Le principal trait de mon caractère
Réservé


La qualité que je préfère chez les hommes
L’honnêteté


La qualité que je préfère chez les femmes
L’intelligence


Mon principal défaut
Sale caractère


Ma principale qualité
La franchise


Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Qu’ils ne se prennent pas la tête


Mon occupation préférée
La pêche



Mon rêve de bonheur
Faire une belle carrière au Stade Toulousain


Quel serait mon plus grand malheur ?
Me blesser gravement


A part moi-même, qui voudrais-je être ?
Personne


Le pays où j'aimerais vivre
La France


Mes héros dans la fiction
Deadpool


Mes héros dans l'histoire
Les anciens combattants


Ce que je déteste le plus
Celle qui me pose ces questions (sourires)



Le personnage historique que je déteste le plus
Staline


Le don de la nature que je voudrais avoir
Voir dans le noir


Comment j'aimerais mourir
Dans mon sommeil


Mon état d’esprit actuel
Compétiteur


La faute qui m'inspire le plus d'indulgence
Les fautes involontaires


Ma devise
« Faire en sorte de ne jamais rien regretter »

Lors de la 21ème journée de la saison 2016-2017, les Toulousains l’avaient emporté assez largement 42 à 26 face à une équipe lyonnaise qui n’avait pourtant pas démérité.

A Toulouse (Ernest Wallon) – Stade Toulousain bat Lyon 42 à 26 (mi-temps : 34-14)
Beau temps et frais ; 10 306 spectateurs. Arbitrage de M. Attalah (Franche-Comté).

Pour le Stade :
5 essais de Marchand, Palisson (3) et Galan ; 4 transformations
et 3 pénalités de Doussain.

Pour Lyon : 4 essais de Fourie, Nalaga (2) et Regard ; 3 transformations de Michalak (2) et Porical.

Evolution du score : 7-0 ; 10-0 ; 17-0 ; 17-7 ; 24-7 ; 27-7 ; 34-7 ; 34-14 (MT) ; 34-19 ; 34-26 ; 37-26 ; 42-26.

Stade Toulousain : Médard ; Bonneval ; Fritz (McAlister, 8ème) ; David (Kunatani 21ème) ; Palisson Doussain (o) ; Marques (m) ; Galan (Tekori, 58) ; Camara ; Cros ; Albacete (Cap) ; Fa’asalele (T. Gray, 75) ; Aldegheri (Neti, 50 ; Steenkamp, 74)) ; Marchand (Mauvaka, 58) ; Steenkamp (Johnston, 50).

LOU : Porical ; Gear ; Bonnefond ; Regard ; Nalaga ; Michalak (Harris, 58) (o) ; Durand (Figuerola, 67) (m) ; Fourie ; Browning (Lambey, 73) ; Puricelli (Isa, 58) (Cap) ; Paulino (Njewel, 46) ; Bekhuis ; Botha (Clément, 50) ; Ivaldi (Paulo, 50)

 

C’est dans un contexte particulier que le Stade Toulousain recevait le LOU Rugby pour le compte de la 21ème journée du dernier exercice. Une série de quatre défaites consécutives face à Pau, Montpellier, La Rochelle et Brive obligeait les Rouge et Noir à remettre les pendules à l’heure à l’occasion de cette rencontre.

Forts de cette contrainte, les Toulousains attaquaient la partie tambour battant : après seulement quatre minutes de jeu, ils imposaient leur puissance et mettaient en place leur jeu en inscrivant un premier essai, par l’intermédiaire de Julien Marchand.

Cette entame laissait presque présager d’un cavalier seul, d’autant plus que dix minutes plus tard, Alexis Palisson doublait la mise et portait le score à 17- 0. Conquérants, inspirés, parfois brillants, les hommes de Mola récitaient un beau rugby sur le plan offensif. On pouvait cependant regretter certaines largesses en défense, qui donnaient l’occasion aux Gones de marquer à deux reprises, par Fourie et Nalaga.

