Le principal trait de mon caractère
Gentil


La qualité que je préfère chez les hommes
La franchise


La qualité que je préfère chez les femmes
La franchise et la sympathie


Mon principal défaut
Râleur


Ma principale qualité
Généreux


Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Leur humour


Mon occupation préférée
Passer de bons moments avec les personnes que j’aime



Mon rêve de bonheur
Vivre chez les Bisounours (sourires)


Quel serait mon plus grand malheur ?
Qu’une personne de mon entourage ait des soucis de santé


A part moi-même, qui voudrais-je être ?
Zinedine Zidane


Le pays où j'aimerais vivre
La France


Mes héros dans la fiction
Deadpool


Mes héros dans l'histoire
Les anciens combattants


Mes héros dans la vie réelle
Charles de Gaulle



Ce que je déteste le plus
Le mélange poire-chocolat !


Le personnage historique que je déteste le plus
Hitler


Le don de la nature que je voudrais avoir
La téléportation


Comment j'aimerais mourir
Vieux et dans mon lit


Mon état d’esprit actuel
Joyeux


La faute qui m'inspire le plus d'indulgence
Mentir pour protéger quelqu’un d’autre


Ma devise
Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris

Lors de la première journée de la saison 2016-2017, les Stadistes, au terme d’un rude combat, prenaient le meilleur sur une équipe héraultaise accrocheuse.

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Montpellier 20 à 12 (mi-temps : 10-9)
Beau temps ; Belle pelouse ; 12 400 spectateurs. Arbitrage de M. Raynal (Pays catalan)

Pour le Stade Toulousain :
5 essais de Marchand, Palisson (3) et Galan ; 4 transformations et 3 pénalités
de Doussain.

Pour Montpellier : 4 pénalités (5, 13, 24, 44) de Botica.

Evolution du score : 0-3, 7-3, 7-6, 10-6, 10-9/10-12, 13-12, 20-12

Stade Toulousain : Huget ; Perez, Fritz (David, 56 puis Guitoune, 61), Fickou , Palisson ; (o) Doussain, (m) Bezy ; Faasalele (Lamboley, 60), T. Gray (Tekori, 73), Dusautoir (cap) ; R. Gray, Maestri ; Van Dyk (Aldegheri, 49), Ghiraldini (Marchand, 49), Steenkamp (Baille, 49)

LOU : Porical ; Gear ; Bonnefond ; Regard ; Nalaga ; Michalak (Harris, 58) (o) ; Durand (Figuerola, 67) (m) ; Fourie ; Browning (Lambey, 73) ; Puricelli (Isa, 58) (Cap) ; Paulino (Njewel, 46) ; Bekhuis ; Botha (Clément, 50) ; Ivaldi (Paulo, 50)

Carton jaune : Fritz (17, antijeu)

MHR : Mogg ; Fall (O'Connor, 68), Dumoulin, Steyn (Martin, 65), Nadolo ; (o) Botica (Steyn, 65) (m) White ; Galletier (cap), Qera, Liebenberg (Spies, 49) ; Van Rensburg (Willemse, 49), Mikautadze ; Kubriashvili, B. Du Plessis, Nariashvili (Watremez, 55)

 

Pour son premier match de la saison 2016-2017, c’est un morceau de choix qui était proposé au Stade, qui avait tout de même l’avantage d’évoluer à Ernest Wallon : Montpellier, aux ambitions à peine voilées pour la conquête du Bouclier, s’avançait en terre toulousaine avec des intentions.

Le premier acte, globalement, allait le confirmer : dominateur, le MHR causait bien des soucis à son adversaire, qui marquait cependant contre le cours du jeu, par Palisson. Sanctionnés en mêlée, coupables de quelques maladresses (en-avants, touches non trouvées), les hommes d’Ugo Mola n’affichaient pas une sérénité de tous les instants, à l’image du carton jaune reçu par Fritz à peine le quart d’heure de jeu dépassé.
Pour ainsi dire, les Rouge et Noir pouvaient s’estimer heureux d’être devant à la pause, n’était-ce que par la plus petite des marges.

Au retour des vestiaires, les débats, heureusement, s’équilibraient. Cela n’empêchait pas les Héraultais de se montrer dangereux, et ces derniers, sans un sauvetage in extremis de Perez sur Nadolo, seraient passés devant au tableau d’affichage.
Mais dans une rencontre émaillée de nombreux accrochages, le Stade allait avoir la clairvoyance de marquer très vite : après un groupé-pénétrant performant, Doussain puis Fritz étaient à la conclusion.

On pensait le point de bonus dans les cordes des locaux, mais Montpellier, une fois de plus, était fidèle à sa réputation d’équipe difficile à manœuvrer. Malgré tous les efforts déployés, plus aucun essai n’était marqué. On en restait donc là, mais cette victoire à quatre points, sans que leur adversaire n’en marque un seul, suffisait au bonheur des Toulousains.

