Le principal trait de mon caractère
Timide


La qualité que je préfère chez les hommes
L’honnêteté


La qualité que je préfère chez les femmes
L’honnêteté


Mon principal défaut
Mauvais joueur


Ma principale qualité
Altruiste


Mon occupation préférée
Jouer au golf


Mon rêve de bonheur
Gagner le Brennus à la fin de la saison


Quel serait mon plus grand malheur ?
Perdre un être cher


A part moi-même, qui voudrais-je être ?
Gaël Fickou (sourires)


Le pays où j'aimerais vivre
La France


Mes héros dans la fiction
Batman


Mes héros dans l'histoire
Christophe Colomb


Mes héros dans la vie réelle
Gaël Fickou (sourires)


Ce que je déteste le plus
Les radins


Le personnage historique que je déteste le plus
Hitler


Le don de la nature que je voudrais avoir
Courir sans jamais être essoufflé


Comment j'aimerais mourir
En dormant


Mon état d’esprit actuel
Nostalgique


La faute qui m'inspire le plus d'indulgence
Un en-avant


Ma devise
Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse

En fin de saison dernière, les Toulousains s’étaient inclinés de deux petits points face au Racing 92. Les Franciliens étaient venus s’imposer 10 à 8 au Stadium, lors de la 24ème journée de Top 14.

A Toulouse (Stadium) – Racing bat Stade Toulousain 10 à 8 (mi-temps :
10 à 3)
23 106 spectateurs. Arbitrage de M. Gauzère - (Côte Basque-Landes)

Pour le Stade Toulousain :
1 essai de Médard (79) ; 1 pénalité de Marques (37)

Pour le Racing : 1 essai de pénalité (9) ; 1 transformation et une pénalité (7) de Carter

Stade Toulousain : Médard ; Bonneval, David, Fickou, Huget ; (o) McAlister, (m) Marques (Bézy, 55) ; Camara, T.Gray, Dusautoir (cap) ; Albacete, Fa’asalele (Tekori, 59) ; Johnston (Aldegheri, 62), Ghiraldini (Marchand, 68), Kakovin (Steekamp, 68).

Carton jaune : Fickou (10)

Racing 92 : Dulin (Vartanov, 78) ; Rokocoko, Chavancy, Laulala (Thomas, 49), Imhoff ; (o) Carter, (m) Machenaud ; Nyanga, Nakarawa, Lauret ; Le Roux, Grobler (Carizza, 70) ; Tameifuna (Ducalcon, 65), Lacombe (Chat, 60), Afatia.

Cartons jaunes : Afatia (57) et Tameifuna, (78)

Carton rouge : Afatia (73)

 

On le sait, la fin de saison dernière a été difficile pour le Stade Toulousain, et cette rencontre face au Racing, au programme de la 24ème journée, n’a pas fait malheureusement exception à la règle. On peut même dire que cette affiche, disputée au Stadium, a été quelque part un symbole de la dernière ligne droite toulousaine : de l’envie, une volonté indiscutable, des occasions d’essai… Mais rien qui, au final, ne veut sourire aux Stadistes.

 

L’entame de la rencontre montrait la différence entre une équipe en quête de confiance et une autre sûre de sa force. Quelque peu empruntés, les Rouge et Noir laissaient leurs adversaires imposer leur rythme. Et face à une formation du calibre du Racing, cela ne pardonnait pas : en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les locaux accumulaient les déboires : une pénalité, un essai et un carton jaune, à l’attention de Fickou, soulignaient une entame pour le moins cauchemardesque.
Mais, malgré l’accumulation de nuages noirs au-dessus de leurs têtes, les coéquipiers de Thierry Dusautoir ne lâchaient pas. Lentement mais sûrement, ils inversaient la tendance, prenaient les commandes de la partie et se procuraient des opportunités.

Hélas, l’adage est connu : dominer n’est pas gagner, et cela allait une nouvelle fois être démontré sur l’Île du Ramier. Pourtant, à force de plier, les Racingmen écopaient de deux cartons jaunes, puis d’un rouge, mais sans que cela, ou presque, ne prête à conséquence.
Il fallait en fait attendre la 79ème minute, et un essai de Médard, pour voir enfin les Toulousains récompensés de leurs efforts. Cela leur permettait d’empocher un point de bonus défensif, mais évidemment, cela semblait bien anecdotique.