Cette physionomie se répétait après la pause. Si les spectateurs n’avaient pas à le regretter, car on assistait à un très beau spectacle, ponctué de nombreux essais et de belles envolées,  le bilan aurait sans doute pu être meilleur.

Les locaux, jamais inquiétés quant à l’identité du vainqueur, ne prenaient pas le large au niveau des essais marqués, tant et si bien que le bonus offensif restait à quai.

Au niveau des satisfactions individuelles, on retiendra évidemment le triplé réussi par Alexis Palisson, face à ceux qui allaient devenir plus tard ses futurs coéquipiers. Maxime Médard, lui aussi dans tous les bons coups, mérite un satisfecit, tout comme Jean-Marc Doussain, impeccable dans la gestion du jeu à l’ouverture.

« Je retiens la capacité à marquer plus de quarante points face à une bonne équipe de Lyon. C’est logique compte tenu du nombre impressionnant d’opportunités que nous nous sommes créées. Malheureusement, ils ont été en mesure de marquer un peu trop facilement à mon goût, et c’est dommage, après une entame comme celle-ci, de laisser très certainement ce bonus qui nous tendait les bras, » analysait Ugo Mola au coup de sifflet final. 

Le talonneur toulousain se réjouit de la belle dynamique dans laquelle se trouve actuellement son équipe. Mais cela ne l’empêche pas de se montrer prudent, conscient de la concurrence exceptionnellement relevée du Top 14 cette saison.

Julien, si le rugby commence par une bonne défense, le Stade en a fait la preuve éclatante face à Bordeaux. Est-ce selon toi la raison numéro un à cette victoire face à l’UBB ?

Il est toujours délicat de privilégier une raison plutôt qu’une autre pour expliquer une victoire. Une victoire, c’est un ensemble de choses. Mais il est certain en tout cas que la défense fait partie des secteurs qui nous ont aidés à ramener ce résultat positif de Bordeaux-Bègles.
Une bonne défense, on le sait, fait partie des ingrédients indispensables pour exister dans une rencontre de haut niveau. Et nous avons été performants dans ce registre, même s’il n’a pas été le seul.

Pour chercher dans ce qu’il faut peut-être améliorer, on constate que l’équipe encaisse souvent des points juste après avoir marqué. C’est effectivement un secteur dans lequel il y a un travail à faire ?

Je ne sais pas si on peut à proprement parler d’un travail à faire, car ce n’est pas quelque chose sur lequel on peut s’entraîner en répétant des gammes. Mais il est évident que c’est un secteur dans lequel nous devons nous améliorer. On ne peut pas se permettre le moindre relâchement après avoir marqué des points. On sait qu’il est difficile d’être toujours à 100% d’un bout à l’autre d’une rencontre, mais effectivement, nous devons apprendre à être plus rigoureux dans ce cas précis.

Mentalement, cela doit faire un bien fou d’enchaîner comme cela les résultats positifs, notamment par rapport à la saison dernière ? L’ambiance doit s’en ressentir dans le vestiaire ?

Bien entendu. L’ambiance est en partie liée aux résultats, et elle est logiquement excellente en ce moment, compte tenu de la très bonne série que nous sommes en train de réaliser. Mais à mon sens, il ne faut surtout pas oublier, au contraire, tout ce qui est arrivé la saison passée. Il me semble qu’en janvier 2017, lors du dernier championnat, nous n’étions pas loin de la première place. Et on sait tous ce qu’il est advenu par la suite.

Cela doit être une leçon pour tout le monde : n’ayons pas la mémoire courte, et gardons à l’esprit que, dans un sens comme dans l’autre, tout peut aller très vite dans ce Top 14. C’est d’autant plus vrai actuellement, car on voit bien que les positions sont très resserrées au classement. Deux victoires ou deux défaites consécutives peuvent changer beaucoup de choses et donner lieu à deux lectures radicalement différentes. A nous de rester humbles par rapport à cela.