 « Ce n’était pas parfait, et malheureusement, on n’a jamais su prendre assez de vitesse pour pouvoir vraiment jouer au rugby et se faire quelques passes. Ça a été assez âpre et serré. Beaucoup d’indiscipline, notamment en 1ère mi-temps de notre part, qui a laissé Montpellier dans notre camp et c’est toujours délicat face à des équipes comme ça, très rudes, de ne pas avoir le ballon.
On ne peut pas espérer quelque chose dans ce championnat sans une très bonne défense. Je crois que ça a déjà été le cas la saison passée, et on va s’appliquer à renouveler ce qui avait été un point positif l’année dernière
, » admettait Ugo Mola à l’issue de la rencontre. 


Déçu par la récente défaite face au LOU, le demi de mêlée toulousain ne se laisse pas pour autant abattre. Il espère que cette contre-performance servira de catalyseur pour les échéances futures, à commencer par la réception de Montpellier ce dimanche.

Jean-Marc, comment analyses-tu la défaite face au LOU, qui est venue mettre un terme à une belle série de quatre victoires consécutives ?

On sait qu’un match dure quatre-vingt minutes, et dans une compétition aussi relevée que le Top 14, de surcroît face à un concurrent direct pour la qualification, on ne peut pas espérer faire un résultat en étant à ce point sur courant alternatif. On a pas mal subi en première mi-temps, même si nous avons su faire preuve de réalisme : sur deux ballons bien négociés, nous avons su aller derrière la ligne. Nous étions devant à la pause, mais cela ne reflétait pas réellement la physionomie globale du premier acte. Globalement, nous avons trop subi pour pouvoir gagner ce genre de match. Tout s’est joué sur des détails, et le LOU, de son côté, a réussi à faire le match parfait. Il faut vraiment féliciter cette équipe, qui sera un outsider sérieux en fin de championnat.

Aujourd’hui, bien défendre ne suffit pas ?

Malheureusement, la preuve en est. Et d’ailleurs, je ne partage pas totalement cette analyse : si nous avions si bien défendu, nous n’aurions pas encaissé 27 points. C’est dommage car que ce soit en touche ou en mêlée, on leur a posé pas mal de soucis. Les Lyonnais ont réussi à nous transpercer sur deux ou trois coups et nous n’avons pas été capable de rattraper ces actions.

C’est une défaite qui fait mal d’un point de vue comptable. On sait qu’en cas de succès, nous aurions pris une option, certes pas définitive, sur la qualification. Mais il ne servirait à rien de ruminer cette défaite durant trop de temps : le plus important, dans ces cas-là, c’est au contraire de relever la tête. On a un gros morceau qui nous attend dès dimanche, avec la venue du leader du Top 14. On sait qu’en cas de victoire, ce sera un petit pas supplémentaire accompli en direction des phases finales. J’espère que ce revers face au LOU sera en quelque sorte un mal pour un bien : il faut que cela nous remette dans le droit chemin et nous permette de finir la saison sur une belle dynamique. De manière plus synthétique, il faut nous remettre au travail.




A 14 à 3 en votre faveur, y a-t-il eu un excès de confiance ?

Je ne le pense pas, car même en étant devant au tableau d’affichage, nous avions conscience de nos difficultés à imposer notre jeu et à maîtriser notre rugby. On a eu du mal tout au long de la partie. Les Lyonnais ont dominé toute la rencontre et n’ont pas volé leur victoire. Il faudra se souvenir des erreurs que nous avons commises, relever la tête et ne pas les réitérer. En deuxième période, nous avons été littéralement privé de ballons : c’était compliqué, dans ces conditions, d’inverser la tendance, même si nous sommes parvenus à revenir à égalité.
Il reste maintenant peu de matchs avant la fin de la saison. A nous d’en gagner un maximum pour atteindre notre objectif et figurer dans les six au soir de la 26ème journée.


Juste avant le premier essai encaissé, il y a eu un long temps mort. Pensez-vous que vous vous êtes endormi à ce moment là ?

Il est inutile de chercher toutes les excuses que l’on veut. Sur un match comme celui-ci, à nous d’être concentrés durant 80 minutes. On ne pourra pas avoir d’ambition sur cette fin de saison si on ne gomme pas cette irrégularité.

Vis-tu cette défaite comme un coup d’arrêt ?

Forcément. On avait gagné chez eux, on savait qu’ils venaient ici pour se « venger » et rattraper les points perdus. Après quatre victoires consécutives, c’est une belle dynamique qui s’arrête. Nous nous sommes vus trop beau après ces quatre succès. Sans faire injure aux équipes que l’on a battues lors des matchs précédents, ce sont des équipes qui luttent pour leur survie en Top 14. Si l’on veut prétendre à quelque chose, c’est ce genre de match, face à des concurrents directs, qu’il nous faut gagner.