« On donne le bâton pour se faire battre. C'est au moins le troisième match où on attend d'être menés 10-0 pour commencer à jouer. Il y a huit ou neuf joueurs qui ne porteront plus le maillot du Stade Toulousain, et on avait à cœur de réaliser un bon match… J'avais imaginé le pire, mais là c'est vraiment difficile à digérer. Il faudra pourtant passer à la suite assez rapidement. Jeter l'éponge alors que la saison n'est pas finie, ce ne serait pas à l'image que la maison laisse depuis des années », déclarait Ugo Mola, évidemment déçu, à l'issue du match.

 


C’est peu dire que le pilier toulousain a du mal à digérer la défaite survenue à Castres lors de la précédente journée. Pour lui, il faut à tout prix ne pas réitérer les mêmes erreurs compte-tenu de l’importance des échéances qui se profilent.

Cyril, quels sentiments te laisse le dernier match, perdu à Castres dans des conditions particulières ?

Oui, cette rencontre s’est disputée dans des conditions climatiques spéciales, mais on ne peut pas à mon sens s’en servir d’excuse. On ne peut pas se satisfaire de notre production en deuxième mi-temps. On doit vraiment gommer tous les détails qui n’ont pas fonctionné tout au long des quarante dernières minutes.
Sur la seconde période, nous avons encaissé énormément de points, sans parvenir à en marquer un seul. Il faut réellement corriger cela et remettre le bleu de chauffe et bosser pour la réception du Racing à la fin de la semaine.


Comment expliques-tu les deux visages radicalement différents montrés par le Stade d’une mi-temps à l’autre ?

C’est difficile à dire. L’entame de la seconde période a été compliquée, car on a immédiatement pris un essai. Cela nous a un peu étourdis, et par la suite, nous avons subi jusqu’au coup de sifflet final… A nous de nous poser les bonnes questions par rapport à notre deuxième mi-temps pour ne pas réitérer les mêmes erreurs.

Que veux-tu dire par se poser les bonnes questions ?

On sait par quoi passe une remise en question : se remettre bien au boulot, voir ce qui n’a pas été avec l’aide de la vidéo. Analyser l’ensemble des petits détails qui ont fait qu’on a perdu la seconde période.


Votre première mi-temps avait pourtant été convaincante ?

C’est vrai, nous avons réalisé quarante premières minutes de bonne facture… Mais au final, cela n’a servi à rien. En général dans ce Top 14, et en particulier face à une équipe du calibre de Castres, on ne peut pas se contenter d’être à ce point sur courant alternatif et d’être performant sur une seule mi-temps.




Comment faire pour que cette défaite, aussi frustrante soit-elle, soit « utile » pour la suite ?

C’est très simple : ce genre de défaites doit nous servir, et ce sera le cas si nous apprenons de nos erreurs. Il faut que l’on continue à grandir, d’autant plus que cette saison, il nous reste peu de matchs pour le faire. Ils sont très importants pour notre qualification, on sait pertinemment que dorénavant, chaque rendez-vous peut être décisif.
Attention toutefois, il ne faut pas non plus verser dans le catastrophisme par rapport à cette rencontre disputée à Castres : il y a eu des choses positives, notamment en première mi-temps.


D’un point de vue comptable, le point de bonus défensif n’est pas anodin ?

C’est vrai, cela reste un point de plus au classement, et dans une course à la qualification aussi resserrée, ça reste important. Mais ce n’est pas le sentiment qui prédomine. La frustration d’avoir perdu un match après l’avoir eu en mains reste le sentiment numéro un.
Ce n’est pas la première fois, depuis le début du championnat, que nous connaissons de temps à autre des petits trous d’air au cours des rencontres. Il faut vraiment parvenir à rectifier le tir par rapport à cela. Il nous reste au programme trois rencontres face à des ténors de la compétition, puis, je l’espère, les phases finales. On ne pourra pas se permettre de connaître de tels passages à vide sur nos prochaines échéances.

Sur les cinq dernières saisons, la plus large victoire toulousaine sur le Racing, lors des matchs disputés dans la Ville Rose, remonte à l’exercice 2013-2014. Grâce notamment à trois essais signés Fickou, Nyanga et Tekori, les Stadistes s’étaient imposés 30 à 6 face aux Franciliens pour le compte de la 4ème journée.

La saison francilienne, marquée par l’inauguration tant attendue de la U Arena, est un véritable marathon. Encore engagé sur tous les tableaux, le club se prépare à un sprint final haletant... et épuisant.