Personnellement, quelles sont tes sensations actuellement ? Tu enchaînes les matchs et tout semble bien se passer ?

Il y a toujours des choses à peaufiner, à rectifier, à retravailler. La vérité d’un week-end n’est pas celle d’un autre, tout peut changer rapidement. En conquête, rien n’est jamais acquis… En mêlée par exemple, tout peut bien se passer face à une équipe et virer au cauchemar quelques jours plus tard contre un adversaire différent. C’est la même chose en touche. Pour éviter ces différences, on sait que cela ne passe que par un seul mot d’ordre : le travail, encore le travail, toujours le travail !
En ce qui me concerne, sur un plan plus personnel, c’est vrai que j’enchaîne les matchs depuis quelque temps, et c’est évidemment appréciable : que l’on soit titulaire ou remplaçant, être sur le terrain chaque week-end, c’est une bonne chose.




Quand, comme à Bordeaux, la première ligne qui débute la seconde période est composée de Aldegheri-Marchand-Baille, est-ce que tu mesures le chemin parcouru en finalement peu de temps par toi et tes potes ? Est-ce quelque chose que tu aurais pu imaginer il y a cinq ans ?

Avec Dorian et Cyril, on se connaît depuis maintenant pas mal d’années. Je pense que n’importe lequel de nous trois est déjà satisfait de participer à une rencontre. Mais bien entendu, quand nous sommes alignés tous les trois en même temps, comme cela est arrivé le week-end dernier, c’est un petit plus.

Aujourd’hui, on mesure le chemin accompli, car c’est quelque chose que l’on n’aurait pas forcément imaginé il y a quelques années. Mais cela ne nous empêche pas de rester prudents : rien n’est jamais acquis, et dans le sport professionnel, ce ne sont vraiment pas des paroles en l’air.

Le Stade est troisième du classement, mais compte seulement six points d’avance sur le huitième. Est-ce que vous vous dites que la qualification risque de rester indécise jusqu’au bout ?

C’est exactement ça. On a vraiment à l’esprit qu’il faudra s’accrocher jusqu’à la dernière minute du dernier match, où l’on se déplacera à Clermont. Aujourd’hui, la lutte pour la qualification est très incertaine, et on voit bien qu’aujourd’hui, n’importe qui peut gagner n’importe où. Aucune surprise n’est à exclure. Peu de monde aurait parié par exemple sur une victoire de Pau à Castres lors de la dernière journée. Or, Castres est une équipe excessivement solide. Cela suffit à situer le niveau de la Section…


Je ne sais pas si le calendrier nous est favorable jusqu’à la fin de la saison. C’est ce qu’il se dit, mais je n’ai jamais aimé me projeter à ce niveau. Je sais que l’on se déplace chez des gros bras du championnat, et nos matchs à Ernest Wallon ne seront pas de tout repos non plus. Il n’y a rien de facile là-dedans.

Dimanche, c’est une rencontre face à un concurrent direct, le LOU. Quel est ton jugement sur cette équipe, que vous avez déjà affrontée trois fois cette saison ?

C’est vrai que nous avons affronté cette équipe déjà trois fois, et dans un laps de temps assez court. C’était une sensation étrange. Après une période difficile, le LOU est totalement revenu dans la course à la qualification. La victoire des Lyonnais sur Toulon, où ils ont été extrêmement solides sur les bases, en est la preuve. En conquête, que ce soit en mêlée ou en touche, avec Julien Puricelli à la manœuvre, on connaît leurs qualités. C’est une équipe complète, capable d’aller très vite. Il ne faut pas se tromper : ce sera à mon avis très compliqué dimanche prochain.

C’est le nombre de victoires consécutives du Stade, série en cours, en championnat. Après Oyonnax, Agen et Brive, c’est l’UBB qui a subi la semaine passée la loi des Rouge et Noir. A la faveur de cette belle dynamique, le club est ainsi passé de la cinquième à la troisième place au classement, mais a surtout consolidé sa place dans le Top 6.

