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Le Mondial de nos Toulousaines – Épisode 3

La Coupe du Monde féminine de rugby est lancée. Pour l’Espagne, l’entrée en lice s’est faite face à la Nouvelle-Zélande, tenante du titre, victorieuse 54-8. Une défaite lourde sur le papier, mais riche en enseignements pour une équipe ibérique déterminée. Focus sur le parcours d’Amalia Argudo qui vit sa première Coupe du Monde, avant le deuxième match contre l’Irlande ce dimanche à 13h.

Comment as-tu vécu ta toute première préparation pour une Coupe du Monde ? Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ? 

  

« La préparation à la Coupe du Monde a été un vrai défi, surtout mentalement. J’ai terminé la finale d’Élite 1, et cinq jours plus tard, j’étais déjà en stage avec l’Espagne, pas de coupure, pas de pause. Physiquement, ça allait, mais mentalement, c’était difficile de ne pas pouvoir relâcher un peu la pression. Une fois dedans, le temps est passé très vite. C’était dur, bien sûr, mais j’ai pu en profiter, je savais pourquoi je faisais tout ça, et j’ai pris du plaisir c’est ce qui compte à la fin. » 

 

  

C’est ta toute première Coupe du Monde : qu’est-ce que ça représente pour toi de vivre un tel événement avec ton pays ? 

  

« C’est la concrétisation d’un rêve d’enfant, mais c’est aussi le résultat de beaucoup de travail. En 2021, on ne s’était pas qualifiées, j’étais déjà dans le groupe et c’était dur à vivre. Aujourd’hui, être ici, c’est une victoire pour tout le pays, pour le rugby espagnol, et surtout pour le rugby féminin. Mon objectif, au-delà du plaisir, c’est de montrer aux petites filles d’Espagne qu’elles peuvent rêver grand. Avec du travail et de la détermination, tout est possible. » 

    Vous êtes tombées face à la Nouvelle-Zélande pour commencer (défaite 54-8). Quel est ton ressenti sur ce premier match ? Qu’est-ce que ce match vous a appris sur votre équipe ? 

      

    « C’est une des meilleures façons de commencer, nous avons affronté les championnes du monde, nous avons tout donné sur chaque action, sans jamais lâcher. Oui, le score est lourd, mais à l’intérieur du groupe, on a senti qu’on était prêtes à se battre, à exister dans cette compétition. Ce match nous a piquées, il nous a renforcées. On a maintenant très envie de travailler pour le prochain match contre l’Irlande, et ensuite contre le Japon. On veut aller chercher des victoires et pourquoi pas une place en quarts de finale. » 

      

      Votre premier match a été diffusé en direct, ce qui est assez rare pour le rugby féminin en Espagne. Qu’est-ce que ça représente pour toi et pour l’équipe ? 

        

      « Cette médiatisation montre un véritable intérêt du pays et des médias. C’est comme si on mettait un haut-parleur sur notre sport. Des enfants qui ne connaissaient pas le rugby ont pu voir ce match et peut-être se dire : “Un jour, je veux devenir joueur ou joueuse de rugby.” On sait qu’on a une responsabilité, donner envie, montrer une belle image, et tracer un chemin pour les générations futures. » 

       

        

      Quel est le programme de la semaine avant le match contre l’Irlande dimanche ? 

        

      « On doit avant tout bien récupérer pour être à 100% dimanche. Ensuite, on va se concentrer sur l’Irlande : analyser leur jeu, corriger nos points faibles et travailler nos forces. On sait que ça va être dur, mais on a envie de jouer et tout donner sur chaque action. » 

      “Mon objectif, au-delà du plaisir, c’est de montrer aux petites filles d’Espagne qu’elles peuvent rêver grand. Avec du travail et de la détermination, tout est possible.”

      Amalia Argudo Demi d'ouverture du Stade Toulousain féminin

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