La U Arena résume bien l’ambition et le renouveau du club francilien, associés à un tout nouveau modèle économique pour le club de Jacky Lorenzetti. Ce nouvel écrin, dans tous les sens du terme, inauguré fastueusement lors du match aller face au Stade Toulousain, change la donne au niveau économique. D’un point de vue de la capacité d’accueil, le changement est pour le moins radical entre l’ancien stade de Colombes (7500 places de moyenne) et le nouveau champ de combat des Ciel et Blanc, qui compte plus de 30 000 places. Mais au-delà de la promesse d’accueillir des supporters en plus grand nombre, la U Arena promet aussi de leur proposer une fan expérience enrichie, avec un stade couvert et ultra connecté. De quoi susciter un engouement supplémentaire pour les Franciliens.

Le président Lorenzetti, fier à juste titre de cette réalisation, tient à souligner qu’elle résulte d’un travail de longue haleine : « C’est la page la plus importante du club qui vient de se tourner. L’aventure a été difficile, mais ça la rend encore plus belle. Neuf années de galères, de joies, de misères. Cela a été beaucoup de souffrance, mais la joie et l’excitation sont à la hauteur de toutes ces difficultés rencontrées. »

Cet investissement doit permettre au club de rêver plus grand et de se positionner en tant que marque à part entière. Pour cela, les résultats sportifs doivent suivre.



Chose faite à ce jour. Le Racing est toujours en course dans les deux compétitions dans lesquelles il était engagé en début de saison. Aucun autre pensionnaire du Top 14, depuis les quarts de finale européens qui ont vu chuter tour à tour Clermont, Toulon et La Rochelle, ne peut en dire autant.
Présent dans le duo de tête du championnat depuis la 16ème journée, le club a également en ligne de mire les demi-finales de la Champions Cup. Après s’être imposé sur le terrain de l’ASM en quart de finale, les hommes du duo Labit/Travers ont évidemment à cœur d’aller au bout dans cette compétition. Une compétition qu’ils n’ont encore jamais remportée.

Sur le sol français, les phases finales sont quasiment acquises pour Yannick Nyanga et les siens. La régularité dont ils ont fait preuve tout au long de la compétition leur permet aujourd’hui de viser une qualification directe dans le dernier carré. Un objectif loin d’être anodin, tant la Coupe d’Europe est synonyme de dépense d’énergie : dans ces conditions, s’épargner un barrage et bénéficier ainsi d’une semaine de repos pourrait être décisif dans le sprint final.
La régularité précédemment évoquée, et dont l’équipe est aujourd’hui en train de récolter les bienfaits, n’est évidemment pas un hasard. Seulement très peu de changements ont eu lieu dans le groupe lors de la précédente intersaison, comme l’indiquait Laurent Labit : « Avec Laurent Travers, on aime travailler dans la continuité et dans la durée avec nos joueurs. On ne voulait pas tout chambouler. La fraîcheur, l’émulation, c’est bien, mais après la saison que nous avions vécue, s’il fallait tout recommencer, tout reconstruire, ça aurait été compliqué. »

Le programme du Racing, lors des trois ultimes journées de Top 14, lui prévoit deux déplacements périlleux, ici à Ernest Wallon, puis à Bordeaux-Bègles, avant de recevoir Agen lors de la dernière journée. Avec deux succès sur l’ensemble de ces échéances, la qualification directe devrait être acquise. Reste maintenant à savoir quels seront les matchs ciblés par le staff francilien.

TOP 14 15/04/2018
LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
VOUS EST PRÉSENTÉE PAR
BAILLE 1
MARCHAND 2
FAUMUINA 3
GRAY 4
MAESTRI 5
FAASALELE 6
ELSTADT 7
CROS 8
BEZY 9
HOLMES 10
MEDARD 11
FRITZ 12
FICKOU 13
KOLBE 14
RAMOS 15
remplaçants
GHIRALDINI
NETI
TEKORI
MADAULE
TOLOFUA
DOUSSAIN
HUGET
ALDEGHERI

L’ancien Toulousain réalise actuellement une saison de tout premier plan avec le Racing 92. A 34 ans, « la Nyangue » est loin d’avoir dit son dernier mot, et c’est avec un féroce appétit qu’il aborde la dernière ligne droite de la saison.

Yannick, la récente victoire face à Toulon a été extrêmement difficile et vous avez été malmenés une bonne partie de la rencontre. Mais n’en est-on pas au point où, en cette fin de saison, seule la victoire compte ?