A sept journées de la fin du championnat, les Lyonnais sont plus que jamais en course pour les phases finales. Actuellement à un point de la sixième place, le LOU confirme qu’il a franchi un palier cette saison et pourrait profiter d’un calendrier favorable pour tirer son épingle du jeu.

Les vieux démons étant derrière lui, le LOU n’est plus tourmenté par des questions de maintien ou de montée. Une première depuis un bon moment puisque cette saison, les ambitions lyonnaises ont été revues à la hausse. Après avoir rajeuni le groupe, Pierre Mignoni et son staff avaient pour objectif de terminer la saison dans les six premiers : « L’objectif est de faire mieux que la saison dernière. Je ne vais pas faire de langue de bois : nous ferons le maximum pour être dans les six. Nous savons que la concurrence sera rude, et nous mettrons tous les ingrédients pour y parvenir, » expliquait à l’intersaison l’homme fort du sportif.

 A ce jour, le LOU est huitième de notre championnat, mais à une encablure seulement de la sixième place, qualificative pour les phases finales. Après une période difficile, les Rhodaniens ont retrouvé l’allant qui avait caractérisé leur début de championnat. La victoire acquise le week-end dernier face à Toulon, un concurrent direct pour accéder au Top 6, a ainsi été révélatrice de la force mentale de l’effectif : si, sur le plan du rugby, tout n’a pas été parfait, l’état d’esprit affiché par Delon Armitage et ses coéquipiers a forcé le respect.



Incontestablement, le recrutement lyonnais opéré il y a quelques mois a permis au groupe de se solidifier. Après avoir misé durant des années sur l’expérience et des joueurs souvent plus proches de la fin de leur carrière que du début, Mignoni a voulu quelque peu changer son mode de fonctionnement en rajeunissant considérablement le groupe.
A l’image de Quentin Delord, ou du centre Adrien Séguret, « des jeunes pousses » font leur apparition dans un groupe en quête de confirmation. Sans parler de la révélation Baptiste Couilloud, appelé en équipe de France pour le match face à l’Italie il y a à peine quelques semaines

Les Lyonnais ne peuvent plus se cacher et vont continuer de jouer leur rugby jusqu’au bout de l’exercice. Choses faite après 18 journées de championnat, en continuant de consolider leurs bases, tout en gardant un état d’esprit irréprochable.
Yann Roubert, le Président, assure qu’aucune pression n’est mise sur les joueurs : « Nous fonctionnerons comme d’habitude tout au long de cette saison.  On jouera tous les matchs pour les gagner, avec l’envie de faire mieux que la saison dernière. Bien sûr, on rêve de phases finales, mais en gardant avant tout les pieds sur terre. Nous ne sommes à l’abri de rien, mais nous avons le sentiment que nous pouvons progresser grâce à un staff compétent et un bon équilibre dans l’effectif entre jeunes joueurs et joueurs expérimentés. »

L’état d’esprit du club, on l’a dit, reste le fil conducteur de sa progression. Le succès face au RCT n’est pas loin d’être un symbole de cette force, comme le confirme l’expérimenté troisième ligne Julien Puricelli : « Pour moi, cette victoire compte plus qu’une victoire à cinq points. Nous sommes restés déterminés et soudés, ce qui nous a permis de faire la différence. Nous voulons garder cet état d’esprit. On ne gagnera pas tous les matchs, mais celui-ci nous apporte de la crédibilité, donne du sens à notre travail et notre discours. Nous pouvons nous servir de ce genre de prestation pour cultiver notre état d’esprit, construire notre équipe et aller chercher ce que tout le monde espère en fin de saison ».

Pour ceux qui en doutaient encore, le flanker évoque bien une place en phases finales. Pas de doute, que ce soit dans les actes ou les paroles, le LOU a bien franchi un palier depuis quelques mois.