Sur les cinq derniers Stade-Montpellier disputés à Ernest Wallon, le MHR a réussi la prouesse de s’imposer deux fois face aux Rouge et Noir. D’abord en 2013-2014 (12-15), puis en 2015-2016, à l’issue d’une rencontre échevelée, où la transformation de l’égalisation avait été manquée à la dernière seconde par les Toulousains.

Positionné à la première place du classement avant cette journée, Montpellier se positionne comme l’un des plus sérieux prétendants au Brennus. L’objectif est en tout cas limpide côté héraultais : la victoire finale ou rien !

Dans le discours policé des déclarations d’avant-saison, Montpellier a souvent fait exception à la règle. Et cela a encore été le cas en juin dernier. Interrogés sur les ambitions du club pour ce championnat 2017-2018, les différents acteurs héraultais ne se sont pas embarrassés des sempiternels « On veut faire mieux que la saison passée » ou autres « L’objectif ? Faire du mieux possible ».

Le MHR a fait le pari de la transparence, et assume ses ambitions. A la recherche de son premier titre majeur, le club clamait haut et fort son appétit. Il ne faut pas y voir là un signe de suffisance : simplement la clairvoyance d’un effectif conscient de sa richesse et de sa force.

Il faut dire que, encore une fois, l’état-major montpelliérain n’avait pas lésiné sur les moyens pour franchir un palier sportif. En tête de gondole, l’arrivées de plusieurs stars, tant sur le plan des joueurs que dans l’encadrement.

Voilà maintenant presque un an que Vern Cotter, l’ancien manager de Clermont, dirige le club héraultais. Les résultats sont au rendez-vous depuis le début de la saison et Mohed Altrad, le Président du club, se veut confiant par rapport à son groupe et de ses capacités : « Montpellier reste une promesse dans le rugby français finalement. On n’a pas gagné grand chose de majeur et on souhaite se donner encore une chance. Dans toutes les choses que j’entreprends, ma place est toujours la première. »



Le recrutement a donc été réalisé en conséquence lors de l’intersaison. Altrad n’a pas fait dans la demi-mesure en enrôlant pas moins de dix joueurs, dont des têtes d’affiches internationales, à l’image de Cruden, demi d’ouverture des All Blacks ou encore Serfonstein, le ¾ centre sud-africain.

Pour compléter le tout et retrouver une équipe homogène dans tous les compartiments du jeu, Vern Cotter a fait appel à des internationaux français, qu’ils soient installés ou en devenir, pour apporter une expérience au groupe. L’arrivée de Louis Picamoles, de retour d’Angleterre, et celle de Yacouba Camara ne sont évidemment pas anodines et révèlent les ambitions montpelliéraines.

Les résultats sont pour le moment au rendez-vous. Après 20 journées, Montpellier a gagné 14 matchs, tout en empochant 8 bonus offensif. Personne n’a fait mieux dans le championnat.
En début de saison, Vern Cotter avait exprimé le souhait de produire du jeu et de marquer des essais. Une volonté loin d’être anodine, car les années précédentes, marquées du sceau de Jake White, n’avaient pas exactement été synonymes d’envolées offensives : le combat et le défi physique étaient prépondérants, ce qui n’avait pas débouché sur un titre et ne comblait sans doute pas les supporters du club.

Les fidèle du MHR voient donc du jeu chaque week-end, ou presque. Vern Cotter et ses adjoints ont apporté une sérénité et une envie de travailler qui, jusqu’ici, font la force du groupe : « Il n’y a pas de méthode ou philosophie, simplement l’envie de gagner. On met la barre très haut. Sur tout ce qui est critère de performance, on travaille dur, on est exigeants, parce qu’il ne faut pas perdre de temps et que l’on doit être capables de maîtriser toutes les formes de jeu. »

Si Montpellier caracole actuellement en tête du classement, la lutte pour la qualification (au moins directe) est telle qu’aucune certitude n’est de mise. Dans ces conditions, il est illusoire de croire que les coéquipiers de Fulgence Ouedraogo, débarrassés des contraintes européennes, fassent une impasse de ce déplacement dans la Ville Rose. Forts de leur quatre victoires acquises en déplacement cette saison, ils ont de toute façon déjà prouvé leurs aptitudes à s’imposer sur n’importe quelle pelouse. Les Toulousains, si besoin était, sont prévenus.