Forcément, mais ce n’est pas propre à cette saison, c’est aussi le sport d’aujourd’hui : nous sommes uniquement jugés sur les résultats. En ce moment, comme vous pouvez le constater, on a le vent en poupe.
Il est certain que Toulon nous a posé beaucoup de problèmes, mais nous savions que des équipes comme le RCT, le Stade Toulousain ou Montpellier font partie des favorites pour la victoire finale. A ce titre, tous les matches contre des clubs de ce calibre seront compliqués. De fait, on a eu des problèmes contre Toulon, quelques problèmes aussi contre le Stade Toulousain au match aller. C’est la vie du Top 14, dont le niveau est tel que tous les matches sont durs.

Ce succès face au RCT a en tous cas permis de confirmer, si besoin était, que votre défense était bien en place. C’est pour toi le point fort du Racing cette saison ?

Oui, c’est incontestablement notre gros point fort. D’un point de vue statistique, nous avons la meilleure défense du championnat et c’est un domaine sur lequel on aime s’appliquer. Mais si on veut avoir la chance de pouvoir gagner quelque chose, il va falloir être plus qu’une bonne équipe en défense… C’est pour cela que nous travaillons dur et que l’on ne se croit pas du tout arrivés : tout peut basculer très vite. Et je ne perds pas de vue que si nous sommes la meilleure défense du championnat, nous avons encaissé 40 ou 50 points à Montpellier.

Le Racing est la seule équipe française encore engagée sur tous les tableaux. Toi qui es très familier avec ce genre de saison marathon, quelle est la recette pour ne pas laisser trop de plumes en visant deux objectifs différents ?

La recette, c’est de bien gérer l’effectif, mais ceci est du ressort des entraîneurs. En tant que joueur, la clé est de ne pas voir trop vite et trop loin. Les dynamiques mettent vraiment du temps avant de se créer et elles se défont excessivement rapidement. A ce titre, il faut vraiment prendre chaque match comme le match le plus important.
Par exemple, le groupe qui se déplace à Toulouse ce week-end doit se rendre compte que ce match est capital pour le club. C’est quand on a tout le temps envie de faire de grandes choses que l’on peut arriver à de belles performances en fin de saison.

Et justement, pour rebondir sur ce que tu dis, on parle de fatigue physique, mais psychologiquement n’est-ce pas non plus usant de disputer chaque week-end des matches capitaux ?

C’est en ça que la gestion du groupe doit être bonne, et je pense que les coaches le font bien. C’est ce qui fait que nous avons retrouvé beaucoup de fraîcheur. Globalement, nos mauvaises périodes ont correspondu à la période du Tournois des Six Nations, avec des joueurs absents ou d’autres blessés. Etre compétitif en alignant tout le temps la même équipe, week-end après week-end, c’est compliqué. Comme on a pu le voir, dès que ces joueurs-là sont revenus, a eu de meilleurs résultats. Jusqu’à la fin de la saison, j’espère que nous ne serons pas trop touchés par les blessures et que tout le monde sera à son meilleur niveau pour continuer de performer.

Vous êtes encore invaincus dans votre nouvel écrin de la U Arena, ce qui est une performance dans le Top 14 aujourd’hui où tout le monde peut espérer gagner n’importe où. Quelles sont tes impressions sur ce stade pas comme les autres ?

J’avais beaucoup d’appréhension au début, parce que je ne suis plus tout jeune maintenant et j’avais peur que le changement de surface ait raison de moi. (sourires) Mais en fait pas du tout. C’est un terrain qui a vraiment été bien pensé dans tous les secteurs, aussi bien dans le stade que dans l’ambiance. Il n’y a par exemple aucun endroit pour les spectateurs où l’on voit mal. En tant que joueur, le jeu va beaucoup plus vite sur cette surface-là. Je pense que 100% des joueurs du Racing qui ont l’habitude d’y jouer sont unanimes là-dessus et sont contents de jouer à l’Arena. Après, il est certain que nos adversaires sont surpris, on a un peu joué de cette nouveauté sur cette première saison, mais ça ne va pas durer parce que tous les adversaires voient les matches et les spécificités de ce terrain… On a bien vu que plus on avançait dans les rencontres, plus nos adversaires nous ont posé des problèmes. On va travailler deux fois plus pour essayer d’y rester invaincus le plus longtemps possible, tout en sachant que ça arrivera forcément un jour.