TOP 14 11/03/2018
LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
VOUS EST PRÉSENTÉE PAR
BAILLE 1
MARCHAND 2
ALDEGHERI 3
GRAY 4
MAESTRI 5
CROS 6
GRAY 7
AXTENS 8
DOUSSAIN 9
HOLMES 10
MEDARD 11
FRITZ 12
DAVID 13
HUGET 14
RAMOS 15
remplaçants
MAUVAKA
NETI
TEKORI
MADAULE
TOLOFUA
GUITOUNE
Meric
VAN DYK

L’entraîneur principal du LOU, satisfait de la victoire des siens le week-end passé face à Toulon, se garde bien de tout triomphalisme. Conscient de l’âpreté de la lutte pour les phases finales, il est conscient qu’il faudra sans doute cravacher jusqu’à la dernière journée

Vous avez été l’un des rares clubs en début de saison à jouer la carte de la franchise et à déclarer viser une place dans le Top 6. De ce point de vue, vous êtes pour le moment dans les temps ?

Pour l’instant nous n’avons jamais été dans le Top 6, même si, bien entendu, on aimerait s’y inviter. Mais on connaît aussi le niveau des autres équipes avec lesquelles nous sommes à la lutte pour accéder aux phases finales… Vouloir y être, c’est bien, mais ce sera une tâche extrêmement difficile.

Sur le plan du rugby, votre victoire face à Toulon n’a sans doute pas été la plus aboutie de votre saison. Mais les valeurs de combat, d’état d’esprit et de solidarité que vous avez affichées doivent cependant grandement vous satisfaire ?

Sur le contenue de cette partie, nous sommes capables de mieux faire, je suis d’accord avec vous. Il faut tout de même prendre en compte que les matchs contre Toulon sont toujours compliqués à négocier. Nous étions très tendus, et nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. Dans cette rencontre, le spectacle n’a pas été forcément au rendez-vous, car les défenses ont pris le pas sur les attaques. Mais notre objectif numéro un était de l’emporter. Nous l’avons fait, et on ne peut pas non plus battre une équipe du calibre du RCT en étant simplement moyens.

Que le LOU soit capable de battre en peu de temps des équipes du calibre de Clermont ou Toulon, ce que vous ne parveniez pas souvent à faire dans un passé récent, c’est le signe qu’un palier a été franchi ?

On a franchi un palier par rapport à l’année dernière, c’est un fait. Cependant, il reste encore énormément de travail. Nous avons réussi un très bon début de saison, avant de connaître par la suite une baisse de régime significative. C’est la preuve que le LOU est encore très fragile. Nous sommes toujours en construction !

A l’exception de Montpellier, vous êtes l’équipe qui compte le plus de bonus offensifs du championnat. C’est forcément satisfaisant ?

Cela prouve qu’au niveau du jeu, nous faisons des choses intéressantes. C’est bien pour nous, c’est bien pour nos supporters, qui assistent souvent à un spectacle de qualité. Mais il faut maintenant s’atteler à une certaine
régularité : nous devons être performants sur l’ensemble de la saison si l’on veut espérer être dans les six. Mais les bonus offensifs que vous évoquiez pourraient compter au soir de la 26ème journée.

Sans votre trou d’air de cinq défaites consécutives entre novembre et décembre, vous seriez à la lutte pour les deux premières places. Avec du recul, à quoi attribuez-vous ce spectaculaire coup de moins bien, après un début de saison canon ? Et pensez-vous que vous êtes aujourd’hui à l’abri de ce genre de mésaventures ?

