ?

Ils sont en train de réaliser une très belle saison. Après quelques années compliquées en terme de jeu, ils ont su rebondir et trouver la bonne formule. Ils sont redevenus très dangereux sur le plan offensif et font partie des favoris cette saison que nous avions perdue.

Une carrière n’est pas faite que de bons moments… Quel est pour toi le pire souvenir de ta carrière professionnelle ?

A Toulouse, le plus mauvais souvenir reste ma non sélection pour participer à la finale de Coupe d’Europe en 2010. J’avais fait quasiment toute la saison, je jouais très régulièrement. Quelques semaines avant cette finale, nous avions joué une demi-finale de championnat face à Perpignan, et j’ai été le seul joueur à sortir du groupe à l’issue de cette rencontre.

Tu as évolué une saison en Super 15, dans l’équipe des Southern Kings. Qu’en retiens-tu ?

Je garde un très bon souvenir de cette expérience, même si j’ai connu quelques problèmes au niveau des quotas de joueurs étrangers. Cela ne m’a pas permis de prendre part à toutes les rencontres. J’en garde malgré tout un très bon souvenir. J’ai pu renouer des liens avec le rugby et retrouver les joies du terrain.

As-tu un regret au vu de ta carrière, ou a-t-elle été suffisamment bien remplie pour ne pas en avoir ?

Pour le moment, je n’ai aucun regret, dans le sens où j’ai fait des choix qui m’ont permis d’évoluer, de grandir. J’ai peut-être un regret, c’est de ne pas avoir pu faire toute ma carrière au Stade Toulousain. Mais d’un autre côté, cela m’a permis de rencontrer d’autres personnes, de visiter d’autres pays.

Tu as décidé de rejoindre le LOU à l’intersaison et tu as retrouvé un ancien de la maison rouge et noir : Fred Michalak. Malgré les années, les relations sont toujours au beau fixe avec les anciens Stadistes ?

On était tous très proches en dehors du terrain. Le groupe ne changeait pas beaucoup saison après saison. Les liens étaient forcément plus forts ! C’est vrai, j’ai gardé de très bonnes relations avec la plupart des joueurs.

Cette saison, tu as pris part à 23 rencontres, toutes compétitions confondues. Comment te sens-tu ?

Je me sens bien. Je suis arrivé dans un groupe qui a de l’ambition. C’est un club ou je me sens épanoui. J’espère que nous réussirons à terminer dans les six premiers du classement pour participer aux phases finales.

Dans toute ta carrière, quel était le joueur le plus guerrier, qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

Trevor Brennan. C’était un mec avec un état d’esprit exceptionnel. Un vrai guerrier.

Quel joueur t’a le plus bluffé par son talent ?

Frédéric Michalak. C’est un joueur capable de tout, un joueur imprévisible. Il pouvait, malgré son gabarit, percer le premier rideau et faire jouer dans son dos en choisissant à chaque fois la bonne solution.

Au Stade, quel était le joueur le plus drôle dans le vestiaire ?

Dans un groupe comme celui-ci, on s’entendait bien avec tout le monde, on vivait de super moments. Si je devais en sortir un, c’était Florian Fritz, avec son humour un peu décalé, un peu « lourd » sur les bords.

Le plus râleur ?

Clément Poitrenaud, sans aucune hésitation.

Le plus ingérable ?

William Servat. C’était un bon vivant qui aimait faire les choses avec excès.

Parmi toutes les troisièmes mi-temps à fêter les titres, laquelle te laisse le souvenir le plus mémorable ?

Le titre de champion d’Europe en 2010, où l’on s’est retrouvé à boire des coups au Wallace. Les personnes qui nous ont reçus se sont bien prêtées au jeu (rires).

Le mot de la fin ?

Le Stade Toulousain est mon club de cœur. Il m’a fait grandir, évoluer à tous les niveaux. A la fin de ma carrière, il y a de fortes chances que je revienne dans la région toulousaine.