La Racing était parfois moqué par le passé pour le manque d’engouement qu’il suscitait, mais depuis le changement de stade, justement, les affluences sont très satisfaisantes. Là aussi c’est un pari gagné?

Oui, je crois que nous sommes à plus de 15 000 spectateurs de moyenne depuis qu’on est à l’Arena. C’est évidemment très satisfaisant.

Colombes avait son charme, mais c’est sûr qu’en terme d’engouement c’est complètement différent. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Quand on voit l’ambiance qu’il y a eu face à Toulon, c’était superbe, ça nous a portés ! Ce sont aussi des choses qui aident à gagner, lorsqu’on est dans un match si serré et que l’on sent que l’on est poussés par 25 000 personnes.

Personnellement tu as pris part à 26 rencontres cette saison toute compétitions confondues et tu es sur le podium des joueurs les plus utilisés d’un effectif pléthorique. A 34 ans c’est une seconde jeunesse pour toi en quelque sorte, est ce que tu t’imaginais jouer autant ?

Pas forcément, mais ce n’est pas le genre de choses pour lesquelles je vais me plaindre. Quand on est sur des terrains de rugby, on a envie d’y être le plus longtemps possible. C’est d’autant plus vrai sur des saisons comme ça où ça se passe bien et où on accumule pas mal de victoires. Personnellement, c’est ma troisième saison ici, je me sens bien dans le club et bien physiquement. Pendant la semaine, c’est un peu plus compliqué (rires), mais pour les matches j’ai vraiment envie de me donner le plus possible.

C’est sans doute une question qu’on va beaucoup te poser dans les prochaines semaines… Stop ou encore l’année prochaine ?

Je ne sais pas… Je n’ai pas trop envie trop me prendre la tête avec ça, j’ai la chance que tout se passe bien avec le club, et je vais déjà me concentrer sur cette fin de saison. Lorsque j’aurai pris ma décision, je le ferai savoir.

Pour toi qui joue au plus haut niveau depuis plus de quinze ans, est ce que l’envie de jouer, de s’entraîner, de faire parfois de longs déplacements reste intacte pour toi ?

Honnêtement, l’entraînement est compliqué, et en ce qui concerne les matches, il n’y a pas besoin de motivation. Encore que…. (rires) Attention, je m’entraîne quand même, mais c’est un peu aménagé sur la préparation physique et la musculation : je ne vais pas développer mon corps à 34 ans (sourires).
Mais en tous cas, cette période là de l’année est top, on aimerait qu’il n’y ait que ça : que des quarts de finale, des matches pour la deuxième place à jouer… Il n’y a pas de problèmes pour jouer ce genre de rencontres. C’est pour cela que prendre ma décision met du temps : il faut tout mettre sur la balance et le jour où il y aura plus de contraintes que de plaisir, j’arrêterai.

Vous vous déplacez à Toulouse dimanche, à seulement trois journées de la fin. Avec quel état d’esprit l’équipe aborde-t-elle ce match ?

On sait qu’il va être compliqué, on sort d’un quart de finale européen, du match contre Toulon et là on se déplace au Stade juste avant un match couperet en Coupe d’Europe. Le Stade est en pleine forme et sort d’une défaite à Castres. Pour être passé par la maison, je sais dans quel état d’esprit seront les joueurs. Notre volonté, c’est faire un beau match de rugby, de continuer dans notre dynamique et d’embêter le Stade. Ce serait un exploit de gagner, mais on y va avec beaucoup de fierté et de détermination.

De l’eau a coulé sous les ponts depuis ton départ du Stade, mais revenir à Ernest-Wallon c’est toujours particulier pour toi ?

Toujours, toujours… Surtout que ce sera la première fois que je reviens à Ernest Wallon, puisque les derniers matches que j’ai fait sur Toulouse se sont déroulés au Stadium. Revenir aux Sept Deniers avec un autre maillot que celui du Stade, c’est sûr que ça va me faire drôle. Le public toulousain sera toujours spécial pour moi, c’est un souvenir des 10 ans que j’ai passés ici et surtout de mon départ, de la manière dont on m’a fêté quand je suis parti, la manière dont on m’a accueilli quand je suis revenu avec un autre maillot au Stadium…
J’aurai toujours le public toulousain dans mon cœur. Je lui souhaite de vivre de bons moments, mais moins contre nous.