Avec le staff, on s’est penché sur ce problème pour essayer d’en déceler les causes. De toute évidence, avec le nombre de victoires consécutives acquises en début de championnat, je pense que l’on s’est vu trop beau. Il y a eu un excès de confiance évident. De plus, la période des blessures est survenue à ce même moment, puisque nous avons comptabilisé jusqu’à quinze joueurs indisponibles.
Aujourd’hui, nous ne sommes à l’abri de rien. Mais depuis quelques semaines, nous avons retrouvé notre ligne de conduite, notre « pétillant ». Ce sont des signes qui ne trompent pas.

L’un des points sur lesquels vous semblez sur courant alternatif, c’est peut-être celui de la discipline : impeccable contre Clermont, vous avez failli dans ce secteur à Castres ?

Malheureusement, ce manque de discipline nous a peut-être coûté le match face au Castres Olympique. On aurait pu revenir de Pierre Antoine avec quelque chose. Mais ceci est la vérité d’un match, pas de la saison : d’une manière générale, nous ne sommes pas une équipe indisciplinée. Contre Toulon, nous n’avons fait par exemple que neuf fautes.

Les positions sont telles au classement que tout peut arriver pour encore huit équipes dans l’optique de la qualification. Sentez-vous qu’il faudra batailler jusqu’à l’ultime journée ? Est-ce mentalement pesant à la longue pour les joueurs et entraîneurs ?

Tout le monde va s’accrocher ! Nous comme les autres. Il n’y a pas grand-chose à dire, si ce n’est que c’est à la fin que l’on fera les comptes. Mais très franchement, je ne vois aucune équipe lâcher à ce moment crucial de la saison. La qualification se jouera certainement à un point.

C’est la quatrième fois que vous allez affronter le Stade Toulousain ce week-end. Est-ce particulier, même si les rencontres de Challenge Cup ont été forcément un peu à part ?

C’est vrai que de jouer contre un club français quatre fois dans la même saison, ce n’est pas facile. On se connaît bien. Toulouse a gagné deux fois, nous une seule. C’est un petit avantage pour le Stade.

L’une des deux défaites lyonnaises sur ses terres a justement été face au Stade. Quels souvenirs avez-vous de cette rencontre ?

On garde un goût amer de cette défaite. Le Stade Toulousain avait fait un bon match ce jour-là, alors que de notre côté, nous étions dans la période délicate que nous avons évoquée auparavant. Les Toulousains avaient en tout cas fait le match qu’il fallait.

Globalement, quelle image avez-vous du Stade Toulousain ? Et comment jugez-vous leur dynamique actuelle ?

Ils sont dans un dynamique positive, c’est le moins que l’on puisse dire, puisqu’ils viennent d’engranger quatre victoires d’affilée. C’est une équipe que l’on connaît bien, qui est en train de retrouver des couleurs par rapport à la saison passée. Les joueurs sont en forme, et c’est une équipe très complète.

Un mot sur Fred Michalak, qui devrait jouer dimanche le dernier match de sa carrière en terre toulousaine. Que retiendrez-vous de ce joueur forcément à part ?

Nous sommes très fiers de l’accompagner jusqu’à la fin. C’est un joueur à part, et je considère que c’est un privilège de l’entraîner. Il nous aide depuis deux saisons dans les nombreux challenges que l’on se fixe, et Fred a énormément contribué l’an dernier à maintenir le club. Cette année encore, il a un rôle très important malgré un temps de jeu un petit peu inférieur. Fred est un joueur qui dégage énormément de respect, il est très important dans la vie d’un groupe. C’est un grand monsieur du rugby qui va bientôt tirer sa révérence, et j’espère que le public de Toulouse l’accueillera comme il se doit.

A la faveur des 11 essais inscrits lors de ses deux derniers matchs à l’extérieur, à Agen et Bordeaux, le Stade en totalise désormais 24 en déplacement. Cela place les Toulousains à la première de ce classement des attaques, devant Montpellier et la Rochelle (23 essais chacun).


Lyonnais de naissance, Baptiste Couilloud a été logiquement formé au LOU. Dès l’âge de six ans, il est ainsi plongé dans le monde du rugby et joue au poste de demi-d‘ouverture. C’est en grandissant qu’il se convertira à la mêlée, plus précisément en 2014 et sa signature au Centre de Formation rhodanien.