TOP 14 18/03/2018
LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
VOUS EST PRÉSENTÉE PAR
NETI 1
MARCHAND 2
ALDEGHERI 3
TEKORI 4
MAESTRI 5
CROS 6
ELSTADT 7
GALAN 8
BEZY 9
RAMOS 10
KOLBE 11
FRITZ 12
HOLMES 13
MJEKEVU 14
MEDARD 15
remplaçants
ROUMIEU
MIENIE
FAASALELE
MADAULE
VERHAEGHE
DOUSSAIN
HUGET
FAUMUINA

A 31 ans, le troisième ligne est l’un des joueurs les plus utilisés de l’effectif montpelliérain. S’il est globalement satisfait du parcours accompli par son club en Top 14, il reste prudent au regard des prochaines échéances qui attendent le MHR.

Si on regarde le classement, on voit que vous occupez la première place. Le bilan est positif, malgré une défaite qui a dû laisser des traces à Agen ?

Cette défaite est un peu frustrante, c’est vrai. Nous avons pris un carton rouge dès les premières minutes, ce qui ne nous a pas rendu la tâche facile. Nous nous sommes même retrouvés à 13 à un moment de la rencontre, et nous avons quand même fait preuve de caractère en nous accrochant jusqu’à la fin du match. Ça aurait même pu basculer en notre faveur avec une pénalité à 3 minutes de la fin.

Au-delà de ce classement, on voit que Montpellier est la meilleure attaque du championnat et est recordman du nombre de points de bonus offensifs. C’est le signe que le jeu du MHR est redevenu attractif ?

Depuis le début de la saison, nous sommes très performants à domicile. Nous enchaînons les victoires, bonifiées pour la plupart ! Nous avons de temps en temps un peu de chance, mais globalement, depuis le début de la saison, nous prenons beaucoup de plaisir à jouer ensemble.
A l’extérieur, en revanche, c’est une autre paire de manches et nous connaissons des difficultés. A nous de faire en sorte, jusqu’à la fin de la saison, de rectifier le tir et rééditer en déplacement les mêmes performances qu’à la maison.

L’un des enjeux de la saison, au-delà des titres, c’était l’identité de jeu que devait trouver Montpellier, avec l’arrivée de Vern Cotter.
Même si c’est à la fin de la saison que le bilan sera définitif, où en est ce chantier aujourd’hui ?

Il met tout en œuvre pour que l’équipe soit la plus performante possible, et c’est quelque chose que l’on ressent. Nous travaillons énormément offensivement, dont les skills pour être le plus dangereux possible. C’est difficile de tirer un bilan au bout d’à peine quelques mois, mais on sent déjà une bonne progression depuis le début de la saison. Nous sommes beaucoup plus propres dans ce que nous faisons.

Le point noir de cette saison, c’est votre parcours européen, qui n’a malheureusement pas dépassé le stade des poules. Avec du recul, comment analyses-tu cette élimination ?

On n’a tout simplement pas été à la hauteur de cette compétition. On loupe un match nul au Leinster sur une action que l’on aurait pu négocier autrement, et on perd dans les derniers instants contre Exeter. Sur ces deux matchs, on se tire déjà une grosse balle dans le pied. A partir de là, c’est devenu très compliqué, surtout dans cette compétition aussi relevée. On le sait, le haut niveau se joue sur des détails.

Tu es le joueur le plus utilisé de l’effectif, juste derrière François Steyn, malgré une concurrence toujours importante au MHR. On imagine que tu es plutôt satisfait de ta saison personnelle jusqu’ici ?

Il y a beaucoup de concurrence au MHR, comme chaque année. De mon côté, je prends le temps de jeu que l’on me donne, et j’essaie d’être le plus performant possible dès que l’on me fait confiance.

Quels souvenirs as-tu du match aller, gagné 32-22 par Montpellier face au Stade ?

C’est un match dans lequel tout nous a réussi. On a été un peu chanceux. C’était un match très dur et compliqué, au cours duquel nous avons réussi à faire pencher la balance de notre côté.
Cette saison, les Toulousains sont très à l’aise dans leur jeu, et c’est d’autant plus vrai depuis le début de la seconde partie de championnat. C’est une équipe redoutable.

La lutte pour la qualification est tellement intense qu’aucune équipe ne peut se permettre de faire d’impasse. Dans quel état d’esprit allez-vous effectuer le déplacement à Ernest Wallon ?

On a un calendrier très compliqué jusqu’à la fin de la saison. Nous allons affronter toutes les équipes qui prétendent à la qualification. Chaque match sera un duel. Ca sera très compliqué de venir faire quelque chose à Toulouse. Un gros match et un gros défi nous attendent.

Cela fait 14 ans que tu es à Montpellier, et tu n’as connu qu’un seul maillot… As-tu l’impression qu’un profil comme le tien va devenir de plus en plus rare ? Et est-ce que cette fidélité, finalement, ne te correspond pas ?