Pour finir, comment perçois-tu la saison que réalise actuellement le Stade ?

Je n’aime pas trop commenter les saisons des autres, mais c’est sûr que ça fait plaisir de voir le Stade Toulousain à un autre niveau que l’année dernière, parce que c’était triste de finir ainsi l’an passé. Mais ils font une toute autre saison, et je suis persuadé qu’ils vont être en phase finale.

Ils ne sont pas moins de six joueurs, actuellement présents dans l’effectif du Racing, à avoir porté par le passé le maillot du Stade Toulousain. Census Johnston, Vasil Kakovin, Patricio Albacete, Edwin Maka, Yannick Nyanga et Teddy Iribaren (seulement au niveau de la formation concernant ce dernier) ont tous été rouge et noir auparavant dans leurs carrières respectives.


Teddy Thomas n’a que 19 ans quand il quitte le Biarritz Olympique (et abandonne temporairement son autre passion, le surf) pour rallier le Racing. Sacré challenge pour celui qui est à l’époque l’un des plus grands espoirs du rugby français à son poste.
Si sa première saison en ciel et blanc confirme son potentiel, la suivante, qui sera paradoxalement celle du titre, vire au cauchemar absolu : victime de blessures à répétition, il ne dispute que deux matchs au cours de cet exercice.

En 2016-2017, il amorce un retour au premier plan, qui sera confirmé cette saison. Devenu incontournable au sein de l’effectif pourtant pléthorique du Racing, il a déjà battu son record personnel d’essais marqués. Sa courbe de performances au niveau international est du même acabit, et ses récentes prestations lors du Tournoi des VI Nations, où il a réalisé des différences énormes, a marqué les esprits.
« Je me sens vraiment bien. Je suis épargné par les pépins physiques. Mon corps va mieux, mon esprit va mieux et ça se ressent sur le terrain. Ça a été un peu long mais je me sens vraiment en forme, » déclare celui qui, à 24 ans, dispose encore d’une marge de progression importante.

Pos Équipe Pts J G N P Diff B Off B Déf
1
Montpellier 76 23 16 0 7 184 11 1
2
Racing 92 70 23 16 0 7 106 3 3
3
Stade Toulousain 66 23 14 1 8 114 4 4
4
Toulon 64 23 12 0 11 210 8 8
5
Pau 62 23 14 0 9 30 2 4
6
La Rochelle 61 23 13 1 9 144 5 2
7
LOU 61 23 13 0 10 120 6 3
8
Castres 60 23 13 0 10 1 3 5
9
Bordeaux-Bègles 47 23 10 1 12 -10 2 3
10
Clermont 45 23 9 1 13 -81 3 4
11
Agen 38 23 8 0 15 -212 2 4
12
Stade Français 38 23 8 0 15 -143 2 4
13
CA Brive 32 23 6 1 16 -212 1 5
14
Oyonnax 30 23 5 3 15 -251 0 4






Après son extraordinaire démonstration de force face à Clermont (49-0), Toulon a enchaîné deux revers consécutifs : un synonyme d’élimination européenne face au Munster, puis contre le Racing, il y a quelques jours en Top 14.
Le RCT est toujours au cœur de la bagarre pour accéder aux phases finales, et regarde à ce jour aussi bien devant que derrière lui. A domicile, les Varois font partie des bons élèves de la compétition, avec neuf succès et une défaite.

Avec trois victoires sur ses quatre derniers matchs, dont l’un significatif le week-end précédent devant La Rochelle, Montpellier garde le cap et reste campé à la première place du classement. Une qualification directe pour le dernier carré semble largement dans les cordes des hommes de Mohed Altrad, même si rien n’est mathématiquement acté.
Au match aller, dans l’Hérault, le MHR s’était très nettement imposé devant son adversaire du jour, au terme d’une rencontre spectaculaire (43-20).





Alors que Pau restait sur une dynamique extrêmement positive, le club a subi un léger coup d’arrêt en s’inclinant sur la pelouse de Bordeaux-Bègles pour le compte de la journée précédente. La Section reste en embuscade, au cœur du trafic parmi les prétendants aux phases finales.

Si les Béarnais ont déjà chuté à deux reprises sur leurs terres depuis le coup d’envoi du Top 14, ils partiront évidemment largement favoris de cette rencontre.