Dès ses débuts, Couilloud impressionne et se fait vite remarquer. Il est sélectionné dans toutes les catégories de jeunes, devient international à 7, puis intègre les Barbarians lors de la dernière intersaison. La consécration viendra avec une place dans le groupe face à l’Italie, il y a quelques semaines dans le Tournoi des VI Nations, où il rentre en jeu pour remplacer Machenaud.
Avant cette première sélection, Couilloud a répété ses gammes sous la houlette de Pierre Mignoni. Il fait ses débuts en Top 14 lors de la saison 2015-2016, mais il est réellement intégré au groupe professionnel quelques mois plus tard, lors de la préparation de pré-saison 2016-2017.
Il gravit les échelons à une vitesse fulgurante. Cette saison, Couilloud a disputé 16 des 18 matchs de championnat disputés par son équipe, dont 13 en tant que titulaire. Une réelle performance compte tenu de la concurrence présente cette année sur le poste.
Cerise sur le gâteau, il se révèle souvent décisif, comme en attestent ses huit essais inscrits sous les couleurs lyonnaises. Il partage ainsi la première place du classement des marqueurs du club, avec Toby Arnold.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
Montpellier 61 19 13 0 6 100 8 1
2
Racing 92 58 19 13 0 6 132 3 3
3
Stade Toulousain 57 19 12 1 6 114 4 3
4
Toulon 52 19 10 0 9 119 6 6
5
Pau 52 19 12 0 7 38 1 3
6
Castres 52 19 11 0 8 31 3 5
7
La Rochelle 51 19 11 1 7 148 4 1
8
LOU 51 19 11 0 8 117 6 1
9
Bordeaux-Bègles 39 19 8 1 10 1 2 3
10
Clermont 36 19 7 1 11 -28 2 4
11
Agen 31 19 7 0 12 -170 1 2
12
Stade Français 28 19 6 0 13 -176 1 3
13
CA Brive 26 19 5 1 13 -202 1 3
14
Oyonnax 22 19 3 3 13 -224 0 4






Montpellier, qui a été battu à la surprise générale à Agen lors de la dernière journée, a conservé sa place de leader mais voit son avance sur ses poursuivants se réduire de manière significative.
A domicile, le MHR affiche une santé éclatante, avec neuf victoires en autant de rendez-vous. Aucune autre équipe du Top 14 ne peut se targuer d’un tel bilan.

Le Racing compte six succès sur ses sept derniers matchs et s’est rapproché de la place de leader, désormais distante de trois petits points. Une victoire dans l’Hérault ce week-end pourrait ainsi permettre au club francilien de prendre la tête de la compétition.
Au match aller, la rencontre entre les deux équipes avaient viré à une démonstration de force de la part des Ciel et Blanc, vainqueurs ce jour-là 26-0.





Après une superbe victoire à La Rochelle, Toulon n’est pas parvenu à enchaîner et est reparti bredouille de son déplacement à Lyon lors de la dernière journée. Si le RCT occupe aujourd’hui la quatrième place du classement, celle-ci ne tient qu’à un fil car le LOU, huitième, ne compte qu’un point de retard !

Lentement mais sûrement, Agen grappille des points et parvient à s’extraire de la zone rouge. La superbe victoire acquise au forceps devant Montpellier (31-29) la semaine passée est la preuve que le SUA ne lâchera rien. Pour autant, le club ne compte que cinq points d’avance sur le treizième et il ne peut évidemment pas se permettre de s’endormir sur ses maigres lauriers.
A l’extérieur, le promu compte jusqu’ici une seule victoire pour huit défaites, acquise il y a peu sur le terrain du Stade Français.