Il y a énormément de turnovers dans tous les clubs. Dans les années à venir et au vu de la concurrence actuelle dans le monde du rugby, il sera très difficile et très rare de rester attaché à son club toute une carrière. Pour ma part, c’est un choix assumé. J’ai toujours voulu rester à Montpellier, et j’en suis très fier.
Aujourd’hui, notre sport n’est plus le même qu’il y a quelques années. Le rugby est vraiment bien installé dans le monde professionnel. Il y a de moins en moins de place pour les sentiments.

Le rugby, c’est important, mais la famille aussi ;-) Comment concilies-tu ta nouvelle vie de jeune papa avec celle de rugbyman professionnel ?

Cela me fait du bien de vivre ça. C’est un grand bonheur pour moi et c’est une belle étape dans ma vie.

Les Toulousains ont visiblement des soucis au niveau de la discipline lors des Stade-Montpellier ayant pour cadre la Ville Rose. Sur les quatre dernières confrontations, ils ont à chaque fois écopé d’un carton jaune durant la rencontre : Fritz (2016 et 2015), Tekori (2014) et Poitrenaud (2013) ont ainsi contraint leur équipe à évoluer temporairement en infériorité numérique.


Julien Bardy a découvert et réellement commencé le rugby sur le tard, à l’âge de 15 ans. C’est à Gerzat, dans le Puy de Dôme, que le natif de Clermont-Ferrand se familiarise avec le ballon ovale.
Ses qualités naturelles l’amènent rapidement à être repéré par l’ASM, dont il intègre le Centre de Formation. En 2009, il tape à la porte de l’équipe professionnelle et fait ses premières apparitions avec le groupe.
Il restera 8 saisons en Auvergne, jusqu’en 2017, où il jouera en tout et pour tout 118 matchs (89 en championnat et 29 en Coupe d’Europe). Troisième ligne aile rugueux, mobile et habile ballon en mains, Bardy est le parangon du joueur moderne. Il compte deux Boucliers de Brennus à son palmarès (2010-2017) et, en raison de ses origines portugaises (son nom complet est Julien de Sousa Bardy), il a porté le maillot de la Seleção à 24 reprises depuis 2008. C’est en début de saison qu’il a rejoint le MHR. Venu compléter un recrutement « stratosphérique », il a rejoint le club de l’Hérault en compagnie de Cruden, Steyn, Picamoles et Camara.
En dépit d’une concurrence plus que féroce à son poste, il réalise jusqu’ici une saison très complète. Venu pour apporter son expérience au groupe, Bardy a déjà joué 14 matchs cette saison, dont 11 en tant que titulaire. Son pari est d’ores et déjà gagné.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
Montpellier 66 20 14 0 6 138 9 1
2
Racing 92 58 20 13 0 7 94 3 3
3
Stade Toulousain 57 20 12 1 7 107 4 3
4
Toulon 57 20 11 0 9 168 7 6
5
Pau 56 20 13 0 7 41 1 3
6
LOU 55 20 12 0 8 124 6 1
7
Castres 52 20 11 0 9 25 3 5
8
La Rochelle 52 20 11 1 8 145 4 2
9
Clermont 40 20 8 1 11 -26 2 4
10
Bordeaux-Bègles 39 20 8 1 11 -5 2 3
11
Stade Français 32 20 7 0 13 -170 1 3
12
Agen 31 20 7 0 13 -219 1 2
13
CA Brive 27 20 5 1 14 -204 1 4
14
Oyonnax 26 20 4 3 13 -218 0 4






Battu à Montpellier lors de la dernière journée, le Racing reste malgrè tout dans les deux premières place du classement.
A domicile, les Ciel et Blanc sont invaincus depuis leur emménagement à la U Arena, et plus globalement, ils n’ont été défaits qu’une seule fois sur leurs terres en 2017-18 (c’était face au LOU, pour le compte de la 6ème journée)

Après cinq défaites consécutives, le Stade Français a enfin pu stopper l’hémorragie, en disposant à domicile de Castres le week-end dernier. Cette victoire, si elle constitue une véritable bouffée d’oxygène, ne tire pas pour autant d’affaire les coéquipiers de Sergio Parisse, toujours proches de la zone rouge.
Au match aller, le premier derby de la capitale avait tourné à l’avantage du Stade Français, vainqueur 27-17.





Après deux victoires consécutives, Agen s’est « logiquement » incliné lors de la dernière journée, sur la pelouse de Toulon. Le SUA navigue toujours en dehors de la zone de relégation, mais sa marge de manœuvre reste cependant bien étroite.
A domicile, le club alterne le bon et le moins bon ces derniers temps : s’il avait subi une authentique correction face au Stade Toulousain (25-52), il s’était nettement repris deux semaines plus tard, créant la sensation en prenant le meilleur sur Montpellier (31-29).