En venant à bout d’Oyonnax il y a quelques jours, Agen a accompli un pas qui pourrait être décisif pour éviter la dernière place à l’issue de l’ultime journée. Le SUA s’est en effet constitué un matelas de sécurité et a désormais pour objectif d’éviter la treizième place, synonyme de barrage.
Attention toutefois, car après ce déplacement périlleux au Hameau, le club du Lot-et-Garonne devra affronter tour à tour Clermont et le Racing lors des deux prochaines journées.





Après une série extraordinaire de quatre succès consécutifs, Oyonnax est rentré dans le rang et le dernier revers en date, concédé sur la pelouse d’un concurrent direct, Agen, a sans doute sonné le glas des espoirs de maintien.
Pour autant, rien n’est encore mathématiquement perdu, et une chose est certaine : tout autre résultat qu’une victoire ce week-end condamnerait définitivement le club de l’Ain. Au match aller, l’USO était passée tout près d’un résultat positif à Amédée Domenech, s’y inclinant d’un souffle (30-33).

En s’inclinant sur sa pelouse contre le LOU lors de la dernière journée, Brive a perdu des points importants dans l’optique du maintien. Désormais, la menace est partout, et il faudra encore batailler pour éviter un barrage, voire une relégation, dans quelques semaines. A l’extérieur, le CAB est le plus mauvais élève du championnat, avec aucune victoire à son crédit cette saison, et trois petits points de bonus amassés.





Depuis son élimination européenne et la défaite concédée sur le terrain du Stade Français, Clermont a fait une croix sur cette saison post titre, qui est à oublier au plus vite. Désormais, celui qui est encore champion de France en titre pour quelques semaines n’a plus que son honneur à jouer, et il tâchera de finir au mieux sur ses terres au cours des deux dernières échéances de la saison.

A l’instar de son adversaire du jour, Bordeaux-Bègles vit une fin de saison sans pression, que ce soit en haut ou en bas du classement. L’UBB, qui a connu un exercice mouvementé, voudra elle aussi finir sur une bonne note, et pourquoi pas aller chercher une troisième victoire à l’extérieur, après celles acquises sur les pelouses d’Oyonnax et Agen.







La performance enregistrée lors de la journée précédente sur le terrain de Brive a relancé le LOU dans l’optique des phases finales, même s’il faudra peut-être passer par un sans-faute pour que le club rhodanien intègre le club des six au soir de la dernière journée.
Il faudra pour cela commencer par bien négocier ce premier virage, et pour cela, les joueurs de la capitale des Gaules peuvent s’appuyer sur des statistiques solides à domicile, avec huit succès en dix rendez-vous cette saison.

Battu par le Stade Toulousain il y a de cela deux journées, le Stade Français a su redresser la barre en s’imposant, toujours à domicile, devant Clermont. Cette victoire constitue bien entendu un sacré ouf de soulagement, mais la lutte pour le maintien est à ce point incertaine qu’il est encore bien trop tôt pour pavoiser.
Au match aller, à Jean Bouin, les Parisiens avaient chuté face à Lyon, 16-25. S’ils rêvent sans doute de revanche, ils sont confrontés à des statistiques insuffisantes à l’extérieur, avec un seul succès en onze rencontres.







La période n’est pas très prolifique pour La Rochelle, battue en quart de finale européen puis à Montpellier pour son retour en Top 14. Le club devra sans doute se battre jusqu’au bout pour valider sa place en phase finale, où tous les espoirs restent permis.
A domicile, les joueurs du duo Collazo-Garbajosa ont un bilan provisoire qui flirte avec l’excellence : à l’exception d’un faux pas face à Toulon il y a quelques semaines, ils ont remporté l’intégralité de leurs matchs à Marcel Deflandre.

En difficulté ces derniers temps, Castres a trouvé les ressources pour renouer avec la victoire en s’imposant dans le Tarn face au Stade Toulousain. Voilà le CO totalement relancé dans la course aux play offs, et un exploit ce week-end chez les Maritimes aurait bien entendu une valeur inestimable. Les hommes de Christophe Urios peuvent en tout cas s’appuyer et s’inspirer du match aller, qu’ils avaient brillamment remporté (31-15) devant La Rochelle.

2 octobre 2010. Pour sa deuxième saison parmi l’élite du rugby, le Racing pose de gros soucis aux Toulousains à Ernest Wallon. Les Rouge et Noir s’imposent difficilement, 28-23, grâce à un essai de Kelleher, la botte de Skrela et un drop de… Clément Poitrenaud.