Pau est incontestablement l’une des équipes en forme du moment, avec quatre victoires sur les quatre dernières journées. L’équipe béarnaise vient ainsi de battre le Racing au Hameau et reste sur un succès éclatant à l’extérieur, à Castres.
Désormais, la Section ne peut plus se cacher et fait figure de candidat plus que crédible dans l’optique de la qualification. Au match aller, comme tant d’autres, les coéquipiers de Julien Pierre avaient en revanche subi une lourde défaite à Marcel Deflandre (44-14).

La Rochelle compte trois revers consécutifs et a perdu la belle dynamique de son début de saison. Le club a fatalement reculé au classement, jusqu’à la septième place. Certes, les positions sont à ce point resserrées que la zone de qualification est très proche, mais les Jaune et Noir ont désormais un droit à l’erreur limité.
Lors de leur dernière apparition à domicile, les hommes de Patrice Collazo avaient subi leur première défaite à domicile de l’exercice, face à Toulon (27-20).





Bordeaux-Bègles traverse actuellement une passe bien délicate, matérialisée par quatre revers consécutifs, dont deux à domicile. Désormais engluée dans le ventre mou du classement, l’UBB n’a plus beaucoup d’espoir pour espérer jouer les phases finales au printemps prochain.
Au match aller, les Aquitains avaient réalisé une démonstration de force à Charles Mathon, avec une victoire incontestable 39 à 9.

Moribond il y a quelques semaines, Oyonnax vient d’enchaîner deux succès de rang, alors qu’il en comptabilisait un seul en dix-sept journées. Le maintien, qui semblait presque utopique, est redevenu un objectif crédible, même si le chemin pour cela est encore long.
L’USO a longtemps souffert en déplacement, avec huit défaites d’affilée, avant qu’un authentique exploit à Clermont ne vienne mettre un terme à cette spirale négative.







Dans le contenu, Brive est loin d’avoir démérité sur ses dernières sorties, mais cela ne s’est pas matérialisé concrètement, car l’équipe reste sur une inquiétante série de quatre revers de rang. Installé à l’avant-dernière place, le CAB devra sans doute se battre jusqu’à la dernière journée pour espérer se maintenir.
Jusqu’ici, le parcours des Corréziens sur leurs terres est pour le moins contrasté, avec cinq victoires pour quatre défaites.

Après la pire série de l’histoire du club, soit six défaites d’affilée, Clermont est enfin parvenu à inverser la tendance en s’imposant à domicile contre La Rochelle pour le compte de la dernière journée, 21 à 17.
Le champion de France compte malgré tout seize points de retard sur la sixième place, synonyme de qualification pour les phases finales. Seule une fin de parcours en boulet de canon, associée à un heureux concours de circonstance, pourrait déboucher sur un happy-end.







Rien ne va plus pour le Stade Français, qui vient d’essuyer cinq défaites sur les cinq dernières journées. La dernière en date, sur la pelouse d’Oyonnax, un concurrent direct pour le maintien, est évidemment problématique et a encore rétréci la marge de manœuvre du club.
Les Parisiens ne comptent plus aujourd’hui que deux points d’avance sur la place de barragiste et leur bilan provisoire à Jean Bouin (déjà quatre revers depuis le coup d’envoi de la saison) n’incite pas à l’optimisme avant ce week-end.

Les trois dernières prestations de Castres à domicile ont débouché sur deux défaites : la première devant le Racing 92 (13-18), et la seconde face à Pau, à la surprise générale (27-29). Ces contre-performances pourraient peser lourd au soir de la 26ème et dernière journée, tant et si bien qu’aujourd’hui, le CO n’a plus le choix : il doit aller récupérer des points à l’extérieur, là où il s’est déjà imposé à quatre reprises cette saison.

Saison 2011-2012, 15ème Journée. Promu cette année-là en Top 14, le LOU passe une mauvaise après-midi et encaisse 51 points à Ernest Wallon. Les Stadistes marquent à six reprises, et Maxime Médard réussit un doublé.