Bordeaux-Bègles ne parvient pas à sortir d’une mauvaise série matérialisée par cinq défaites de rang. La semaine dernière, l’UBB n’est pas parvenue à rectifier le tir, en s’inclinant à domicile devant Oyonnax. Alors qu’il reste six journées à jouer, le club, un temps installé dans le ventre mou, glisse dangereusement vers la zone dangereuse.





La Rochelle traverse une période pour le moins compliquée : le club ne s’est plus imposé en championnat depuis la 16ème journée et reste sur quatre revers consécutifs. L’invincibilité de l’ASR à domicile a été mise à mal lors de sa dernière sortie à Marcel Deflandre, qui s’était soldée par une défaite face à Toulon (20-27).
Alors que c’est un nouveau concurrent direct dans l’optique de la qualification qui se profile, les hommes de Patrice Collazo ne peuvent pas vraiment se permettre un nouveau faux-pas, quand bien même celui-ci n’aurait pas de conséquences irrémédiables.

Le LOU a réalisé une superbe opération il y a quelques jours, en s’imposant à Toulouse. Le club est plus que jamais en course pour la qualification, calé à la sixième place, et a même creusé un petit écart sur Castres, qui le suit au classement.
Malgré l’ampleur de la tâche qui attend les Rhodaniens avec ce deuxième déplacement à hauts risques, il y aura de la revanche dans l’air, après le match perdu de justesse à l’aller (15-19).





Trois victoires consécutives ont relancé tous les espoirs, et les Oyomen peuvent légitimement croire au maintien,  qui semblait impensable il y a quelques semaines : vainqueurs à Bordeaux lors de la journée précédente, ils ne comptent plus que deux points de retard sur la 12ème place.
Tout espoir n’est pas encore perdu, mais une victoire ce week-end semble indispensable. Pour une formation qui ne s’est imposée qu’à deux reprises à Charles Mathon cette saison (pour deux nuls et cinq défaites), l’affaire n’est pas simple.

Au match aller, Toulon s’était imposé au terme d’une rencontre échevelée, ponctuée d’une kyrielle d’essais (49-25). Globalement, le RCT est dans une bonne dynamique actuellement, avec quatre succès sur ses cinq derniers matchs.
A l’extérieur, cependant, les Varois peinent à renouveler leurs performances des exercices précédents : avec seulement deux victoires sur leurs dix premiers voyages, ils font partie des moins bons élèves du wagon de tête dans ce domaine.







La victoire enregistrée lors du derby disputé à Brive, la semaine passée, a confirmé que Clermont était enfin sur une bonne dynamique, même s’il faudrait un heureux concours de circonstances pour que le champion de France en titre participe aux phases finales. Si la tentation doit être grande de se focaliser sur le quart de finale européen à venir, le Top 14 n’est peut-être pas à négliger totalement, dans une compétition où tout va très vite.
Intraitable sur ses terres il n’y a pas si longtemps, l’ASM s’est déjà inclinée à trois reprises au Michelin cette saison.

Qui arrêtera Pau en cette fin de championnat ? La question mérite d’être posée, car la Section, qui compte désormais six succès d’affilée, fait plus que jamais partie des outsiders crédibles pour accéder aux phases finales.
En début de Top 14, une victoire paloise à Clermont aurait peut-être été difficilement concevable. Mais les Béarnais, qui présentent loin de leur base un bilan équilibré (donc très satisfaisant) de cinq victoires pour autant de revers, ne semblent plus faire de complexe face aux cadors de la compétition.







En position de force il y a quelques semaines, Castres a perdu du terrain en raison des deux défaites concédées à domicile devant Pau puis sur la pelouse du Stade Français. Rien n’est encore perdu pour la qualification, mais le club ne peut plus se permettre de gaspiller des points à Pierre Antoine, où son bilan, avec trois défaites au compteur, est parmi le mois satisfaisant des équipes de tête.
La saison passée, les Tarnais avaient facilement pris le meilleur sur leurs adversaires du jour, 32-13, mais sans parvenir à décrocher le bonus offensif.

Confronté à un calendrier extrêmement compliqué ces dernières semaines, Brive a reculé au classement, et la récente défaite concédée à domicile devant Clermont n’a évidemment rien arrangé. Comptablement, la situation est tendue, et le CAB a vu Oyonnax fondre littéralement sur lui, au point de ne plus compter qu’un seul point d’avance.
Au match aller, les Corréziens étaient parvenus à s’extraire de l’emprise du CO, en s’imposant au forceps, 27-22.

Top 14 - 22ème Journée de la saison 2009-2010. Les Toulousains ne font pas de détail et s’imposent 34-3 face à leur voisin héraultais. David, Lacombe, Bouilhou, Heymans et Clerc participent au festival offensif de leur équipe.

