TOP 14 - 18ème Journée

Le Stade s'impose in extremis

TOP 14 - 18ème Journée

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat LOU Rugby 23 à 20 (mi-temps :20 à 3 )
Temps pluvieux ; pelouse grasse ; 13.000 spectateurs environ. Arbitrage de M. Attalah (Franche Comté).
Pour le Stade Toulousain : 2 esais de Tekori (30), Flood (36) ; 3 pénalités de Flood (11, 23, 58) ; 2 transformations de Flood (30, 36).
Pour le LOU : 2 essais de Porical (47) et collectif (77) ; 2 pénalités de Porical (25, 49) ; 1 transformations de Porical (47) et Munro (77).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Clerc, Fritz, Fickou, Médard ; (o) Flood, (m) Bezy (puis Doussain, 60) ; Tekori, Galan (puis Harinordoquy, 67), Camara (puis Nyanga, 52) ; Albacete (cap, puis David, 73), Lamboley (puis Maka, 52) ; Johnston (puis Tialata, 71), Flynn (puis Marchand, 63), Steenkamp (puis Ferreira, 71).
LOU : Porical ; Romanet, Lynn, Estebanez, Ratuvou ; (o) Munro, (m) Lorée ; Fourie, Leguizamon, Puricelli ; De Marco, Nallet ; Tetaz, Bonrepaux, Felsina.

De l'allant, de l'envie, des initiatives... Voilà ce qui caractérisait le début de match des Toulousains. Appliqués, à l'image d'une réception de Médard sous une chandelle plutôt vicieuse, les Rouge et Noir campaient dans le camp adverse, et après cinq minutes, le LOU n'avait toujours pas passé la ligne médiane ballon en main.

Par la suite, la domination stadiste ne se démentait pas , même si on notait çà et là quelques imprécisions. Il faut dire que l'état du terrain, boueux après les pluies qui s'étaient abattues sur la ville rose en début d'après-midi, rendait le ballon glissant et délicat à maîtriser. Pourtant, le Stade ouvrait le score via une pénalité de Flood à la 11ème, et il n'y avait rien à redire.

La suite, malheureusement, allait se révéler plus approximative : Porical, d'abord, manquait une occasion d'égaliser, et ensuite, les débats s'équilibraient et les coéquipiers de Pato Albacete, quand ils avaient la possession, ne parvenaient pas à se montrer dangereux. Mais la mêlée, un secteur dans lequel les Toulousains se montraient clairement dominateurs depuis le coup d'envoi, leur permettaient de précieux ballons. Et sur l'un d'eux, Flood, en position similaire à sa première tentative, doublait la mise (6-0, 23ème).

Sur quelques ballons de récupération, les pensionnaires d'Ernest Wallon se procuraient parfois des opportunités en or de porter le danger. Mais, avec pour illustration un en-avant de Flood sur une situation de supériorité numérique, cela restait au stade des intentions. En face, suite à... une mêlée, les Lyonnais réussissaient une pénalité et revenaient dans le match.

Mais Toulouse allait réussir à aller derrière la ligne : Camara, bien servi, était repris in extremis mais trouvait le moyen de donner à Galan. Ce dernier échouait pour une poignée de centimètres, mais le ballon sortait pour Tekori, qui aplatissait en force malgré les plaquages conjugués de plusieurs adversaires.

 Sur sa lancée, le Stade se montrait ensuite dangereux à deux reprises. La première n'allait pas à dame, mais sur la seconde, Flood était à la conclusion d'un mouvement de belle envergure. A la 36ème, le score passait à 20-3. et n'allait plus bouger jusqu'à la pause, alors que la pluie redoublait d'intensité.

Lyon attaquait le mieux la reprise. Dans un premier temps, les assauts au près étaient repoussés par la défense, mais le ballon partait in fine au large pour un essai de Porical. Les efforts de la première période venaient d'être réduits à néant, ou presque : il fallait à tour prix revenir dans le match.

Cela, dans un premier temps, n'en prenait pas le chemin : les Rhodaniens se montraient une nouvelle fois menaçants, et une obstruction de Fritz permettait à Porical de porter le score à 20 à 13.
Alors que les conditions de jeu étaient dantesques depuis de longues minutes, il était difficile de demander aux trente acteurs de développer un jeu plaisant. Toulouse, cela dit, parvenait à inverser la tendance et prenait possession de la moitié de terrain adverse, comme lors du premier acte. Et toujours aussi dominateurs en mêlée, les hommes de William Servat récupéraient une mêlée par ce biais et ajoutaient trois points dans leur escarcelle (23-13).

Les minutes défilaient, et le Stade ne parvenait pas à se mettre totalement à l'abri. Le LOU, au contraire, jouait sa chance et se montrait dangereux, avec des successions de charges dans les cinq mètres. Heureusement, la solidarité défensive rouge et noire ne faiblissait pas...
Le carton jaune infligé à Leguizamon (67ème), pour plaquage dangereux, allait cependant permettre de passer une fin de match un peu plus tranquille.

La blessure d'Albacete, remplacé par... David faute d'autres solutions sur le banc, jetait un froid sur les ultimes minutes, tout comme l'essai collectif lyonnais, à trois minutes du terme. Cela n'empêchait pas la victoire stadiste, mais si les quatre points ainsi obtenus étaient évidemment bienvenus, le score à la pause laissait augurer d'une issue encore plus satisfaisante.