L’ancien pilier a passé six saisons au Stade Toulousain, de 2011 à 2017. Champion de France dès son arrivée, il ne garde que de bons souvenirs de ces années en rouge et noir et partage avec nous ses souvenirs.

Tu as rejoint le Stade en 2011. Te souviens-tu des circonstances de ton arrivée au Stade ?

Avant de rejoindre le Stade, je disputais la Coupe du Monde en France avec l’Afrique du Sud, où nous avons été prématurément éliminés en quart de finale. J’étais très triste de cette désillusion, et c’est à ce moment-là que j’ai rejoint le Stade Toulousain pour ouvrir un nouveau chapitre de ma carrière.

Le premier match était incroyable. C’était la première fois que je découvrais l’ambiance d’Ernest Wallon. Je voulais faire une très bonne impression à tous les supporters, et j’ai d’ailleurs fait une bonne rentrée… qui a été stoppée par une fracture à la hanche !

Tu as remporté un titre de Champion de France avec le Stade Toulousain en 2012. Quels souvenirs gardes-tu de ce moment ?

J’ai eu une saison très difficile, en raison des conséquences de cette blessure à la hanche. J’ai été blessé une bonne partie de la saison. Mais heureusement, j’avais la confiance des deux entraîneurs, Guy Noves et Yannick Bru. Ils m’ont laissé le temps de me rétablir pour être prêt pour la fin de championnat.

J’ai énormément travaillé avec Zeba Traoré pour être prêt au moment des phases finales. Par la suite j’ai eu l’opportunité de jouer un petit bout du match de la 26ème et dernière journée, contre Montpellier. Puis, lors de la demi-finale, je suis rentrée à la mi-temps. Une bonne rentrée, et à la fin du match, Guy Noves est venu me voir en me disant : « Tu vas commencer lors de la finale ». J’avais des frissons à ce moment-là, je ne pouvais pas y croire, car je n’avais quasiment pas joué de la saison. Il y avait de la concurrence à mon poste, avec Jean-Baptiste Poux, Daan Human… Je l’ai ressenti commun honneur. Nous avons eu par la suite deux semaines de préparation, on était très concentrés et prêts à jouer et gagner cette finale. Le jour de la rencontre, j’avais l’impression que nous étions invincibles. Tout le monde était surmotivé. Déjà, de jouer le match avec William Servat à côté de moi, qui avait plus de 300 matchs avec ce club, c’était impressionnant. Le titre de 2012 avec le Stade Toulousain, c’est vraiment quelque chose très fort pour moi.

Beaucoup disent que tu as été l’un des meilleurs joueurs de cette finale gagnée. Qu’en penses-tu ?

Cela me touche beaucoup que les gens le pensent. Je crois avoir fait un bon match, c’est vrai, mais j’ai surtout donné le maximum pour l’équipe, pour que l’on puisse remporter ce Bouclier. C’était un boulot collectif et c’est grâce à tout le monde que nous avons gagné.

A ton arrivée, le club venait d’être élu Champion de France lors de la saison précédente. Comment as-tu vécu ton arrivée et ton intégration ? Etait-ce plus ou moins compliqué ?

En venant jouer au Stade Toulousain, mon ambition était de gagner des titres. A l’époque, le club était la meilleure équipe d’Europe. J’ai été très bien accueilli par tout le monde, qu’il s’agisse du groupe et du staff, malgré les difficultés de la langue. Tout le monde était vraiment sympa, il n’y avait pas de joueurs égoïstes ni de clans à l’intérieur du vestiaire. Il y avait beaucoup d’humilité chez l’ensemble des joueurs, malgré les titres accumulés les années précédentes.

On sait que tu es régulièrement à Ernest Wallon pour soutenir les Rouge et Noir. As-tu un regard sur leur performance actuelle ?

Il y a eu un turnover dans le groupe. Les nouveaux joueurs ont amené beaucoup d’énergie à l’équipe. Cela me fait plaisir de voir le Stade Toulousain dans cette bonne dynamique. On a retrouvé le jeu propre au club. Il y a pour le moment de bons résultats et les joueurs ont l’air de prendre du plaisir. Aujourd’hui, je vis à Toulouse et je serai toujours à disposition du Stade s’il a besoin de quoi que ce soit. J’ai passé six années merveilleuses au sein de ce club, je lui dois beaucoup.

Une carrière n’est pas faite que de bons moments… Quel est pour toi le pire souvenir de ta carrière professionnelle ?

Le quart de finale européen contre le Munster, perdu 47-23 en 2014. Un très mauvais souvenir.

Tu as évolué de longues années avec les Springboks…

C’est un honneur de porter le maillot de l’Afrique du Sud. J’ai eu la chance de faire deux Coupes du Monde avec mon pays, dont une particulière en France, en 2007.
En signant au Stade Toulousain, je ne pouvais initialement plus jouer avec les Springboks, mais j’ai eu la chance que les règles changent et j’ai pu réaliser quelques matchs supplémentaires avec mon équipe nationale. Puis je suis arrivé à un moment de ma carrière où il fallait prendre une décision. Les voyages entre la France et l’Afrique du Sud étaient devenus trop lourds. C’était un peu compliqué à gérer. En 2014, j’ai donc décidé de prendre ma retraite internationale. C’était une décision difficile, mais je ne pouvais plus assumer les deux.
Je garde de très bons souvenirs avec la sélection, dont un en 2010, après une coupure internationale de deux ans (entre 2008 et 2010). C’était le jour de mon anniversaire et j’ai joué face à la France dans votre pays. Nous avions gagné et j’avais inscrit un essai.

As-tu un regret au vu de ta carrière, ou a-t-elle été suffisamment bien remplie pour ne pas en avoir ?

Il y a eu des moments compliqués. Mais si j’avais la possibilité de changer quelque chose, je ne changerais rien. Le seul regret que j’ai au Stade Toulousain, c’est que l’on n’ait pas gagné de titre après 2012.

Tu as réellement terminé ta carrière au Stade Français, après y avoir évolué en tant que joker médical. Un bon moment ?

J’avais envie de continuer un petit peu. L’occasion s’est présentée grâce à mon agent et je n’ai pas refusé. Au-delà du fait que j’ai trouvé surprenant de jouer en rose, le Stade Français est un bon club. C’était mon dernier contrat et j’ai pu profiter de chaque entraînement, de chaque match sans avoir trop de pression. J’ai passé quatre super mois au Stade Français… Mais je reste avant tout Toulousain (sourires).

Le club parisien est actuellement dans une phase délicate. Es-tu plutôt optimiste pour sa fin de saison ?

C’est compliqué pour eux en ce moment. Il y a de bons joueurs, une bonne équipe mais il y a un manque de confiance évident. Les nombreuses défaites à domicile en témoignent. Je pense malgré tout qu’ils s’en sortiront, même si cela ne sera pas simple.

Dans toute ta carrière, quel était le joueur le plus guerrier, qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

Au Stade Toulousain, c’était Census Johnston et Joe Tekori. Avec l’Afrique du Sud, Bakkies Botha et Daniel Rossouw.

Quel joueur t’a le plus bluffé par son talent ?

Bryan Habana. La première fois qu’il a touché un ballon avec l’Afrique du Sud, il a marqué un essai. Il était phénoménal, énorme, exemplaire.
Au Stade Toulousain, mon préféré était Vincent Clerc, toujours là pour aider l’équipe.

Au Stade, quel était le joueur le plus drôle dans le vestiaire ?

J’ai beaucoup apprécié Gillian Galan, mais le plus drôle était Yannick Nyanga. Il ne s’arrêtait jamais de parler.

Le plus râleur ?

Il y avait une bonne concurrence entre Clément Poitrenaud et Maxime Médard.

Le plus ingérable ?

Il n’y a jamais eu un joueur qui était nuisible à l’équipe.

Parmi toutes les troisièmes mi-temps à fêter les titres, laquelle te laisse le souvenir le plus mémorable ?

Après le titre de 2012, forcément. C’était une super fête ! Nous avions fais le tour des bars à Toulouse ! (rires) L’arrivée au Capitole était incroyable. J’ai encore les frissons de l’évoquer, je n’avais jamais connu quelque chose de tel dans ma carrière.

Que fais-tu aujourd’hui ?

J’ai plusieurs projets. J’interviens pour les mêlées dans plusieurs clubs de la région et même de France. Je travaille beaucoup avec les premières lignes (comment travailler, comment gérer une carrière de haut niveau…), en les motivant et en leur transmettant mon savoir-faire. Je veux rester en France et être au service des joueurs.
Ensuite, je travaille avec Brian Liebenberg, avec lequel je fais des interventions en entreprise. Via des approches ludiques, nous travaillons avec ces entreprises pour trouver des solutions face à leurs problématiques. Nous avons une bonne équipe !
Je suis donc pas mal sollicité. Je vis toujours à Toulouse et je pense que je vais rester à Toulouse car j’ai l’impression d’être chez moi.

Le mot de la fin ?

Je veux tout d’abord remercier les supporters pour ces nombreuses années. Ils n’ont jamais eu de commentaires négatifs à mon égard, même après certaines défaites et contre-performances. Je retiens une phrase que les fans me disaient souvent : « Ne vous inquiétez pas, nous sommes toujours derrière vous. »
Il faut aujourd’hui se montrer patient. Soyons toujours derrière les joueurs et le staff, et à coup sûr, le Stade Toulousain redeviendra une des meilleures équipes d’Europe.